Le Terrorisme pastoral

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Le pape qui vient de loin - 12 - La théologie de la libération au Vatican et à Bruxelles

Le pape qui vient de loin – 12 - la théologie de la libération au Vatican et à Bruxelles

 

 

Si les informateurs catholiques de France et de Navarre comprenaient ce qu'il se passe au Vatican, ils auraient fait au moins l'effort de suivre  ce qui s'écrit à l'étranger. Ils auraient sauté sur le livre  de Enrique Ciro Bianchi « Introduction à la théologie du Peuple » avec préface de Jorge Maria Bergoglio-Francisco. En espagnol (2012) ou en italien (2015).

 

Mais ce qu'ils n'ont pas fait en 2015,  ils ne l'ont pas fait non plus en 1982.

 Cette année-là est parue la somme de la Réforme de la Compagnie de Jésus sous le titre qui indique très bien qu'il ne s'agit pas seulement  des jésuites : « La Iglesia de hoy y  del futuro » du Général Pedro Arrupe. Toute l'idéologie que nous voyons se développer sous nos yeux y est racontée avec force détails. Il existe un dicton qu'il faut retenir : «  Saint Ignace a fondé la Compagnie de Jésus, Le père Arrupe l'a refondée ».

Que celui qui a des oreilles pour entendre qu’il entende !

 

Dans notre article précédent nous avons vu la connivence qui règne entre le libérationniste Jon Sobrino et Martin Maier ! Et pour cause !

 

Ce dernier est né en 1960. En 1979 il intègre la compagnie de Jésus. De 1981 à 1992 il étudie la philosophie, la théologie et la musique  à Munich, Paris, Innsbruck et San Salvador. Il est ordonné en 1988. De 1989 à 1991 il est curé de paroisse au Salvador. En 1993 il rédige sa thèse de doctorat sur la théologie de la libération qui est celle de ses amis Ellacuria et …Jon Sobrino. Il est professeur invité dans diverses Université  au Salvador au Centre de Sèvres à Paris. Nous n’avons pas trouvé le titre de sa thèse.

Il sera très marqué par la fin tragique de Mgr Romero et l’assassinat des jésuites de la UCA (Université Centre Amérique), en 1989. Il prendra un temps la paroisse de l’un d’eux. 

 

 

De 1995 à  2009, il est rédacteur puis  rédacteur en chef en 1998, de Stimmen der Zeit (La Voix du Temps).  Dans ce poste, il continue de faire l’apologie de la théologie de la libération avec une invraisemblable arrogance contre Benoît XVI. (Aktualität der Theologie der Befreiung). Il est sur internet pour la province Jésuite de Suisse et donne des billets spirituels à l’émission « Pensée du jour » à la télévision bavaroise. Il est aussi investi dans la politique mondiale  et en 2002 on le retrouve à Johannesburg pour la COP.

On comprend pourquoi Martin Maier a soutenu son condisciple salvadorien !

 

Mais s’il occupe une place privilégiée à Rome c’est comme chantre de Mgr Romero dont il est un des thuriféraires inconditionnels. Il était d’ailleurs à San Salvador pour sa béatification. Il est à la fois proche du pape et de la théologie de la libération ce qui lui donne une réelle autorité pour savoir ce qu’il en est des références théologiques du pape.

 

Dans un article du 20 août 2015, paru dans la revue des jésuites de la province d’Allemagne il écrit que le pape François n’est pas un théologien de la libération mais qu’il est en faveur des préoccupations centrales de cette théologie. Il précise même qu’en Argentine s’est développée une théologie qui part de la piété populaire et non de l’analyse sociale comme celle de la libération (on notera l’habile simplification de la théologie inspirée du matérialisme historique et dialectique). Selon lui le pape François est fortement imprégné de cette théologie argentine de la libération qu’on appelle théologie du peuple. (Papst Franziscus sei stark geprägt von dieser argentinischen Theologie der Befreiung, die man Theologie des Volkes nennt).

 

Martin Maier est toujours présenté comme un expert en la matière et il sait parfaitement que c’est son ami Jon Sobrino qui a insufflé à la théologie du peuple cette notion aberrante « des pauvres comme lieu théologique ». Jon Sobrino en a même fait le second titre d’un de ses livres : « Resurreccion de la verdadera Iglesia – Los pobres lugar teologico de la eclesiologia. ».

 

DETAIL : La photo de l’article précédent montrait trois personnes ; deux ont été identifiées comme étant le pape et Jon Sobrino. La troisième est Martin Maier !

 

Maintenant, il faut savoir ce que fait Martin Maier à l’Europe.

 

Le  JESC, (Jesuit European Social Center) est la continuation en 2012 de l’OCIPE, (Office catholique d’initiatives pour l’Europe) fondé en 1950 à partir d’une idée de Mgr Weber.

L’OCIPE est le tremplin de la démocratie chrétienne. Il reçoit l’appui de Robert Schuman et du Conseil de l’Europe et de tout l’appareil progressiste français,  de Mounier à René Rémond, au père Gabel de La Croix …etc. A quoi se joignent les jésuites de l’Action populaire.

 

Le discours d’aujourd’hui n’est plus au rêve européen. Il est devenu mondialiste et le JESC travaille dans ce sens « La globalisation est irréversible ». La continuelle croissance de l’EU accompagnée d’un développement institutionnel accepté par la communauté d’une série d’états qui ont choisi de façon positive d’y entrer, a été une remarquable réussite ».

 

« Cependant, l’expansion a été marquée par une tension persistante entre ceux qui promeuvent  (cette expansion) et ceux qui résistent fermement à la politique d’intégration comme états membres ».

 

Cher lecteur, vous avez compris pourquoi le JESC s’en est pris à la Pologne et à la Hongrie.

 

C’est pourquoi tout ce monde de lobbyistes est partenaire à la COMECE (Commission des épiscopats de la communauté Européenne), dont la porte-parole et responsable de presse, Johanna Touzel est liée avec la députée européenne UDI, Sylvie Goulart pro-avortement, laquelle est rédactrice régulière du Pèlerin, l’hebdomadaire catholique qui a le plus gros tirage.

 L’actuel secrétaire de la COMECE est un ancien élève des jésuites, le père Patrick Daly. 

 

Le pape François en est resté à une vision de l’Europe des années 50 ignorant complètement que ce sont les Etats Unis avec la complicité des démocrates chrétiens qui ont engendré le monstre que nous connaissons.

 Mais les jésuites de JESC, fidèles à la révolution mondialiste, sont à l’œuvre au cœur du système.

 

Nous voudrions que tous ceux qui ont le souci de l’information ne se contentent pas de sauter d’un événement à un autre mais de réserver une part suffisante à une explication plus complète. La vie n’est pas une succession de faits, elle est un tissu. C’est ce tissu qui rend les faits véritablement intelligibles. Et donc utiles pour l’action.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   



02/03/2016
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