Le Terrorisme pastoral

Le Terrorisme pastoral

Le cardinal Bergoglio membre de la mafia de Saint Gall - 2

Le cardinal Bergoglio membre de la mafia de Saint Gall  - 2

 

Nous venons de montrer grâce à un témoignage indubitable que le cardinal Bergoglio appartenait dès 2001 à la mafia de Saint Gall. Cette mafia a pour objectif de changer le gouvernement de l'Eglise et notamment de démocratiser le pouvoir. Un des obstacles majeur est la Curie.

 

La première étape de ce programme de réformes est d'empêcher le cardinal Ratzinger de succéder à Jean-Paul II.

 

Selon son attaché de presse Federico Wals, le cardinal Bergoglio, membre de cinq Congrégations romaines venait à Rome en février pour faire pénitence de Carême . Rome représentait pour lui : « le cœur de tout ce que l'Eglise ne devait pas être : la luxure, l'ostentation, l'hypocrisie, la bureaucratie – tout ce qui était 'auto-référentiel'. Il haïssait venir. »

 

Nul doute que cet état d'esprit était connu de ses comparses. Ils connaissaient aussi cette affirmation constante de la théologie de la libération et de  sa branche argentine de la théologie du peuple, (référence ultime du cardinal puis du pape), selon laquelle l'Eglise latino-américaine était si originale, si apostolique, si près des pauvres, si admirable dans son combat pour la justice, qu'elle devait porter ce message à l'Eglise universelle pour l'arracher au modèle européen complètement sclérosé.

 

Au consistoire de 2003, le Pape Jean-Paul II crée 30 cardinaux supplémentaires (et non 23 comme l’écrit Austen) ce qui porte le nombre des votants au prochain conclave à 115. Parmi les noms on peut retenir : Pell, Tauran, Ouellet, Erdö, Bertone et Scola.

 

Le 2 avril 2005, le pape Jean-Paul II rend sa belle âme à Dieu après 26 ans de règne sur la chaire de Saint Pierre.

 

Les réunions occasionnées par la Congrégation générale préparatoire à l’élection  entraînent des conciliabules. Certains vont dîner dans les collèges de leur nation respective d’autres se retrouvent dans leur appartement romain. Enfin ceux qui manoeuvrent depuis longtemps envisagent les affaires de manière plus discrète et plus directe.

« Par exemple le cardinal Murphy O’Connor de Westminster organise un  dîner pour le groupe de Saint Gall et ses invités au Collège anglais après les funérailles. Cependant, le plus grand nombre des cardinaux spécialement ceux d’Asie et d’Afrique ignorent ces  rassemblements et dépendent de la Congrégation générale pour se faire un jugement ».

                                                           

Selon Austen, ‘les réformistes’ n’ont pas de candidat déclaré. Martini est atteint par un parkinson et marche avec une canne.

En face, la curie fait bloc derrière le cardinal Ratzinger. Et toujours selon notre auteur, ils font le forcing pour qu’il obtienne rapidement dès le premier vote une part notoire des suffrages.

On pense aussi  à un pape latino- américain. Des noms circulent y compris celui de Bergoglio. Celui-ci refuse toute invitation et reste avec ses amis.

Trois jours avant le conclave déclenchement à Buenos Aires de l’affaire Yorio, Jalics pilotée par le conseiller de Kirchner, ancien espion de l’armée au sein des montoneros : campagnes de calomnies qui sont et seront sans effets aussi en 2013 (sauf pour Golias).

 

On connaît le détail des votes grâce au Patriarche de Lisbonne.

Au premier vote du lundi soir Ratzinger obtient 57 voix, il est suivi par Bergoglio, 10 et Martini, 9.

C’est la surprise ! Cela veut dire que plus de la moitié des latino-américains ont voté pour lui ; Maradiaga et Hummes ont eu quelques voix

Les réformistes font les comptes et s’aperçoivent qu’ils tiennent un candidat. Leur stratégie, celle de Danneels et de Lehmann,  consiste à trouver des alliances pour que Bergoglio obtienne au moins trente-neuf voix pour empêcher Ratzinger d’avoir les deux tiers… et négocier un candidat « de transition ».

Le jour suivant, deux scrutins : Ratzinger 65, Bergoglio 35 ; et 15 voix éparpillées. Au second scrutin, Ratzinger 72 (5 de moins que les deux-tiers), Bergoglio, 40.

Ratzinger ne peut être élu !

 

Austen emploie alors une expression un brin trivial : « Bergoglio, à ce moment, tire la chasse » (Bergoglio at this point pull the plug).

Une source anonyme raconte. Bien qu’anonyme cette source est certaine car l’auteur est le collaborateur le plus proche d’un membre très actif de la mafia le cardinal Murphy O’Connor qui participe au conclave.

 

 Bergoglio s’adresse aux autres cardinaux au déjeuner, presqu’en pleurs et leur demande de voter pour Ratzinger. Au scrutin de l’après-midi Ratzinger obtient 84 voix, il est élu !

 

Cet épisode rapporté incomplètement par le journaliste allemand Paul Badde que nous avons cité précédemment, marque un clivage parmi les cardinaux.

 

«  …les réformistes savaient que Bergoglio voulait la réforme et la collégialité, mais il n’était pas véritablement membre de l’obédience qu’était le Groupe de St Gall ».

( but he was not « of »  that party the way the St Gallen group was).

 

Cependant, le cardinal Bergoglio est parfaitement conscient de la position qu’il occupe maintenant parmi les cardinaux. Il est un candidat potentiel dont le nom a marqué le conclave.

 

Ce conclave est une première bataille. Très rapidement on perçoit les enjeux qui sont aujourd’hui au cœur de la vie de l’Eglise.

Six mois après son élection, le pape Benoît XVI réunit un synode sur L’Eucharistie suivi d’une exhortation Sacramentum Caritatis.

Le document final est un chef d’œuvre. Tout y est inscrit : notamment le refus de donner la communion aux hommes politiques qui soutiennent le droit à l’avortement, ainsi qu’aux divorcés « remariés ».

 

Quatre jours après la fin du synode, le cardinal Kasper relance publiquement les thèses qu’il soutient aujourd’hui et … qu’il avait déjà soutenues en 1993 avec deux autres évêques allemands, Saier et Lehmann, (celui-ci membre fondateur de la mafia de Saint Gall !) En 1993 la Congrégation de la Doctrine de la Foi avait déjà donné sa réponse signée, cardinal Ratzinger.

Le cardinal Bergoglio fait profil bas pendant que son confrère le cardinal Lopez Trujillo rompt des lances contre Kasper .

 

Son heure n’est pas encore venue.

 

(A suivre)



23/10/2015
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