Le Terrorisme pastoral

Le Terrorisme pastoral

Monseigneur Brunin et la famille - 3 .

Monseigneur Brunin et la Famille  - 3

 

Un des chapitres du livre de Mgr Brunin sur la famille est  intitulé «  Le mariage est un sacrement ». On s'attend à trouver là un enseignement catholique. Et c'est ce qui ressort d'une lecture rapide. En fait, il s'agit d'un enfumage, pardon pour ce mot à la mode, mais il convient très bien à l'art destructeur de Mgr Brunin.

 

« Question : En quoi cette préparation (au mariage) va-t-elle aider le jeune couple à bâtir sa vie de famille ?

 

Réponse : Ces temps de préparation permettent à la fois d'approfondir le sacrement de mariage, mais aussi de poser quelques éléments de base de la vie familiale. Bien sûr, il faut donner les informations pratiques nécessaires pour la célébration et faire en sorte que, même s'ils sont éloignés de l'Eglise, les jeunes soient « acteurs » dans la préparation de leur mariage. Ensuite, compte tenu des évolutions que nous avons évoquées, il est important que le jeune couple puisse relire sa propre histoire. L'équipe de préparation au mariage doit pouvoir lui en donner le cadre et les moyens. Quant à la réflexion chrétienne, il n'est pas question de leur faire un cours de catéchisme, (souligné par nous) mais de leur permettre de découvrir quelques points forts de ce que Dieu veut vivre avec eux ».(page 46)

 

Comment parler du sacrement, de la vie familiale sans formulation précise même si le mot catéchisme fait peur !

 

« Questions : Sur quels éléments fondateurs insistez-vous auprès des jeunes qui veulent se marier ?

 

Réponse : Le mariage chrétien repose sur quatre piliers qui sont explicitement exprimés lors de la célébration : la liberté, l'engagement à la fidélité, la responsabilité mutuelle et l'ouverture à la vie. Ce ne sont pas que des formules de style, et le ministre du sacrement, prêtre ou diacre ( ?), aidé de l'équipe de laïcs engagés dans la préparation, atteste que les futurs mariés, s'engagent consciemment sur ces quatre éléments fondateurs du mariage. Les rencontres aident aussi à la réflexion. L'équipe de préparation décline durant ces échanges non pas d'abord des exigences légalistes, (souligné par nous) mais comme des balises d'un itinéraire qui vont permettre un cheminement pour la réalisation heureuse de leur projet de vie » (page 47).

 

Ce qui compte c'est le projet de vie. Et pour Mgr Brunin, les finalités du mariage sont plongées dans le brouillard d'une formulation réductionniste.

 

Exemple : à la question «  Pour vous, le mariage civil garde toute son importance... », il répond :

«   Le mariage civil entre un homme et une femme est essentiel pour la cohésion sociale ... Dénigrer le mariage civil, c'est laisser penser que la société d'une part se désintéresse de la structure familiale  et enferme d'autre part le couple dans une vision très intimiste de son union. Si leur histoire ne concernait pas les autres, pourquoi passeraient-ils devant le maire ? Le mariage civil est un engagement citoyen. Et il y a quelque chose de paradoxal dans le fait que ce soit l'Eglise qui doive le rappeler. » (page 48)

 

Que le mariage religieux n'est pas d'effet civil ou seulement un effet civil atténué montre que l'auteur ignore délibérément que dans certains pays le mariage religieux a, de soi, un effet civil.

Le catéchisme, celui qui n'existe plus, dit clairement : «  Le mariage civil n'est autre chose qu'une pure formalité prescrite par la loi pour donner et assurer les effets civils du mariage aux époux et à leurs enfants. »

 

Le mariage civil n'ajoute pas un caractère social ou citoyen qui n'existerait pas dans le sacrement.

 

Mais alors pourquoi Mgr Brunin ignore-t-il cette vérité ?

 

Question : « Est-ce, en quelque sorte, la première étapes de leur vie familiale dans la cité ?

 

Réponse : Leurs enfants iront dans les crèches, dans les écoles régies par l'Education nationale, seront soignés par les services de santé publique... Si le projet familial appartient au couple, il a une nécessaire inscription sociale que les mariés ne mesurent pas toujours... » (page48).

 

Les quatre piliers du mariage selon Mgr Brunin ne comportent pas la nécessaire éducation chrétienne profane et religieuse pour l'acquisition indispensable des biens terrestres et surnaturels.

 

Cependant il y a un chapitre intitulé « Le défi de l'Education ».

 

Comme dans tout le livre la réflexion s'annonce riche.

 

« Mais il est vrai que l'Eglise attache une importance particulière à la famille, ce lieu où émerge l'individu humain. Le premier environnement que le petit bout d'homme rencontre est la cellule familiale. L'Eglise tient cet espace familial comme déterminant pour son humanisation et son développement. Cela l'amène à la vigilance sur ce qui touche à la famille et aux conditions qui déterminent son rôle éducatif. »

 

Question : « C'est un travail d'éducation : est-ce une mission de la société ou bien les chrétiens peuvent-ils se sentir responsables de cette leçon d'humanité ?

 

Réponse : « Lorsque l'enfant vient au monde, il est candidat à l'humanité. A la naissance, l'être humain est le plus inapte à habiter son environnement naturel. Il devra développer en lui tout ce que les générations antérieures ont accumulé de possibilités d'adaptation. L'enfant va peu à peu les acquérir dans un milieu culturel humanisant. Il ne s'agit pas de le  former à répéter ou reproduire de façon mimétique ce qu'on lui apprend, mais de travailler à des acquisitions qu'il lui faudra intérioriser pour se construire lui-même. C'est cela l'éducation d'un enfant qui est autre chose que le dressage d'un animal. Le travail éducatif ne se réduit donc pas au seul respect des codes de bonne conduite, de civilités polies. Devenir humain n'est pas une mince affaire. C'est le rôle premier des parents à l'égard de leur enfant, mais ils doivent pouvoir compter sur le concours de la société dans cette tâche éducative » (page128).

 

Le livre ne comporte, dans l'état de déliquescence de l'enseignement public, aucune réflexion ni aucune information sur l'école catholique, sa nécessité et l'injustice des gouvernements depuis plus de cent ans.

 

Et cela est parfaitement compréhensible dans la pensée de Mgr Brunin.

Dans la mesure où est évacuée la fin du mariage qui consiste à élever chrétiennement les enfants et pas seulement par le catéchisme. En supprimant cette finalité les parents n'ont plus l'obligation de tout mettre en œuvre pour l'éducation totale de leurs enfants et supprime l'obligation qu'ils ont devant l'Eglise et devant Dieu de faire tout leur possible pour que la société ait des lois chrétiennes.

 

C'est précisément ce que veut ce livre une « nouvelle donne », des chrétiens amputés. En somme, tout sauf la Chrétienté !

 

TELLE EST L'IDEOLOGIE DE L'EVEQUE EN CHARGE DE LA FAMILLE A LA CONFERENCE DES EVEQUES DE FRANCE.

 

 

 



30/05/2014
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