Le Terrorisme pastoral

Le Terrorisme pastoral

Manif pour tous ? - 3

 

Manif pour tous ? - 3

 

Qui s’est donné la peine de lire le blog de Frigide Barjot ? Qui l’a entendu déclarer que sa foi avait éclairé sa raison ?

Il faut lui reconnaître du génie dans l’art de l’agitation tant chez les catholiques qu’à l’UMP. Avec un bagout politico-religieux inouï, cette brasseuse de vent court de Radio-Notre Dame à l’UMP en passant par Christine Boutin. Elle a raconté cet épisode sur son blog. On est à la fois atterré par le vide, l’outrecuidance et l’assurance de sauver l’humanité.

De ses deux accompagnateurs dans ce tourbillon électoral, Marc de Leyritz (groupe Alpha) et Philippe Ariño, seul le second va subsister dans le décor. Il est une espèce d’associé fétiche dont la fonction est de conjurer l’homophobie toujours renaissante !. Sarkozy en  chassant  les voix de droite s’est bien gardé d’une quelconque tentative de séduction en direction des catholiques concernant les problèmes éthiques et sociétaux.

 A cette date, l’archevêque de Paris pas plus que le Président de la république n’attendent quoi que ce soit de cette agitation. Lisons notre égérie :

« Aide-toi, le Ciel t’aidera

C’est ainsi que j’ai essayé auprès de Patrick Buisson, père Joseph de Nicolas, qui a pris, lui, le temps de lire une lettre longue et ennuyeuse comme cet article, dans laquelle j’insistais : «… Face au rouleau compresseur des promoteurs de l’idéologie dominante interne et européenne, se contenter du statu-quo législatif et ne compter que sur le rejet du programme de Hollande est totalement insuffisant. Je dirai même plus, c’est suicidaire pour tout le monde. »

Et via Christine Boutin, ma demande a atterri chez Emmanuelle Mignon, la directrice du programme de Nicolas Sarkozy. D’autres contactaient Camille Pascal, plume du président à l’Elysée, et moi, pendant ce temps, je peaufinais une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy, bien décidée à la publier ici même en cas de refus.

Très vite « le miracle » s’est produit. Une fois l’humeur – la joie chez nous – passée chez les unes et les autres, un rendez-vous a donc été bloqué pour le mardi 17 avril. J’en remercie ici même tous ceux qui y ont œuvré et qui l’ont accepté. Pour mieux préparer et réaliser l’entrevue, j’ai demandé de l’aide à la troupe des amis de cœur sacré. Deux courageux, Marc de Leyritz et Philippe Ariño se sont levés, sont venus, ont vu et pourront dire un jour à leurs enfants qu’en cette fin d’après-midi et de campagne 2012, une profane trinité a marché sous la pluie sur l’Elysée pour tenter d’œuvrer à la préservation de l’Humanité. Je sais, ça paraît exagéré, mais un jour, vous aussi, vous comprendrez ! » //frigidebarjot.com/tag/presidentielles/feed/

 

Avec cette opération Frigide Bardot est entrée dans la peau d’un personnage qu’elle ne quittera plus

Pour Mgr Vingt-Trois qui suit tout cela de très près, il s’agit là d’une mobilisation des catholiques qui n’a pas lieu d’être car elle donne à penser que ceux-ci vont devenir une force politique. Et dès le mois de février 2012 dans un entretien à LA VIE-LE MONDE, alors que d‘aucuns veulent inclure la loi de 1905 dans la constitution, il se déclare  satisfait de la laïcité à la française :

 

« Faut-il renforcer la laïcité par une nouvelle contrainte ( La Vie- le Monde)?

Rep : « La laïcité n’est pas une contrainte. Elle doit permettre à des gens qui ont des convictions différentes de vivre ensemble de façon paisible. La laïcité n’a pas pour but d’établir un no man’s land de la croyance, de telle sorte qu’elle n’existerait que là où il n’existerait plus de religions. Dans le débat qui a marqué la loi de 1905, c’est le courant libéral qui l’a emporté pour l’adoption de la loi et sa mise en œuvre. Nous devons être fermement attachés à une vision consensuelle de la laïcité, et ne pas céder à une pratique conflictuelle. »

Tout est à craindre. Il faut l’engagement de Benoît XVI  et les points non-négociables pour que la cohésion catholique subsiste. Mais tout l’appareil épiscopalo-médiatique penche à gauche.

« L'archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, s'est félicité samedi que de "nombreux catholiques" se mobilisent dimanche contre le mariage homosexuel, tout en assurant que "ce n'est pas une manifestation de l'Église contre le gouvernement", dans un entretien à radio Notre-Dame. 

"Je suis heureux de savoir que de nombreux catholiques se sont mobilisés, mais ce n'est pas une manifestation de l'Église contre le gouvernement", a déclaré le cardinal, à la veille de la manifestation nationale prévue par les opposants au projet du gouvernement ouvrant le droit au mariage homosexuel. "Les religions ne sont ni les instigatrices ni les organisatrices de cette manifestation. Les membres de nos différentes religions y participent selon leurs différentes opinions", a-t-il ajouté en référence aux responsables des principaux cultes en France reçus en début de semaine par le président François Hollande à l'occasion de la cérémonie des voeux.

"Ce qui a été clair de la part des responsables des différentes religions, c'est que nous n'étions pas devant un phénomène religieux opposé au gouvernement. Nous étions devant une opinion qui a quelque chose à faire connaître, à faire entendre au gouvernement, indépendamment des attaches religieuses de chacun", a-t-il ajouté. André Vingt-Trois, qui ne défilera pas ». (Le POINT 12- 11- 2013).

L’idéologie de ce discours ravale la position catholique à « une opinion qui a quelque chose à dire » Et surtout « ce n’est pas une manifestation  de l’Eglise contre le gouvernement ».

Ce profil bas n’est pas la marque d’une grande âme  mais celle d’un évêque qui tremble devant César. Cette peur est marquée par un triple reniement : refus de paraître ce qu’il est, refus de rappeler à César qu’il doit aussi rendre à Dieu ce qui est à Dieu, refus de considérer que les fidèles catholiques ont répondu à l’appel de leurs évêques pour défendre la loi naturelle et divine.

Il renouvellera cette attitude le 29 mars 2013 sur Radio-Notre Dame :

« Et je pense que c’est une erreur d’appréciation grave de penser qu’il s’agit là d’une réaction confessionnelle, religieuse, et qui ne reflète pas la diversité de la société française. Je pense que les gens qui ont manifesté reflètent la diversité de la société française, avec des accents plus importants chez les uns ou les autres. Mais il ne faut pas dire que ce sont des « cathos réac » qui sont les manifestants. Cela n’est pas vrai. C’est vraiment un reflet d’une société française qui a estimé qu’elle n’était pas entendue dans sa résistance et dans son opposition à ce projet de loi. Je pense qu’il faudrait lui donner au moins le signe qu’on ne méprise pas ce qui a été vécu et ce qui a été dit (…). » (Riposte catholique du 2 avril 2013).

Redisons le plus d’un million de catholiques ont manifesté pour défendre la loi naturelle et divine et tout ce que l’archevêque de Paris trouve à dire, qui révèle son esprit  à la fois couard et sectaire, c’est qu’ils ne sont pas « réac ».

De semblables propos montrent à l’évidence l’alliance objective entre Frigide Barjot et l’archevêque de Paris : ni l’un ni l’autre ne veulent reconnaître que ce sont les catholiques, les simples paroissiens qui ont répondu en masse parce qu’ils ont encore, chevillée à l’âme et au corps, la fidélité à la foi de leur baptême !

Ils restent à ces fidèles à ne pas se faire duper.

Pour mémoire, la manifestation pour l’école libre en 1984, n’a servi à rien !

Trente ans après les établissements « catholiques » sont complètement englués dans l’association avec l’Etat et n’ont pour le plus grand nombre plus rien qui rappelle la sainteté du nom dont ils s’honorent encore.

Au moment de boucler cet article je constate le bien fondé de nos analyses voir le Salon Beige de ce jour 10 avril 2013. Le vrai visage de Frigide Barjot !

A suivre…

 

 



10/04/2013
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