Le Terrorisme pastoral

Le Terrorisme pastoral

Le cardinal bergoglio membre de la mafia de Saint Gall - 3

Le cardinal Bergoglio membre de la mafia de Saint Gall – 3

 

J'ai écrit sur ce blog, en reprenant des avis que j'ai cru autorisés, que les cardinaux qui ont élu le pape François ne savaient pas qui il était.

J'aurais dû vérifier. Je ne l'ai pas fait. Votre jugement a été faussé. Cher lecteur, je vous présente mes excuses.

 

Je puis vous dire aujourd'hui avec certitude qu'il y avait sans aucun doute bon nombre de cardinaux qui ne le connaissait pas et qui ignorait tout de sa théologie du peuple.

Mais  ce que je puis aussi affirmer c'est qu'un nombre suffisant et organisé de cardinaux le connaissait très bien. Ceux-ci avaient partie liée entre eux et étaient d'accord pour élire l’un d’eux et /ou empêcher l’élection du cardinal Ratzinger et appliquer le programme mis au point par la mafia de Saint Gall.

Cela a été écrit non par moi mais par les affidés de cette mafia !

 

Autre complément d’information sur un de mes écrits antérieurs, à propos des chanoines allemands de la cathédrale de Troyes.

J’ai indiqué les liens idéologiques qui les liaient à l’évêque de Troyes. Mais je ne savais pas que Mgr Lehmann avait, dès 1993, comme je l’ai mentionné dans l’article précédent, cosigné une lettre avec Mgr Kasper concernant le programme actuel de la communion des divorcés remariés à laquelle le Cardinal Ratzinger avait répondu.

 

Cela pour dire que le peuple chrétien ne sait véritablement rien de ce qui s’est tramé dans l’Eglise depuis plus de vingt ans pour ne pas remonter à la réforme de la Compagnie de Jésus en 1974 et au Concile !

 

 

Qu’a fait le cardinal Bergoglio entre avril 2005 élection du pape Benoît XVI et le conclave de 2013 ?

 

Nous retiendrons : la réunion du CELAM en 2007, le vote de la loi sur le mariage homosexuel en 2010 en Argentine, l’activisme interreligieux ; les nominations d’évêques et le rôle de Carlos Galli, la mort et le testament du cardinal Martini.

 

1 – Pour ce qui concerne l’ Assemblée du CELAM voir nos articles sur ce sujet où l’on voit se constituer l’équipe actuelle qui domine à Rome.

 

2 – L’attitude du cardinal Bergoglio est connue. Elle a été rapportée par Atlantico en mars 2013 : 

« En 2010, l’Argentine s’apprête à faire passer une loi autorisant les couples homosexuels à se marier. Le pape François, alors archevêque de Buenos Aires, suggère lors d’une réunion des évêques d’Argentine que l’Eglise soutienne le projet d’une union civile entre couples gays. Jorge Mario Bergoglio explique notamment que puisque la loi sur le mariage gay risque fortement de passer, l’Eglise devrait essayer de trouver un compromis en soutenant donc une union civile à la place. Le pape François décrivait alors ce projet comme "un moindre mal" comme l’a expliqué son biographe officiel Sergio Rubin. Son idée n’a toutefois pas convaincu les autres évêques qui ont voté contre sa proposition. »

 

En face de lui le cardinal Bergoglio avait l’Archevêque de La Plata Hector Aguer qui n’a eu aucune difficulté à lui donner lecture du document de la Doctrine de la Foi signée du carddinal Ratzinger  qui demandait de s’opposer à toute reconnaissance d’unions homosexuelles légales. Le vote a été sans appel : 60 contre la proposition Bergoglio, 40 pour.

La loi fut votée malgré tout, le 14 juillet 2010.

 

Austen commente ainsi.

« Le document du Vatican (Celui de Ratzinger), était un exemple classique  de ce que le groupe de Saint Gall avait longtemps critiqué comme étant un abus romain d’autorité : les prescriptions détaillées du document liaient les mains des évêques locaux, leur enlevant la possibilité de manœuvrer pour préserver un plus grand bien ». http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_con_cfaith_doc_20030731_homosexual-unions_fr.html

 

3 – L’activisme interreligieux

 

Impossible de tout rapporter, les exemples sont nombreux. Le cardinal Bergoglio a été sur tous les fronts. Toutes les communautés protestantes ont eu droit à des attentions renouvelées. On connaît la bénédiction publique qu’il a reçu à genoux d’un pasteur protestant, ses amitiés avec les communautés juive (Rabbin Skorka) et islamique.

 

Moins connu est sans doute cet épisode avec l’évêque anglican, (communion de Canterbury), Gregory Venable.

Benoît XVI vient de créer, en 2009, l’ordinariat pour accueillir les anglicans désireux de se convertir. «  Après le petit déjeuner « il (le cardinal),  me dit très clairement que l’ordinariat n’était pas du tout nécessaire et que l’Eglise avait besoin de nous en tant qu’Anglicans ». Cela avait été aussi le message qu’il avait transmis au pasteur Palmer qui était intéressé par l’ordinariat et cherchait à savoir si c’était pour lui. «  Il me dit nous avons besoin de constructeurs de ponts. Il me conseilla de ne pas franchir le pas parce que cela signifierait que j’ai choisi un camp et qu’ainsi je cesserais d’être un constructeur de pont. Palmer dit que Bergoglio croyait qu’il devait rester anglican « pour l’amour de la mission, cette mission d’unité » et que lui-même se dépouillait de son catholicisme (he was ‘disvesting’ himself of being a catholic), « pour la mission, cette mission d’unité ».

 

Lors de l’élection du cardinal Bergoglio, le journal  argentin « La Nacion titra : ‘Satisfaccion en todos los credos’ ! (14 mars 2013)

 

4 – Assurer sa descendance

 

L’épiscopat argentin était loin de partager les orientations pastorales, liturgiques et doctrinales du cardinal Bergoglio. Ils avaient des appuis à Rome et étaient habituellement très irrités par l’agressivité de l’archevêque, Président de la Conférence nationale des évêques, à leur égard. Les volées de bois vert que le pape François assène régulièrement à tous, diplomates, membres de la Curie (surtout eux), cardinaux, évêques (on vient encore de l’entendre à la fin du synode), ils en ont fait les frais pendant six ans !

 

Selon son porte-parole, « Depuis Aparecida il avait un programme très clair mais il ne pouvait l’accomplir sans réformer l’Eglise universelle ».

 

Le cardinal va donc assurer la promotion de son bras droit Victor Manuel Fernandez. Après dix-huit mois de tractation, et la colère du cardinal contre la Curie, il est nommé  recteur de la UCA en 2011 en dépit de sa douteuse orthodoxie…Après avoir été le premier assistant de Bergoglio à Aparecida il court vers les honneurs à Rome après l’élection du pape François. Il est un des principaux rédacteurs de Evangelii Gaudium. Pour garantir sa présence à Rome il nommé archevêque  le 13 mai 2013 et vice-président du Synode où il exerce les compétences qu’il a révélées à Aparecida.

 

Le cardinal connaît bien ses opposants argentins et va éliminer l’un d’entre eux, l’archevêque de Rosario, José Luis Mollaghan en le nommant à Rome  le 14 mai 2014 à un poste encore indéfini à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Il lui ordonne aussi de ne plus résider à Rosario mais de vivre à Buenos Aires : la devise de cet archevêque : « Juxta crucem Jesu ».

 

Près d’atteindre 75 ans, le cardinal Bergoglio  prépare sa succession. Devant remettre sa démission en décembre 2012, il est à Rome du 12 au 21 février. Plusieurs noms sont avancé dans la presse, mais aucune nomination n’intervient avant le…28 mars 2013 !

Mario Aurelio Poli succède à Bergoglio. C’est un ancien évêque auxiliaire de Buenos Aires bien connu de son ancien archevêque. Il est créé cardinal le 20 février 2014 et pourra participer à tous les conclaves jusqu’en 2027 !

 

Le Secrétaire de la Conférence des évêques argentin n’est pas oublié. Enrique Equia Segui  devient auxiliaire de Buenos Aires. Andrès Stanovnik très actif à Aparecida devient archevêque. Celui de Santa Fe est considéré comme un homme d’extrême confiance.

Si aux dires du cardinal Bergoglio, la Curie est un lieu de connivences et de fermeture sur soi ; le nouveau gouvernement de l’Eglise n’est pas mal non plus !

Evidemment Mgr Aguer qui s’était opposé à lui disparaît dans l’anonymat !

 

Aujourd’hui 28 octobre on peut lire sur le blog de Yves Daoudal :

« A la surprise générale, sans consulter personne et surtout pas la congrégation des évêques, François a nommé archevêque de Palerme, primat de Sicile, un curé de paroisse et vicaire épiscopal du diocèse de Noto, don Corrado Lorefice.

Ce prêtre, surnommé le « don Ciotti de Sicile » pour sa lutte contre la mafia, est l’auteur d’un livre intitulé Dossetti et Lercaro : l’Eglise pauvre et des pauvres dans la perspective du concile Vatican II.

Lercaro était archevêque de Bologne. Il fut l’un des quatre vice-présidents du concile et il présida ensuite le conseil pour l’application de la réforme liturgique… Il fut également, comme dit Wikipedia, « le premier à populariser la théorie de « l'Église des pauvres » qui se développa par la suite en Amérique latine au cours des années 1970 ». Et aussi, « durant le temps où il fut archevêque de Bologne, où le parti communiste italien était le plus populaire, il tenta d'établir un dialogue avec les membres de ce parti ».

Ce même jour, toujours sans consulter qui que ce soit, François a nommé précisément le nouvel archevêque de Bologne : Mgr Matteo Zuppi, jusqu’ici évêque auxiliaire de Rome (et membre éminent de la communauté Sant’Egidio), dit « le Bergoglio italien » pour son souci des pauvres…

Deux sièges cardinalices. »

 

 

 

5 – La mort et le testament du Cardinal Martini

 

Le cardinal Martini meurt le 31 août 2012. Peu de temps avant il avait donné un entretien à ne publier qu’après sa mort.

 

Austen commente : « Un des symptômes de la fatigue de l’Eglise identifié par Martini était la façon dont les sacrements sont devenus un obstacle à l’inclusion plutôt qu’à la guérison. «  Les sacrements ne sont pas un instrument disciplinaire mais pour aider les gens dans leur voyage dans les fatigues de la vie. » Martini ajoutait «  Donnons-nous les sacrements aux gens qui ont besoin de nouvelles forces ? ».

Cela semble beaucoup plus qu’une coïncidence que juste deux jours après Bergoglio dans une interview publiée, fasse une dénonciation au fer rouge (searing) de prêtres qui refusent de baptiser des enfants nés hors mariage appelant cette attitude, « un pharisaïsme hypocrite ».

 

Peu de temps avant le père Carlos Galli, un des penseurs de la théologie du peuple qui enseigne à Rome, avertit le cardinal Bergoglio qu’il se prépare un synode sur la ‘nouvelle évangélisation’ dans une perspective européenne. «  Le père Galli réalise avec effroi que ce modèle eurocentré était ce que la Curie projetait pour l’Eglise universelle pour l’après Benoît ».

Tous les évêques latino-américains se concertent en juillet au CELAM à Bogota. Au synode, ils développent une attaque en règle. En octobre 2012, le père Galli membre de la délégation argentine déclare à Radio Vatican : « Le vent souffle du sud ».

Le cardinal Bergoglio rejette l’accusation des pays riches qui blâment la culture : l’obstacle principal c’est l’Eglise qui n’évangélise plus.

 

Quelques mois avant la renonciation de Benoît XVI, s’est constitué à Rome un mouvement de contestation de l’Eglise parfaitement organisé pour prendre le pouvoir dès qu’une occasion se présentera.

 

Les événements auxquels nous assistons à l’occasion du synode sur la famille doivent être bien compris. Toutes les contestations ne sont que des tremplins pour jeter bas l’Eglise dans sa structure essentielle voulue par le Christ.

Lorsque le cardinal Marx déclare que l’Eglise de Munich n’est pas une succursale de Rome, il emploie la même formule que Luther (sous une forme moderne), « Los von Rom !». (Libéré de Rome !)

La mise en cause du mariage, de la situation des divorcés-« remariés », de l’homosexualité ; la création de fait d’une « Eglise synodale », etc… sont les points d’appui d’une bataille contre l’Institution-Eglise fondée par Notre Seigneur Jésus-Christ.

Les commentateurs qui cherchent de bonne foi à sauver ce malheureux synode, chef d’œuvre de relativisme, ne voient pas ce qui est en question.

 

Métablog vient de publier un article qui illustre parfaitement  cette attitude.

« Le Zambèze se jette dans le Tibre », repris par le Salon Beige sous le titre : « L’affaiblissement des épiscopats européens dans le processus synodal » donne à penser que les évêques africains ont repris la main sur les réformistes européens, Marx, Kasper et autres.

Estimer que les articles 84, 85, 86  sont les « ultimes vestiges de tentatives occidentales » d’un courant en voie de disparition et que finalement le texte voté in fine comporte beaucoup de bonnes choses, est atterrant !

 

Outre qu’il passe quasiment sous silence l’affaire sur le « for interne », ce qui fausse radicalement la compréhension du contenu, ils ignorent que le processus soit disant affaibli, dure depuis plus vingt ans, qu’il ne s’est jamais si bien porté, qu’il n’a renoncé à aucune de ses prétentions et que la colonisation du gouvernement de l’Eglise catholique se poursuit à un rythme accéléré depuis l’arrivée du pape François ! Désolé, mais « la géopolitique ecclésiale » est aujourd’hui ‘mondialisée’ par groupe issu directement de la mafia de Saint Gall et qui n’entend pas abandonner une partie si bien commencée.

 

 

 

 

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(A suivre, L’élection du pape François)

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29/10/2015
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