Le Terrorisme pastoral

Le Terrorisme pastoral

Le CCFD, terrorisme et propagande

Le CCFD, terrorisme et propagande, les nouveaux acteurs

 

Ce blog doit son nom au titre du livre que j'ai publié en 2009. Je n'ai cessé depuis par de nombreux articles très documentés et à ce jour jamais pris en défaut, d'informer sur ce puissant appareil qui ramasse annuellement plusieurs dizaines de millions d'euros chez les catholiques  pour financer des besognes qui ne le sont pas.

 

Il y a plusieurs façons de terroriser ses semblables. On connaît les méthodes violentes. Tous les jours l'effroyable carnage des chrétiens du Moyen-Orient par l'islam nous en donne les images les plus abominables, dignes de l'enfer déchaîné !

 

Le terrorisme pastoral pratiqué sous l'égide de l'épiscopat français par le CCFD n'est pas sanglant.

 

Le terrorisme pastoral annihile les réflexes des fidèles et réduit les évêques à un silence qui dure depuis plus de cinquante ans !

 

Pour ce qui concerne les fidèles, c'est très simple. L'appareil CCFD est une institution de l'Eglise de France et son intégrité ne se discute pas, ni ses pratiques ni son fonctionnement parfaitement contraire à celui des œuvres de charité de l'Eglise catholique. On peut dans l'Eglise de France mettre en question tous les dogmes, toute la discipline, tous les sacrements mais seul le CCFD demeure. Par voie de conséquence, il peut tout faire sans aucune limite et installer ses tréteaux dans toutes les écoles, toutes les églises, toutes les institutions diocésaines et les centres de pèlerinages, etc.

 

Il s'agit d'un terrorisme de fascination. Le fidèle de base n'a pas d'autre solution que de s'incliner devant les oukases hiérarchiques. La propagande et les injonctions épiscopales le rendent muet et aveugle faisant de lui un zombie de la charité.

On se console difficilement en constatant que des Etats Unis à l'Allemagne, et du Canada à l'Angleterre c'est la même chose. 

 

Pour ce qui concerne, les évêques le terrorisme pratiqué par le CCFD n'est pas de fascination. Il est pire, parce que, eux, s'ils voulaient savoir, ils sauraient ! Il s'agit d'un terrorisme de mafia. C'est l'OMERTA.

 

Celui qui dénoncerait le CCFD dans ses pratiques et dans ses œuvres serait immédiatement la cible de tout le politburo épiscopal relayé par la cohorte des journaux, revues, radios, télévisions, tous les mouvements catholiques ou non ! Des comités de défense se créeraient dans tout le pays.

La charité catholique en France vit sous la botte du CCFD. On se souvient de ce qui est arrivé au Cardinal archevêque de Lyon, Mgr Decourtray, lorsqu'il a dénoncé une certaine marxisation de l'Eglise de France ! (Voir notre livre Terrorisme Pastoral, pages 165 et suivantes). Nous redisons cela car ces pressions himalayennes ont existé et existent encore !

 

Oui je sais, les bonnes âmes vont me reprocher ce langage direct. En attendant, l'argent des fidèles ne va pas, ou très partiellement, aux organisations catholiques mais à des partenaires qui se consacrent au développement. Pas de projets mais des partenaires dont l'idéologie est certifiée compatible avec celle du CCFD !

 

Rappelons pour mémoire que les premiers responsables du CCFD étaient inscrits au parti socialiste et à la CFDT ! C'était au bon temps de la décolonisation. Du Vietnam à Cuba en passant par Nouméa, les mouvements subversifs en Afrique et en Amérique latine jouissaient d'un privilège de destination des fonds, sans égal.

 

Aujourd'hui le monde a changé ! La subversion revêt de nouveaux habits. Nous sommes à l'ère du mondialisme, de l'avortement, de l'écologie. Les partenaires sont toujours des humbles, des pauvres, des minorités en lutte pour la justice et pour le droit... mais pas seulement pour une amélioration des conditions de vie.

 

Dans les statuts, et cela depuis 1961, figurent la fonction idéologique du CCFD : «  Poursuivre et intensifier le travail d'information sur les problèmes de la faim et du sous-développement ; constituer une « opinion active », qui puisse préconiser, soutenir les opérations de caractère national et international, notamment celle de la FAO (à l'époque cela faisait très bien) ; Provoquer un effort de réflexion sur les comportements...former et orienter des vocations à caractère permanent ou provisoire ...etc. On comprend que le CCFD ait financé l'alphabétisation révolutionnaire et recouru au service des clercs gauchistes marxisants!

Aujourd'hui on retrouve tout ce beau monde dans les assises internationales du socialisme, au Forum Social  Mondial et dans tous les hauts lieux de la théologie de la libération.  C'est d'ailleurs là que nous allons retrouver le nouveau visage du CCFD.

 

Luisa Elvira et Yvonne Belaunde Olschewski

 

Les personnages qui ont marqué de leur empreinte la vie du CCFD appartiennent au flot des activistes de toutes les gauches. Ils reflètent toute la pesanteur idéologique qui inspire l’épiscopat français depuis 1945. Le regretté Emmanuel Ratier les a partiellement recensés dans un dictionnaire, «  Les chrétiens de gauche ». A la suite de Marc Sangnier ils veulent changer le monde et courent après la démocratie. Ils sont primaires et bornés, affectés d’un psittacisme lassant, ils répètent inlassablement à la manière des illuminés, les mantras d’une justice sociale qui les fuit. Après le matérialisme historique et dialectique, ils ont accroché leurs wagons à la théologie de la libération puis à l’écologie et maintenant au mondialisme.

Un travail d’hommes besogneux qui récupèrent un ancien d’Allende ou un proscrit du Brésil ou un Stéphane Hessel !

 

Aussi lorsque se présente une femme encore jeune appartenant à une illustre famille, la chose est si rare que cela mérite toute notre attention.

 

Le seul souvenir de la présence d’une aristocrate dans les rangs du CCFD remonte aux années 1975 1990 avec Henriane de Chaponay que sans doute aucun militant ne connaît aujourd’hui !

 

Elle est la fille du comte Antoine de Chaponay et de la princesse Geneviève d’Orléans. C’est une jeune fille et une femme libérée ! A16 ans elle est déjà pilote. Elle d’abord missionnée par le Conseil Œcuménique des Eglises en Amérique Latine. Ce Conseil est un outil de pénétration du matérialisme historique et dialectique dans toutes les communautés protestantes du monde. Puis elle est recrutée par le CCFD au Brésil où elle travaille avec Chico Whitaker. Mais son œuvre principale dans ce pays est la fondation avec Paulo Freire du CEDAL  (Centre de Formation au Développement pour l’Amérique Latine). Paulo Freire est cet illustre pédagogue qui a mis au point une méthode d’alphabétisation révolutionnaire. Elle consiste à apprendre l’alphabet et les mots à partir du vocabulaire basique des messages de conscientisation. Le continent entier sera submergé par cette « pédagogie de la Révolution ». Elle participera au Forum Social Mondial. Ses Mémoires seront préfacées par un des idéologues du CCFD, adulé par Guy Aurenche, Stéphane Hessel !

 

 

Avec l’arrivée de Yvonne Belaunde Olschewski  les origines aristocratiques ne sont pas les mêmes mais ses ancêtres appartiennent néanmoins à l’élite financière et politique du Pérou.

 

Elle est la  petite-nièce de Fernando Balaunde (1912-2002), deux fois président du Pérou (1963-1968, 1980-1985). Elle est la petite fille de Victor Andrès Belaunde ancien président de l’Assemblée Générale de l’ONU. Elle est la fille d’Antoine Belaunde Moreyra, juriste, diplomate, poète et philosophe né à Paris en 1927 et mort à Lima en 2013.

Antoine Belaunde s’est marié à Paris en 1953 avec Yvonne Olschewski Cotoranu. Celle-ci est la fille d’un pope roumain, Elvira,  mariée à un chimiste allemand. Après avoir vécus à Bârlad en Moldavie, ils ont émigré au Pérou en 1930.

 

Antoine et Yvonne ont eu trois filles, Teresa, Yvonne et Luisa Elvira.

 

Cette dernière, professeur à l’Université Pontificale Catholique du Pérou, PUCP, spécialiste en sciences sociales a soutenu une thèse sur les 21 ethnies des peuples amazoniens. Ces études servent aux revendications de tous les mouvements indigénistes du continent latino-américain. Très curieusement c’était celles du parti communiste péruvien des années trente contre lesquelles se battait la démocratie chrétienne de la famille Belaunde !

 

Luisa Elvira n’appartient pas aux membres opérationnels du CCFD mais il faut avouer qu’elle forme avec sa sœur Yvonne un tandem de choc pour le continent latino-américain surtout maintenant qu’elle réside principalement à Rio Janeiro.

Elle a obtenu un doctorat en anthropologie en 1992 à la London Scool of Economics ; elle a été dix ans professeur titulaire de l’Université de Durham. Elle est professeur invitée à l’Université de Bahia, professeur à l’Université Fédérale de Rio Janeiro. Elle parle et écrit comme sa soeur Yvonne quatre langues : espagnol, portugais, anglais et français. Elle a ajouté à son nom l’appartenance à une ethnie : Guarani Kaiowa. A Rio un de ses murs est paré de la formule « eu soy Kayapo » : je suis kayapo (tribu indienne menacée).

Elle participe à une multitude de symposiums tels que International Land Coalition et dans le cadre de  l’Université d’Etat à Lima, à « Mujer y violencia » qui défend les thèses abortionnistes appelées « santé reproductive ». Elle a reçu une distinction officielle du Pérou pour son exceptionnelle aide à la condition féminine.

 

En résumé le parcours normal d’une grande bourgeoise qui va de la démocratie chrétienne à la révolution indigéniste et sexuelle.

Le parcours de sa sœur, agent actif du CCFD n’est pas moins intéressant.

 

 

A suivre…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



07/01/2016
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