Le Terrorisme pastoral

Le Terrorisme pastoral

Mgr. STENGER - episode 4 - le CEFAL-Pôle Amerique Latine (Comité Episcopal français pour l’Amérique latine)

Relire les precedents episodes sur Mgr Stenger (1, 2, 3)

 

L’évêque de Troyes ne s’est pas montré très attentif ni très soucieux  de l’orthodoxie d’un intervenant dans son diocèse pour former les équipes pastorales chargées de la célébration eucharistique. Nous allons voir que ce ratage n’est pas le seul et qu’une fois encore en 2007, il choisit les pires. Il ne s’agit plus du diocèse de Troyes mais du CEFAL (Comité Episcopal français pour l’Amérique latine). Aujourd’hui ce Comité a changé de nom et s’appelle Pôle Amérique Latine.  La Conférence des évêques de France, a créé le grand service de la Mission universelle, qui rassemble tous les organismes par lesquels l’Eglise en France manifeste son ouverture à l’universalité. Le Pôle Amérique latine du département  « Fidei donum-Echanges entre Eglises » est présidé par Mgr Marc Stenger,  accompagnateur du CEFAL, puis du Pôle.

Régulièrement, le CEFAL organise des rencontres annuelles. Celle de 2007 et  de 2012, retiendront notre attention.

 

Programme officiel des journées du CEFAL des 5 et 6 mars 2007

 

L’Amérique latine est un enjeu très important pour l’avenir de l’humanité, pour l’avenir de la foi. L’Eglise est servante des hommes, elle est servante de l’Evangile. Comment pourrait-elle se désintéresser d’un continent qui pèse et pèsera si lourd ?

Le CEFAL propose deux journées : à Chevilly-Larue (Val-de-Marne),

Journées du CEFAL 2007
  Programme- Lundi 5 mars

10h00 : Accueil

11h00 : Célébration eucharistique pour ceux qui le désirent.

11h30 : Apéritif de bienvenue, suivi du repas.

14h00 : Présentation des 2 journées et des participants.

14h30 : Intervention de François HOUTART : situation sociale, politique, économique de l’Amérique Latine.

16h00 : Longue pause pour faciliter les échanges.

17h00 : Intervention de François HOUTART : dimension ecclésiale et théologique. La 5° conférence du CELAM « Aparecida ».

19h00 : Repas.

20h00-22h00 :) : Nouvelles des Eglises d’Amérique latine et du Cefal par son

président, Mgr Marc STENGER,

par le P. Philippe KLOECKNER, secrétaire national

et Bertrand JEGOUZO secrétaire administratif.

Information sur DIAL.

  Mardi 6 mars

8h15 : Petit déjeuner.

9h00-11h15 : Témoignages : « Comment sommes nous fidèles ici et aujourd’hui à ce que nous avons vécu en A.L. ? » Benoît GUILLOU (Amnesty InternationaL). Bernard BOULANG (Amérique Centrale). Bernard QUINTARD (Argentine).

11h30 : Célébration eucharistique.

12h14 : Repas.

14h00-15h00 : Débat avec François HOUTART. Echanges.

15h - 16h : Propositions sur l’avenir. Evaluation. Conclusion.

 

 

Nous reprenons en partie ce que nous avons publié dans l’Annexe1 de Terrorisme Pastoral publié en 2009 et qui n’a fait à ce jour l’objet d’aucune remarque ni d’aucune contestation.

Pour bien comprendre l’orientation révolutionnaire du CEFAL, il faut se rappeler les déclarations du premier président du CEFAL  Monseigneur Riobé , dans « La liberté du Christ ». A la question d’Olivier Clément qui l’interroge : Etes-vous optimiste pour l’avenir ?, il répond :

« Je laisserai Ivan Illich vous répondre. C’est pour moi un ami de longue date. Je me rappelle notre conversation, un jour, à Cuernavaca, près de Mexico, au centre culturel qu’il a fondé pour aider à la formation des cadres pour l’Amérique latine. (Il s’agit du CIDOC créé en 1961 premier centre de formation de cadre catholico-révolutionnaires.ndrl) C’était très peu de temps après les graves démêlés qu’il avait eus avec les Congrégations romaines donc en 1968 ; (Illich a quitté l’Eglise en 1969). Nous parlions de l’Eglise. « Si, un jour prochain, me disait Ivan Illich, il t’est donné d’être reçu par Paul VI, qui me connaît bien, tu lui diras que je n’ai jamais aimé autant l’Eglise. L’Eglise serait ma sœur, même ma femme, je pourrais la quitter. Mais l’Eglise, c’est ma mère, et plus elle pu.e, plus je l’aime. »

Aujourd’hui l’esprit du CEFAL et du Pôle n’est certainement pas celui de Fidei donum mais celui du CIDOC. Pour s’en convaincre il n’y a qu’à découvrir qui sont les intervenants.

 

Les invités du CEFAL et du Pôle

Comme le montre la présentation des journées du CEFAL en 2007, Monseigneur Marc Stenger a invité quatre personnes : Francis Houtart, Benoît Guillou, Bernard Boulang, et Bernard Quintard.

Cher lecteur, vous n’allez pas en croire vos yeux ! Ce n’est pas une invention de Terrorisme Pastoral ! Vous avez bien lu comme nous : Benoît Guillou ! Amnesty International ! Ce Guillou-là est un expert de … la Commission Justice et Paix. Nous avons démontré l’orientation idéologique de cet « organe discret mais reconnu comme la « voix » de l’Eglise… », véritable officine de désinformation gauchiste à la disposition de l’épiscopat. Nous avons là, la preuve du fonctionnement en réseau de l’appareil épiscopalo-médiatique qui répercute tous azimuts inlassablement les mêmes schémas du prêt-à-penser de la Conférence épiscopale et de ses séides.

Le père Bernard Quintard, du diocèse de Rodez a été envoyé pendant dix ans en Argentine de 1995 à 2005. Après avoir été curé doyen il est aujourd’hui vicaire général confirmé par son nouvel évêque Mgr Fonlupt. L’Observatoire des évêques de France (Riposte Catholique), l’a qualifié en son temps et à juste titre de « spécialiste de la théologie de la libération ». Il donne des conférences sur ce thème (Montauban 25 mai 2011).

N’oublions pas que le CEFAL- Pôle A.L., est le centre d’animation des prêtres envoyés en Amérique Latine et que cet appareil de la Conférence épiscopale oriente leur mission.

Les deux autres ont un C.V. des plus éloquents.

 

Le Père Bernard Boulang est aujourd’hui retiré dans le diocèse de Coutances- Avranches. La vérité sur ce personnage vaut le détour pour apprécier la nature de son témoignage.

En 1968 les jésuites révolutionnaires de  El Salvador ont formé un groupe de 17 prêtres sous le nom de « La Nacional de Sacerdote » chargé d’analyser la réalité nationale. Pour ne pas attirer l’attention le nom est changé en groupe de Réflexion pastorale. Le père Boulang (d’origine belge),  y était en charge de l’Action catholique rurale. Quelques membres du Groupe sont envoyés suivre des cours de conscientisation révolutionnaire chez les jésuites mexicains

A San Salvador le groupe se réunit dans divers endroits pour échapper à la surveillance de la police : noviciat des jésuites, maison des Madres Paulinas, sous-sol du séminaire San José de la Montaña enfin chez un membre de l’ambassade de France.

En mars 1972, le Groupe fomente une grève générale. En avril une délégation se rend au Chili conduite par le jésuite Gonzalo Arroyo pour la réunion de Chrétiens pour le Socialisme. A partir de cette date le Groupe acquiert une stature internationale. A cette occasion le Père Boulang reçoit une forte somme d’argent qui lui permet de faire le voyage avec un autre prêtre, David Rodriguez, et quatre laïcs. Les deux prêtres s’arrêtent à Panama pour rencontrer les responsables des communautés de base et participer aux groupes de travail : le père Boulang à « tactique et stratégie d’organisation » et Rodriguez  à « la Commission pour les mouvements de masse ». Du Chili ils prennent contact avec Alexandro Medoy et reviennent par Buenos Aires. Là, ils se séparent. Rodriguez passe par Porto Alegre au Brésil. Envoie une carte à son évêque pour lui faire croire qu’il est allé au Brésil et pas au Chili.

De retour à El Salvador l’objectif est de créer un groupe de Chrétien pour le Socialisme pour déclencher la révolution en Amérique centrale. C’est Bernard Boulang qui est chargé de cette opération dont l’archevêque de la capitale Mgr Luis Chavez y Gonzalez est informé par des canaux chiliens. Le travail est clandestin et ceux qui sont impliqués doivent être des modèles de sainteté aux yeux du clergé et des fidèles pour ne pas être soupçonnés.

L’archevêque et son coadjuteur convoquent tous les conspirateurs et leur découvrent tous leurs projets. Il est décidé que le coadjuteur assistera désormais à leurs prochaines réunions pour montrer la pureté de leurs intentions.

A partir de cette date, Pilar Manceñido est exclue du Groupe car elle est accusée d’avoir informé l’archevêque.

Pour tromper ce dernier, le Groupe organise deux réunions une officielle et l’autre clandestine. Le noyautage des campagnes est activé dans tout le pays. Une sélection s’opère dans les participants et les moins motivés politiquement sont exclus. C’est alors que l’archevêque décide de renvoyer le père Boulang au terme de son contrat. Immédiatement, tous les jésuites se mobilisent et manifestent pour dénoncer ce coup de force !

L’archevêque convoque une audience publique au cours de laquelle il accuse le père Boulang de faire un travail politique et non sacerdotal. Quinze prêtres du Groupe prennent la parole.

A la fin l’archevêque déclare : « Mon dernier mot est : le père Boulang doit partir ».

… et il est parti. Une dernière tentative de Mgr Ricardo Urioste selon laquelle comme on ne connaissait pas l’informateur de l’archevêque on ne pouvait sanctionner le père Boulang, fut sans effet. Il fut donc seulement chassé. Aujourd’hui le père Boulang travaille dans le diocèse de Coutances… aux services de la coopération missionnaire…Il est président  de Solidarité Amérique Centrale, SOLAC. Il s’agit d’aide humanitaire.

Nul doute que l’expérience du père Boulang soit très utile  aux réunions du CEFAL ! Dans les années 85- 90 nous avons rencontré les successeurs du père Boulang  y compris le père Roger Poncel, d’origine belge. Nous avons assisté à l’une de ses messes révolutionnaires dans la guérilla  à Perquin dans le Morazan. Ces messes se terminaient par l’hymne du parti communiste salvadorien chanté par la chorale locale  Los TOROGOCES.

A suivre…



21/05/2012
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