Le Terrorisme pastoral

Le Terrorisme pastoral

Notre Patrie, Notre Eglise

Notre Patrie, Notre Eglise.

 

 

Les dernières manifestations du pouvoir pontifical et de ses alliés, nous obligent à faire un état des lieux et à choisir notre camp.

 

Les catholiques dans leur grande majorité, surtout en France, ne sont pas conscients de ce qu'il se passe aujourd'hui dans l'Eglise. Les informateurs déclarés tels, restent volontairement silencieux par peur de passer pour des ennemis du pape et de son autorité.

 

Lorsque Laurent Dandrieux publie, «  Eglise et immigration- Le Grand Malaise » et qu'il est engagé   dans un dialogue avec le cardinal Barbarin dans Famille Chrétienne et avec le père Vénard dans l'Homme Nouveau, ses deux interlocuteurs sont incapables d'argumenter. Pour ce dernier « ...ni le pape ni les évêques ne sont responsables de la crise migratoire, ni de la guerre au Proche-Orient ». Il conteste également le sous-titre du livre : «  Le pape et le suicide de la civilisation européenne ».

Pour moi c'est très clair : «  ce suicide est le fait des Européens, pas du pape ni de l'Eglise. »

 

De son côté le cardinal réécrit l'histoire à partir d'un propos de Jean-Luc Marion selon lequel nous ne sommes pas en crise mais en décadence. Et de gloser sur l'effondrement de l'empire.

 

« Et aujourd'hui si mon pays est en décadence je n'y peux pas grand-chose. Je les aime autant... et même un peu plus ! La vraie question et de savoir ce que nous pouvons dire et faire d'utile, de constructif, quel peut être notre témoignage dans un monde que nous aimons et qui semble ne pas s'aimer lui-même, dériver vers le désespoir et courir vers sa propre mort ».

 

A aucun moment le cardinal n'ose aborder la question posée par Laurent Dandrieux. C'est un bavard qui parle de tout, de sa jeunesse et de Tintin.

 

 

Basta Eminence !

 

Je voudrais rappeler au cardinal qu'au moment de l'effondrement de l'empire romain les papes parlent et les grands théologiens et évêques défendent sans faiblir l'Eglise et les peuples face à l'invasion ! Rome tombe en 410. Mais Alaric est fasciné par la puissance de l’Eglise et limite ses pillages. Le pouvoir politique est exsangue mais pas celui de l’Eglise ! Au contraire ! Les grands saints que citent le cardinal sont les magnifiques serviteurs qui autour du pape Saint Innocent 1er (401-417) défendent la foi aux quatre coins de l’empire ! A elle seule l’Eglise restaure l’ordre politique défaillant et repousse les hérésies sans faiblir.

 

Comparer notre époque à celle de Saint Innocent 1er, c’est se moquer du monde ! La civilisation chrétienne est si puissante qu’elle va dominer le monde barbare !

 

Ce qui est en décadence aujourd’hui c’est une civilisation, un pouvoir politique qui ont rejeté Dieu et un successeur de Saint Pierre qui refuse de répondre aux légitimes et respectueuses demandes de cardinaux.

 

Saint Innocent 1er correspond avec tous les évêques de la chrétienté ! En 398 se réunit le Concile de Carthage avec 214 évêques qui rédigent 104 canons sur les ordinations cléricales et les devoirs des évêques. Certains sont encore en usage dans la forme tridentine. Le bla bla bla, « que pouvons-nous dire ? », est le signe de la décadence que nous vivons !

Les évêques du 4ème et du 5ème siècle savaient ce qu’il fallait dire pour sauver les deux cités !

Et vous, Eminence, vous allez chercher chez un philosophe phénoménologue une subtile formule hors de l’histoire et de toute histoire !

 

Vous allez chercher Marion qui n’a rien à dire sur l’islam ! Et vous ignorez les témoins catholiques à commencer par le Syrien Saint Jean Damascène, Père de l’Eglise. Voici ce que vous devriez dire à sa suite si vous étiez digne de votre charge :

 

«  Quant à nous, nous nous demandons : « Et qui est celui qui peut témoigner que Dieu lui a donné les écrits ? Et lequel des prophètes a annoncé à l’avance qu’un tel prophète se lèverait ? » Et parce qu’ils sont étonnés et embarrassés, nous leur avons dit que Moïse reçut la Loi au Mont Sinaï à la vue de tout le peuple quand Dieu apparut dans la nuée et dans le feu, dans les ténèbres et dans la tempête ; ils sont étonnés de ce que tous les prophètes, en commençant par Moïse, puis ceux qui le suivirent ont prédit la venue du Christ, également le fait que le Christ est Dieu et que le Fils de Dieu viendra en s’incarnant, qu’il sera crucifié, qu’il mourra et qu’il sera le juge des vivants et des morts.

Et alors quand nous demandons : « Comment se fait-il que votre prophète ne soit pas venu de cette manière, en ayant d’autres personnes qui témoignent à son sujet ? Car contrairement à Moïse à qui Dieu a donné la Loi, pendant que le peuple regardait et que la montagne était enfumée, Dieu n’a pas donné à votre prophète l’écrit en votre présence. Autrement vous aussi pourriez en avoir l’assurance« . Ils répondent que Dieu fait ce qui lui plaît. Ceci, disons-nous, nous le savons également ; mais comment l’écrit est-il descendu vers votre prophète ? Voilà ce que nous demandons.

Et à eux de répondre que, pendant qu’il était endormi, l’écrit saint est descendu sur lui. Alors nous leur disons en plaisantant que, puisque c’est pendant qu’il dormait qu’il a reçu l’écrit saint, il n’avait donc pas conscience de ce qui se passait, alors c’est à son sujet que le proverbe populaire s’accomplit [le proverbe n’est pas dans le texte].

Quant à nouveau nous leur demandons : « Comment se fait-il que bien que, dans vos écrits saints, il vous a commandé de ne rien faire ni de recevoir quoi que ce soit, sans la présence de témoins, vous ne lui ayez pas demandé : » Prouve d’abord avec l’appui de témoins que tu es un prophète et que tu es venu de la part de Dieu, et quel écrit saint témoigne en ta faveur ? « , ils restent silencieux, car ils sont honteux.

Puisque vous n’avez pas l’autorisation de vous marier sans témoins, ni d’acheter quoi que ce soit, ni d’acquérir aucune propriété (vous n’avez même pas le droit de prendre un âne, ou tout autre animal, sans témoins), ainsi donc vous avez des femmes, des propriétés, des ânes et toute autre chose, en présence de témoins ; et donc uniquement votre foi et vos écrits saints vous les acceptez sans témoins.

Cela provient du fait que celui qui vous a donné les écrits, ne détient son autorité de nulle part. De plus il n’y a personne de connu qui ait témoigné à l’avance à son sujet. Il faut ajouter que le prophète reçut cela, alors qu’il dormait. »

 

(voir Bibliothèque de combat)

 

A ce témoignage irréfragable vous auriez pu ajouter ceux de Saints, de Martyrs et de Papes, de Rois et de Princes, de chevaliers et de voyageurs. Toute la Chrétienté depuis plus de 1500 ans témoigne de la barbarie et du mensonge, de ce peuple esclavagiste !

 

 

 

 

Vous n’avez pas compris, - le pouviez-vous dans les confusions islamisantes que vous avez manifestées ? – ce que demandait votre interlocuteur et le motif profond de sa demande.

 

Savez-vous ce qu’est l’angor patriae ? Votre père, lui, le savait ! que j’ai connu !

 

L’hérésie arienne est mourante. L’Eglise va avant la fin du cinquième siècle par sa puissance et sa science de Dieu et des hommes permettre la constitution de pouvoirs politiques en France et ailleurs. Clovis est converti par sa femme, Sainte Clotilde et l'archevêque de Reims, Saint Rémi. Et Saint Benoit va apparaître pour parfaire l’œuvre civilisatrice !

L'Eglise fait face à la tempête, sans faiblir, fidèle à sa mission et à son message.

 

Alors, Eminence, parlez comme eux, ayez le courage de votre foi et foutez-nous la paix avec votre « vivre ensemble », indignité suprême du patriarche des Gaules !

 

Laurent Andrieux n’a pas eu de réponse ! Un grand malheur frappe notre Eglise. Celle que l’on nous présentait comme Mater et Magistra, est aux abonnés absents. Mieux, elle interdit et méprise ceux qui lèvent le doigt.

 

 

Les Faits

 

Oui, « la liturgie est entre de bonnes mains avec le cardinal Sarah » : paroles d’un pape émérite, Benoît XVI. Alors que François l’a éliminé de son dicastère !

 

Récemment, le cardinal Arinze du Nigéria a été obligé de rappeler que l’enfer n’est pas quelque chose d’inventer par le Vatican.

 

Les cardinaux auxquels on refuse une réponse à laquelle ils ont droit sont les plus vilipendés.

 

Le 23 mai dernier, le pape leur a réclamé une obéissance adulte : « mature obedience ». En même temps ils sont traités de fanatiques qui sèment la discorde pour diviser la communauté chrétienne. Et il accuse lourdement : «  C’est un problème, une grave erreur quand la doctrine devient une idéologie », il stigmatise « les idéologues de la doctrine ».

 

Ils demandaient le pain de la vérité et le pape leur envoie la pierre de son mépris dictatorial !

 

Dans ce concert, il faut souligner le mémorable comportement du cardinal Maradiaga.

 

Le pape avait déjà eu des mots peu amènes envers les signataires des dubia, mais avec ce cardinal, secrétaire du politburo pontifical, on atteint des sommets. ( en clair : coordinateur de la réforme de la Curie).

 

Il n’est pas du même milieu social que le pape. Salésien , il sait piloter, il est musicien. Rien ne le dispose au début de sa carrière à cette passion pour la révolution dans l’Eglise. Lorsque je le rencontre pour la première fois à Rome, (début des années 90), il est recommandé par les meilleures autorités qui fondent sur lui de grands espoirs. Il est en prise directe avec le fameux salésien devenu président de Haïti, le père Aristide. Il essaie même de le ramener à la raison.

Cet hondurien voyage sur tout le continent latino-américain. Et lors de l’un de ses voyages je lui ai servi d’intermédiaire avec certaines autorités salvadoriennes que les ecclésiastiques ne rencontrent jamais. S’il lit ce texte il se souviendra que pour l’occasion il s’était habillé en civil. On peut affirmer sans risque d’être démenti qu’il a été très bien informé sur l’engagement subversif des jésuites du Salvador.

 

Comment en est-il arrivé à injurier le cardinal Edmond Burke ?

 

Sa dernière compromission connue et suffisante pour comprendre. Il a participé à la rédaction du document final de la dernière rencontre du CELAM à Aparecida au Brésil en 2007. Le rédacteur principal était le cardinal Bergoglio. L’adjoint de ce tandem était Victor Manuel Fernandez devenu Recteur de l’Université Catholique de Buenos Aires et archevêque, un des rédacteurs de Amoris laetitia.

Le cardinal Maradiaga a lui-même raconté qu’il avait passé de nombreuses heures avec le cardinal Bergoglio à la rédaction finale du document dont on sait qu’il est à l’origine de l’élection du pape François.

 

Sa fidélité au pape tourne à l’acharnement le 19 mai dernier contre le cardinal Burke. (voir les sites Lifesitenews et Infovaticana )

 

« C’est un homme désappointé, déçu d’avoir perdu le pouvoir. » Pas seulement la Signature Apostolique, pas seulement la mise à l’écart de l’Ordre de Malte… non, d’avoir perdu son influence pour la nomination des évêques américains avec le pape Benoît XVI.

 

Le cardinal Maradiaga avait déjà accablé à la télévision suisse italienne les quatre signataires de dubia en les traitant de « pharisiens », expression favorite du pape pour accuser les opposants à ses réformes.

Il achève son insulte du 19 mai dernier par ces mots : (le cardinal Burke) est un « pauvre homme ».

 

Maradiaga a choisi son camp.

 

Wikileaks a révélé que George Soros avait accordé 650 000 $ à l’association américaine PICO pour influencer les évêques et faire en sorte que durant son voyage de 2015 le pape aborde plus les questions de justice sociale que celles de la défense de la vie. Le problème c’est que précisément les documents font état de l’intermédiation du cardinal Madariaga dans cette manipulation…il recommande même cette association progressiste ! (http://www.piconetwork.org/about)

 

 

Conclusion

 

 

A l’angor patriae s’ajoute l’angor ecclesiae. Nous avons deux amours indissociables. Pour l’heure, ceux vers qui nous devrions naturellement nous tourner sont en dialogue avec le monde ! Ils scrutent les signes des temps et comme l’astronome de La Fontaine ils tombent dans le puits noir de la trahison et de l’ignorance !

 

Déclarer l’Esprit-Saint comme auteur principal de ces pratiques est devenu un exercice favori du « Grand Réformateur ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



29/05/2017
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