Le Terrorisme pastoral

Le Terrorisme pastoral

Où Satan fait son autocritique et indique sa nouvelle stratégie

Où Satan fait son autocritique et indique sa nouvelle stratégie.

 

 

AVERTISSEMENT

 

Depuis que le pape François a été élu, nous avons cherché à savoir qui il était. A l’inverse de ses prédécesseurs, il était peu connu. Nous avons beaucoup écrit à son sujet dans plusieurs séries d’articles : Le pape qui vient de loin, Le cardinal Bergoglio membre de la mafia de Saint Gall, Eugenio Scalfari et le Pape François.

Nous avons publié nos recherches, encore incomplètes, sur la théologie du peuple qui inspire directement le pape François.

Tous ces travaux nous ont conduits à une conclusion certaine : le pape François exécute le programme de la réforme de la Compagnie de Jésus mise en place par le père Arrupe, Préposé Général de la Compagnie, vingt-huitième successeur de Saint Ignace, élu le 22 mai 1965.

 

Ce programme  a été exposé dans des milliers de livres et d’articles écrits par des milliers d’auteurs en faveur de cette réforme qui est toujours à l’œuvre. On pourra objecter que c’est la réforme de la Compagnie et pas celle de l’Eglise. C’est oublier que cent textes du Père Arrupe ont été publiés en 1982, sous le titre « La Iglesia de Hoy y del Futuro ». Dans la préface qu’il a donné à ce recueil le cardinal Tarancon, archevêque de Madrid, écrit :  « C’est un titre qui récapitule et synthétise parfaitement le grand objectif que s’est fixé le P. Arrupe dans sa mission à la tête de la Compagnie de Jésus : aider efficacement l’Eglise d’aujourd’hui pour qu’elle puisse s’adapter aux exigences d’un futur qui est quasi déjà présent et qui interpelle fortement ceux qui ont le devoir de proclamer le message évangélique dans toute son authenticité et intégrité pour le rendre intelligible à la mentalité et à la psychologie de l’homme de l’an 2000 ».

 

 De son côté Manuel Alcala écrit que le titre de ce livre « ne plaît pas tellement à quelques-uns des collaborateurs du pape qui considèrent que le thème est réservé à sa compétence ». (In Pedro Arrupe, Supérieur Général des Jésuites (1965-1983) Gianni La Bella, page 410).

On peut aussi se reporter au discours prononceé à Trèves au Katolikengtag, le 10 septembre 1970, par le Père Arrupe « El futuro de la Iglesia » (La Iglesia de Hoy… pages 35 à 49)

Nous n’avons rien inventé. Tout a été écrit. Les faits, les hommes, les discours, les lettres, les témoignages sont là et appartiennent à l’histoire.

 

Devant cet Himalaya de documents nous avons choisi – et chacun pourra compléter -, ceux qui nous sont apparus comme les plus significatifs.

 

La méthode d’exposition est particulière. Nous avons donné la parole à Satan. La raison en est simple. Nous considérons que la prise du pouvoir romain par la Compagnie de Jésus est une réalisation de la troisième tentation : «  Haec omnia tibi dabo, si cadens adoraveris me ». Evidemment le père Arrupe ne s’incline pas devant Satan. Mais il prétend prosterner l’Eglise devant le monde dont Satan est le Prince !

 

 

Lorsque le Pape Paul VI déclare en la fête de Saint Pierre le 29 juin 1972, «  La fumée de Satan est entrée par quelques fissures dans le temple de Dieu », on peut penser qu’il a en tête le souvenir de l’admonestation (écrite de la main même du pape lui-même selon le père Arrupe), qu’il a adressée à la Compagnie le 16 novembre 1966 et qui n’a eu aucun effet sur les réformateurs : « Voulez-vous fils de Saint Ignace, soldats de la Compagnie de Jésus, être aujourd’hui encore, être demain et toujours ce que vous avez été depuis votre fondation jusqu’à maintenant pour la Sainte Eglise et pour notre Siège apostolique.[…] Cette demande que nous vous adressons n’aurait pas de raison d’être si n’étaient parvenues à Nos oreilles des nouvelles et des rumeurs concernant votre Compagnie - et d’ailleurs d’autres familles religieuses également – au sujet desquelles Nous ne pouvons dissimuler Notre surprise et, pour certaines d’entre elles, Notre peine ».

 

Nous sommes exactement un an après le Serment des Catacombes initié par Helder Camara.

 

Pauvre pape ce n’était qu’un début !

 

 

 MOI, SATAN !

 

Il n'est pas dans mes habitudes de faire mon autocritique. Je suis l'Orgueil, La Superbe, l'Assassin et le Menteur majusculaire !

Mais depuis que je suis en Enfer, j'ai fort à faire. Dieu et son Christ ne me laissent aucun repos. Quand, au désert  j'ai tenté le Fils de l'Homme, je l'ai fait au conditionnel. Après j'ai bien compris qu'il était le Christ-Sauveur. Il m'a ordonné de me taire face aux hommes de Palestine mais Il m'a laissé pervertir Judas et le Sanhédrin. J'ai monté le peuple ingrat, oublieux de tous les miracles et de toutes les larmes  qu'Il avait séchées, contre Lui.

Mais, moi Prince de l'Orgueil, je ne savais pas, je ne pouvais pas savoir, c'était inconcevable que le Salut vînt par la Croix. Si j’avais su, jamais je n'aurais poussé la cupidité de Judas, la lâcheté de Pilate et la haine des Juifs jusqu'au paroxysme qui m'a été fatal !

 

Depuis, je fais tout ce que je peux pour perdre les âmes. Ma réussite est inégale, je l'avoue. Ce sont les hommes qui m'offrent le plus de victoires. Ils tombent par millions !

 

Mais ce n'est pas assez. Ce qui insupporte le Révolté que je suis, celui qui a proféré le « Non serviam »,  c'est l'Eglise pérenne. C'est l'Institution divine instaurée pour limiter mon succès. La bataille est constante, acharnée, séculaire.

 

Pendant deux mille ans, j'ai fomenté sans relâche de multiples hérésies, jusqu'au modernisme « égout collecteur de toutes les hérésies ». J'ai brouillé les intelligences grâce aux fumées de Satan. Le Concile Vatican II a été un véritable Tohu-Bohu. Cela m'a procuré une jouissance que je n'avais jamais éprouvée. Il n'y avait pas UN hérésiarque, il y en avait des milliers. Et la déstructuration de l'Eglise a véritablement commencé à cette date. La ruine de la messe allait à grand pas jusqu'à ce que Benoît XVI rétablisse la messe de toujours

On avait été jusqu'à remplacer « de même substance » par « de même nature » et je me suis réjoui de cette atrophie verbale de Dieu proclamée dans la louange qui proclame le Dieu trois fois Saint.

Dans les cavernes infernales a  retenti un rire inextinguible  lorsqu'a été décidé de demander à Dieu de ne pas « soumettre à la tentation » ! Ces grands dépendeurs d'andouilles qui braillaient à tue-tête, Parole de Dieu, Parole de Dieu, Parole de Dieu n'avaient même pas lu la lettre de Saint Jacques : « Que nul, lorsqu'il est tenté, ne dise : « C'est Dieu qui me tente » ; car Dieu ne saurait être tenté de mal, et lui-même ne tente personne ».

 

Donc de ce côté tout allait pour le mieux. La chrétienté des Amériques sombrait sous les coups du mariage contre nature entre le néant dialectique qui explosait les sociétés et les dernier avatars du modernisme : l'humanisme intégral, la démocratie chrétienne et l'utopie millénariste toujours renouvelée. Les experts religieux de la vieille Europe m'ont aidé dans des proportions phénoménales pour mener à bien cette hécatombe qu'ils avaient si bien commencée chez eux.

 

C'était presque un triomphe et j'en voulais plus encore !

 

Alors j'ai sollicité mon génie et j'ai trouvé une stratégie nouvelle !

 

Dans l’entre-deux guerre un jésuite gnostique a réussi à subvertir sa propre Compagnie par ses écrits. La diffusion clandestine de son œuvre… par ses propres confrères en même temps qu’un autre repensait le catholicisme et que plusieurs se complaisaient aux sources empoisonnées du socialisme bolchevique, attirèrent mon attention.

Le gnostique, soi-disant savant, fut censuré par le pape ; la Compagnie s’en moqua comme d’une guigne. Cette attitude méprisante pour l’autorité de la Compagnie et du pape, me plut énormément. Pour des religieux faisant vœux d’obéissance, spécialement au pape, il y avait là un champ à exploiter. J’aime surfer sur la désobéissance surtout celle des religieux !

 

Selon le père Emile Rideau : « La Compagnie a pâti d’un aveuglement relatif à l’histoire ; infidèle ici à l’esprit de son fondateur, elle n’a pas su ou pu reconnaître à temps les signes des temps ; son réalisme a manqué de lucidité et de discernement prophétique. Etroitement rivée à une Eglise, dont elle était la servante, elle a subi la pesanteur et la lenteur d’une chrétienté passablement émigrée du monde. Généreuse et presque irréprochable dans l’exécution de ses tâches quotidiennes, elle a hésité à « se reconvertir » à la mesure des progrès de la conscience. Elle a vécu au jour le jour trop occupée, trop contredite aussi, pour penser l’histoire et s’y adapter sans cesse ; plus contrôlée que d’autres par une autorité ecclésiale, elle-même en dépendance de l’état général des esprits […] ; en un sens, on peut parler d’une sous-utilisation de la Compagnie, qui a notablement diminué son rendement » (op cit page 355).

 

 

 

Cette grande impatience de coller à l’histoire, correspondait à mon vieux slogan : « Vos eritis sicut dii ». Le futur de l’Eglise et la régénérescence de la Compagnie m’étaient offerts sur un plateau !

 

Le fameux Concile et l’ébranlement qu’il produisit, vit surgir des figures propices pour des manœuvres inédites.  Et les jésuites constituaient une phalange non négligeable pour un  travail de destruction que certains avaient commencé avec brio.

 

Moi qui avais poussé à l’hérésie pendant des dizaines de siècles tous les humains à l’esprit tordu et qui ne pouvais atteindre au trône de Dieu, il me vint une idée géniale. Ne pouvant rien contre le Christ mort, ressuscité, monté au ciel, je ruinerai son Eglise. Projet grandiose dont je compris qu’il était maintenant à ma portée ! bien que  les portes de l’Enfer …

au moins réduire la puissance de cette Eglise qui n’en finissait pas de sanctifier les âmes,… un rêve !

 Comme n’importe quel stratège il me fallait encercler la forteresse  et  trouver des alliés déjà présents intra muros qui m’ouvriraient les portes et seraient mes espions à l’intérieur.

 

Il ne manquait pas de dominicains ou de franciscains mais la structure de leur ordre ne présentait pas les mêmes avantages que ceux de la Compagnie centralisée, puissante en hommes et en biens. Les réseaux de la Compagnie l’emportaient sur tous les autres et ne reposaient pas seulement sur de fortes individualités mais sur un entrelacs d’hommes se connaissant bien et disposant de moyens de communication exceptionnels.

 

 

A suivre…    



31/03/2016
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