Le Terrorisme pastoral

Le Terrorisme pastoral

La manif pour tous - 4 - Quelle stratégie ?

 

 

Mariage pour tous ?  Quelle Stratégie – 4

 

Nous venons de voir que l’engagement politique de Frigide Barjot et l’avachissement de l’archevêque de Paris conduisaient à éliminer les catholiques des manifestations  du 13 janvier et du24 mars. En revanche, un grand nombre d’évêques est intervenu pour une levée en masse bien réelle. Et le site du Salon Beige a eu dans cette action un rôle d’informateur (encyclopédique selon Yves Daoudal) et de coordinateur exceptionnel …en direction des catholiques de toute la France. Lorsqu’on voudra écrire l’histoire de ces années ; le S.B. sera la référence obligatoire.

Ce que Frigide Barjot et l’archevêque ne veulent pas voir, Charlie Hebdo l’a vu : le retour des catholiques en politique, c’est une évidence. (S.B., 9 avril). Pour des raisons différentes cette réalité  dérange l’égérie et le cardinal ! Cachez ces cathos que je ne saurais voir, c’est un jeu idéologique qui n’est vraiment pas à la hauteur de l’événement.

 « Libération » en a fait une rivalité de femmes. Guillaume de Thieulloy, (S.B. 10 avril) a remis les choses en perspectives de la meilleure façon.

Nous sommes maintenant à la phase suivante. Et ce sont bien les catholiques, s’ils cessent de s’en remettre à des saltimbanques ou à des demi-soldes de la foi, qui continueront la bataille et finiront par l’emporter.

I - Pour  une bataille de ce genre il faut savoir avec précision qui sont nos adversaires si nous voulons combattre avec efficacité. Nous avons en face de nous un pouvoir politique et un pouvoir spirituel.

Le pouvoir politique a lui-même une idéologie qui lui tient lieu de « pouvoir spirituel ». C’est le pouvoir de la franc- maçonnerie qui se décline selon les tendances politiques représentées au parlement et dans les médias. Sous ce rapport, il n’y a aucune différence entre un socialiste ou un UMP ou un FN qui veut entrer dans l’arène politique coûte que coûte. Ils n’ont pas dans leur programme de points non-négociables. Et ils feront toutes les promesses qu’on veut sans jamais s’engager à les tenir.

Face à ce pouvoir politique, tout l’art consistera d’abord à éliminer la pléthore de canailles qui siège au Parlement et au Sénat et dans toutes les autres instances qui requièrent nos votes et soutenir les moins mauvais et les bons s’ils existent. Ce discernement ne va pas de soit et nécessite d’être parfaitement informé pour que chaque action soit parfaitement ciblée.

Cela ne demande pas la création d’un parti. Le succès d’une  élection se joue souvent à un faible pourcentage.

La multiplicité de groupes contre le mariage homosexuel dans toute la France fournit a priori la base d’une organisation locale capable d’obliger ceux qui prétendent nous représenter, à se dévoiler. Cela s’adresse surtout à l’UMP et au Front National car leurs représentants nous tourneboulent avec leurs formulations confuses. Dire qu’on abrogera la loi du mariage homo si on est au pouvoir mais que ceux qui auront été « mariés » selon cette loi le resteront, c’est une foutaise ! Foutaise aussi de la part de ceux qui invoqueront les lois européennes pour nous dire « Désolés » ! L’UMP et ses prédécesseurs qui depuis des lustres animent la politique de mort et veulent revenir aux affaires sont particulièrement dangereux d’autant que Frigide Barjot roule pour eux depuis longtemps.

La réflexion est vaste et il faut se mettre au travail tout de suite.

 

II - Le pouvoir spirituel est pour nous celui de l’Eglise catholique.

Dans quelques diocèses (moins d’une douzaine) cela ne posera aucun problème car les évêques ont la foi chevillée au cœur et au corps et ils savent ce qu’est la loi naturelle et le bien commun. Ils sont courageux, déterminés et ils ont montré une volonté sans faille ces derniers temps.

Malheureusement, et nous savons ce dont nous parlons, l’Eglise catholique en France est dominée par un pouvoir épiscopalo-médiatique, un comité central avec son appareil et son idéologie qui n’appartiennent pas au fonctionnement normal de l’Eglise. Sa puissance s’exprime à travers des commissions, des radios, KTO, une multitude de feuilles, de revues et de journaux qui sont tenus par le clergé comme paroles d’évangile.

On comprendra pourquoi nous ne pouvons prendre pour argent comptant l’analyse  de Gérard Leclerc dans Zénith du 11 avril 2013.

«  L’expression de « catholicisme conciliaire » est équivoque, parce qu’elle semble solidariser l’enseignement de Vatican II et une certaine mouvance qui s’est réclamée du Concile d’une façon plus que discutable.

On s’en aperçoit en cette année anniversaire, que Benoît XVI a voulu placer sous le signe de la foi. Le véritable contenu doctrinal du Concile était d’une autre essence que l’ambiguë « ouverture au monde », grand slogan de l’époque. Cette mouvance s’est comme évaporée dans la nature. Elle n’a rien produit de vivace, ses continuateurs se livrant à une incessante polémique contre l’Eglise, qui n’a produit qu’amertume et découragement. Pardon de le dire crûment, mais ces gens ne se sont même pas reproduits. Cela est vrai pour les prêtres dits progressistes, qui n’ont aujourd’hui aucune postérité ».

C’est à se demander si l’on vit dans le même pays et si nous parlons de la même Eglise !

« Aucune postérité » ! : Et les synodes révolutionnaires dans les diocèses, et le refus généralisé de l’application du Motu proprio Summorum pontificum, et la mise à l’écart des communautés qui s’en réclament et les ostracismes internes aux diocèses. La génération des conciliaristes qui, à plus de quatre-vingt ans, contrôle et formates les prêtres d’après Vatican II. Toute l’action catholique qui marche comme un seul homme au canon de la gauche et dont les responsables interchangeables sont issus de la CFDT, et du PS comme le président du Secours catholique toujours encarté ! Ceux-là sont l’Eglise, ils tiennent sous leur férule la quasi totalité des diocèses. Et la grande débilité de la formation dans les séminaires.

Pas étonnant que Gérard Leclerc envoie son coup de pied de l’âne à CIVITAS : « Tout ce qui contribue à une revictimasation de la condition homosexuelle est à bannir résolument. Ceux qui se laisseraient tenter par une attitude homophobe ne savent pas ce qu’ils font. C’est le cas d’ailleurs d’une association comme Civitas qui intervient non seulement à contre-emploi, mais au plus grand profit de la cause du « Mariage pour tous ».

Civitas n’a pas droit aux considérations aimables que  G.L. envoie aux juifs et aux mulsulmans. C’est à vomir

 

Moderniste, progressiste ou relativiste ? On peut difficilement s’en tenir à un seul vocable. Nous allons cependant en proposer un.

L’Eglise en France à travers son comité central, ses commissions et tout son appareil est une EGLISE POPULAIRE,  au sens où le mot « populaire » était employé  dans les pays soumis au joug soviétique, à Cuba ou au Nicaragua ou encore dans les modèles proposés par la théologie de la libération.

 Cette Eglise ne confesse plus la foi catholique (sinon par éclipse), mais une idéologie religieuse en phase avec le monde moderne. Elle diffuse ou fait diffuser LA VIE- LEMONDE dans les églises. Elle est dictatoriale et tyrannique ; refuse de répondre aux questions légitimes qui lui sont posées ; finance des officines pro avortement, et pro mariage homo.

J’ai personnellement analysé les messages de Noël de mon évêque sur dix ans. Il n’est jamais question du péché originel. Mais j’ai aussi analysé cinquante neuf – 59 - messages épiscopaux  de Noël et les Homélies de la nativité pour 2012. Pas un ne cite le péché originel !

 

Il y a un énorme décalage dans les textes des évêques qui se sont opposés au mariage pour tous. Si certains ont bien rappelé la foi catholique et le décalogue, le plus grand nombre s’est lancé dans des explications anthropologiques. Non pas qu’il ne faille  pas en ces circonstances être compris du plus grand nombre mais cela dispensait-il de l’affirmation de la Foi !

Que dire de la langue de bois !

Aussi les catholiques qui s’engagent dans le combat pour la France catholique doivent savoir que les pièges, les chausse-trappes, les disqualifications, les accusations de « Cathos réacs » (et donc infréquentables), les ostracismes en tous genres seront leur lot commun.

Les grandes manifestations catholiques ont eu un très grand mérite qui n’a pas été souligné : elles ont montré que le règne de l’EGLISE POPULAIRE de France était en train de disparaître. L’appareil de l’EGLISE POPULAIRE issue de la CFDT et de l’Action catholique, était aux abonnés absents pour manifester.

Cette génération a commencé à lever la tête avec Jean-Paul II et internet. Elle n’a plus été soumise à l’abrutissement religieux de l’Eglise populaire. Elle a enfin reçu l’enseignement qu’elle attendait et dont elle s’abreuve avec avidité sous Benoît XVI et maintenant le pape François.

Dans notre pays, les effets des JMJ n’ont absolument pas enrayé la chute des vocations. En revanche JMJ et tradition envoient des vocations chaque jour plus nombreuses dans les communautés Ecclesia Dei. Est-ce à dire que les autres jeunes n’ont pas reçu la même foi, le même désir de servir ? Certes non ! Mais ils sont retournés dans leur diocèse qui est un désert spirituel, moral et catéchétique. Le blé ne lève pas sur les pierres du sentiers .

Oui les catholiques sont entrés en politique. Dieu, les préserve de l’Eglise Populaire 



12/04/2013
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