Le Terrorisme pastoral

Le Terrorisme pastoral

Le CCFD dans le diocèse de Troyes et en Colombie.

Du lundi 19 au samedi 24 mars, Madame Patricia Candela Orozco, arrivée de Colombie, a sillonné le diocèse  de Troyes pour vanter les mérites de son organisation financée par le CCFD.

 

PATRICIA CANDELA OROZCO,

 Partenaire du CCFD-Terre Solidaire

membre de l'Instituto Mayor Campesino (IMCA).

Présentation du projet social autour de la gestion commune de l'eau dans la plaine de CAUCA, au sud ouest de la Colombie.


Au programme : « Rencontre, débat, échange ». En réalité il s’agit d’une soirée de congratulations réciproques.

Nous avons essayé de rencontrer Patricia Orozco qui donnait cinq conférences en cinq jours ce qui donne du temps de reste. Nous avons donc téléphoné à trois personnes du CCFD local : l’ancienne présidente Mme M. qui n’est plus rien dans l’organisation mais dont le nom figure toujours sur l’annuaire de ma paroisse ; à la présidente en exercice qui Mme Agnès Dufaut qui ne répond pas au téléphone et à Mme Mouge, la secrétaire, qui m’a affirmé que tout rendez-vous était impossible.

Ainsi, il est évident que l’appareil CCFD local, avec sans doute l’appui de quelque clerc, opère comme les gardes du corps soviétiques qui surveillaient les artistes durant leurs voyages à l’étranger. Patricia Orozco ne doit entendre qu’un son de cloche et ne recevoir que des admirateurs.

Les  premiers destinataires  des preuves que nous produisons ci-après, sont les quatre prêtres colombiens du diocèse de Troyes : Mike Rosario, Fredy-Hernando Guiral Acevedo, Bernardo Colmenares Gomez et Tito Adolfo Loma Atauchi. Ils ont été, sans rien savoir, les appuis périphériques de la manipulation du CCFD auprès des catholiques du diocèse.

J’avais trois questions à poser  à Patricia Orozco.  Le CCFD finance au moins onze projets en Colombie. Ces quatre prêtres-témoins auront peut-être, eux, le courage de chercher la vérité.

 

IMCA (Instituto Mayor Campesino)


Situer le IMCA de Patricia Orozco est assez facile car en 2007 un document de 114 pages a raconté l’histoire, le développement et le futur  de cet Institut : « Campesinos construyendo un nuevo futuro ». (www.alboan.org/archivos/586.pdf).

Ces longues pages retracent l’origine et le développement de IMCA. C’est ainsi que nous apprenons qu’il a été fondé par les jésuites. Le CCFD donne une photo du directeur Alfredo Ferro et omet de nous dire qu’il est jésuite !

C’est ce que le président du CCFD appelle la solidarité au-delà des religions !!

L’IMCA est présenté comme une œuvre sociale de la Compagnie de Jésus ou encore comme une œuvre de l’Eglise et de la Compagnie.

Au fil des pages très techniques sur « l’Escuela Campecina », on cherche vainement une référence catholique ou de doctrine sociale. Au détour d’une phrase on apprend que « la spiritualité comprend toutes les composantes ». Ou encore, “La cultura jurídica no es de los jueces o abogados, es del pueblo”.“Los derechos fundamentales son inalienables, no se negocian.(page 59)  "La culture juridique n’appartient pas aux juges ou aux avocats mais au peuple. Les droits fondamentaux sont inaliénables et ne sont pas négociables." Sauf que, nulle part ces droits ne sont énoncés.

Plusieurs passages insistent sur le rite de bienvenue et de départ : on se tient par la main on fait une prière. J’ai connu ce rite dans toutes les sectes latino-américaines. Ca n’engage à rien.

Le témoignage d’un participant éclaire la situation : « -“La parte espiritual, a parte de las creencias, ha sido muy interesante, los ritos nos ayudaban a ser más hermanos, a unirnos más. Al principio me parecía ridículo todo eso de la energía pero ahora me doy cuenta de que se transmite mediante las manos”. (page 48).

"La partie spirituelle, mises à part les croyances, a été très intéressante, les rites nous ont aidés à être plus frères, à nous unir davantage. Au début tout ça me paraissait ridicule pour l’énergie (on explique qu’un courant de passe) mais maintenant je me rends compte de ce qu’on se transmet par les mains."

Notre conclusion est claire. IMCA propose des formations comme celles de la JAC qui ont conduit à la déchristianisation des campagnes. Le vide intellectuel catholique associé à une formation qui sert à l’amélioration professionnelle est destinées aux mobilisations socio-politiques dans une Colombie toujours au bord de la violence.

 Mais IMCA n’est pas l’intervention majeure du CCFD en Colombie. Le fond idéologique apparaît peu et c’est pour cela que Patricia OROZCO vient faire un petit tour en France. Elle donne une bonne impression de l’action du CCFD. Le problème de l’eau suscitent toujours la sympathie. Et ses interlocuteurs qui ne savent rien ne risquent pas de lui poser des questions embarrassantes.

Dans un pays comme la Colombie, catholique à 85% pourquoi  IMCA fait-il l’impasse sur l’enseignement de l’Eglise ? Quel est l’auditeur français qui a lu la documentation de IMCA ?

Le CCFD finance ACTUELLEMENT dix associations en Colombie qui émargent à 11 postes budgétaires. Nous en avons choisis trois pour leur activité… non-déclarée. Elles ne sont pas les seules.

 

CEPECS Centre de promotion économique et social. Promotion et défense des droits des jeunes en situation de vulnérabilité à Bogota.


Nous ne savons pas depuis combien de temps le CCFD finance ce Centre qui figure sur la liste actuelle des associations qui reçoivent l’argent des catholiques français. Mais c’est un exemple de  dissimulation  flagrante.

Sur la fiche de présentation du CCFD on lit : « Cepecs propose régulièrement des rencontres extrascolaires animées par des interlocuteurs ayant une vision du monde différente. : un prêtre, un indien, un policier, un homosexuel… pour éduquer à la tolérance et travailler à la formation des équipes enseignantes et en faveur de l’évolution des programmes scolaires. »

Voici un exemple de document réalisé par les jeunes. Cela est très astucieux car ce sont évidemment les jeunes qui s’expriment :

LES DROITS DES JEUNES- L’OPTION SEXUELLE ? UN DROIT DES JEUNES.

Douze pages en faveur du choix homo ou hétéro. « Pour être réalité, le droit à l’option sexuelle à l’école demande que la parole accompagne les actions. (Il faut) Dépasser les conventions discriminatoires concernant les garçons ou les filles de même que les vues stéréotypées sur la féminité ou la masculinité. "(page 9).

Ce texte de l’an 2000 est toujours actuellement proposé aux jeunes de CEPECS.

 

CINEP (Centro de investigacion y educacion popular)


Lorsque nous avons plongé dans CINEP créé par les jésuites en 1976 et que nous avons lu la mission qu’il se donnait : « Travailler pour une société plus humaine et plus égalitaire transformant les mentalités et les structures dans le sens de la justice sociale avec préférence pour la promotion populaire dans les campagnes », nous avons retrouvé l’accent des jésuites révolutionnaires du Nicaragua des années 1985 et celui du Centre Montesinos de Mexico.

CINEP est une institution très connue et une référence dans les milieux colombiens pour la défense des droits de l’homme. CINEP participe aux instances gouvernementales (qui ont une section qui s’occupe des droits sexuels et génésiques (reproductivos). En Colombie il y a plus e 60 000 associations de défense des droits de l’homme mais CINEP est la plus compétente car c’est lui qui dirige la base de données la plus importante sur les violations des droits de l’homme et qui a la plus grande influence. (//unfpa.org/derechos/colombia.htm#historial ).

Parmi les bases de données de CINEP on trouve celle sur les luttes étudiantes, sur les luttes sociales et sur la violence politique.

Là, comme au Mexique, la Compagnie de Jésus participe à un organisme pro avortement mais ne s’implique pas à ce niveau directement. Dans tout ce que nous avons lu à aucun moment nous n’avons trouvé trace d’une quelconque référence au droit à la vie… sinon aux exigences d’une amélioration des conditions de vie.

Parmi les alliances et réseaux de CINEP nous trouvons aussi, l’Instituto Interamericano de Derechos Humanos dont la philosophie exclut les critères religieux.

Le CINEP n’est pas avare de documentation. Nous avons lu trois de ces livres et opuscules recommandés.

« Derechos economicos, sociales y culturales ». Le chapitre 6 intitulé « L’exigibilté des droits » (page 123), est illustré par la récupération de la Croix du Christ. C’est la seule trace « catholique » sur 210 pages.

On peut lire page 112 en bas à droite et 113 un exemple du discours d’embrigadement révolutionnaire. Le lecteur de ce livre doit retenir la leçon suivante :

« Cependant dans nos sociétés elles-mêmes il n’existe pas de conscience suffisante et claire de ce que signifie cette dynamique sociale des droits humains. Nous ne sommes pas suffisamment conscients que la dénutrition, la misère, l’ignorance et l’absence de protection sont injustes et portent atteinte aux droits humains. Acquérir la conscience de cela nous portera à exiger justice devant les tribunaux en demandant que les instances judiciaires identifient les responsables, les effets des dégâts causés et les réparations possibles pour remédier à l’injustice. Conscience et action permettent aux personnes et aux communautés exclues  d’accéder à la pleine citoyenneté, se sentant reconnues dans un collectif dont elles font partie et qui  respecte leur dignité et leurs droits. »

En clair la vraie citoyenneté s’acquiert dans la lutte et c’est le collectif qui confère la  citoyenneté et la dignité.

Dans aucun des textes  du CINEP que nous avons lu, on ne trouve de références à la dialectique marxiste ou aux auteurs révolutionnaires de la lutte des classes mais tout concourt à formater  dans ce sens l‘esprit de l’auditeur ou du lecteur pour en faire un parfait militant.

Pour parfaire sa formation il pourrra aussi se reporter à : "Alternative Socialiste … pour affronter le Gouvernement d’Union Nationale ». Les autres titres sont éloquents : « 25 ans de luttes en Colombie » ou « Conflits, pouvoirs et identités ».

Pour l’engagement en faveur de l’avortement, le CINEP est tout aussi habile que ses confères du Mexique. En lisant toute cette littérature nous avons trouvé une brochure de 16 pages qui, entre le moment où nous l’avons lue et aujourd’hui, a disparu ! Heureusement nous avions pris copie de "La Violencia de Género". Il s’agit d’une production d’un réseau latino américain pour l’avortement et les droits sexuels des femmes : "Red de defensorias de Mujeres de la Federacion Iberoameriana de Ombudsman". Page 5, le document rappelle la Convention de Belem au Brésil qui donne la liste des droits des femmes. Le quatrième indique le droit à la santé, incluant ses droits sexuels et génésiques « incluyendo sus derechos sexuales y reproductivos ».


 

CORPORACION  VAMOS MUJER

 

 

 

Pour ce cas la recherche est très simplifiée. Outre que le CCFD nous donne une grande explication sans dire bien entendu la totalité de l’activité de Vamos Mujer, le site est facilement accessible et parmi les liens recommandés figurent des classiques du genre : Catolicas por el derecho a decidir, Centro latinoamericano en sexualidad y derechos humanos et Red de derechos sexuales y Reproductivos – Colombia.

Tous ces sites sont pour la plus grande liberté sexuelle, l’avortement et la contraception et tous les dérèglements que nous connaissons.

 

Le CCFD finance-t-il l’avortement ? NON

Le CCFD finance les associations, groupes, instituts, médias, qui font la propagande pour l’avortement.

Ce financement dure depuis des années et n’est pas un accident. Il est un choix idéologique. Personnellement c’est celui de l’actuel président, Guy Aurenche comme nous l’avons prouvé dans notre livre, Le Terrorisme pastoral.

 

Cher Ami lecteur, voilà ce que la quête pour le CCFD du jour de l’Annonciation 2012 permet de financer. Je n’ai entendu aucune remarque d’un quelconque évêque. Silence on tue !

Cette pratique n’est pas l’apanage du CCFD. Nos confères américains de LifeSiteNews et canadiens de SOCON or BUST ont recensé 53, (cinquante trois) entités pro-avortement et autres turpitudes, financées par, Développement et Paix (D&P)… qui est la Caritas canadienne !

Le CCFD n’est pas une Caritas, il est « la chose » de l’épiscopat français…. « Mais il n’est pas pour autant un pur instrument de l’Episcopat » !!!!!! En attendant la quête impérée est bien un ordre de tous les évêques de France.

 

 J’attends la réaction des prêtres colombiens de mon diocèse !



30/03/2012
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