Le Terrorisme pastoral

Le Terrorisme pastoral

Youcoun - 2 - l’Association Coexister : promouvoir l’interreligieux auprès de la jeunesse

Pour (re)lire le precedent article sur Youcoun 1

 

Il n’est pas inintéressant  de lire un témoignage favorable à « Coexister » qui est  le creuset de « Youcoun ». 

L’éloge suivant paru dans le journal de l’Ecole des Métiers de l’Information, nous donne le degré d’intelligence de pot-pourri religieux et du syncrétisme qu’on y trouve. L’une des signataires pourrait être la fille de l’ancien président du CCFD, Xavier Lamblin : l’autre semble être une actrice de la troupe « Les Trigonnelles ». Deux personnes qualifiées pour apprécier le dialogue interreligieux !

 

"Rendez-vous est donné un dimanche, car « samedi, c’est shabbat», explique Samuel Grzybowski. Dans le XVe arrondissement de Paris, là où tout a débuté 1. Ce catholique de 17 ans,  sympathique, est aussi à l’aise avec les gens qu’avec les mots. Il est le président de Coexister. Avec lui, trois membres de l’association : Esther, juive, a 18 ans, Reda, musulman, 25,

et Ardin, catholique, 22. Créé en 2003, ce groupe de dialogue interreligieux a pris son envol en 2008 après le choc provoqué par un voyage à Auschwitz. Samuel cite Martin Luther King : « J’ai tant vu la haine que j’ai eu envie d’aimer. » Un manifeste sort en janvier 2009, avec cette épigraphe : « Nous croyons que l’Étoile, la Croix et le Croissant peuvent construire ensemble un monde plus uni.» Cette association unique en son genre est gérée par des jeunes de 15 à 25 ans. Ouverte à tous, apolitique, elle est fondée sur la rencontre de l'autre. Samuel évoque Jean-Paul II : « On se ressemble comme un seul être. Il est temps d’apprendre à se connaître. » Reda présente le KIF

(« Kulturel », Interreligieux et Fraternel). Sur la page facebook du groupe, on trouve le KIF du mois en cours : visite du Louvre à la recherche des secrets du judaïsme, découverte de

Notre-Dame-de-Paris, théo café, etc. « Notre participation à Coexister réactive notre rapport à la religion et à la spiritualité », souligne Esther. Dans la famille d’Ardin, plusieurs croyances

cohabitent : une mère subitement devenue protestante, un jumeau athée et un frère converti à l'islam. Ardin, qui voyait en lui « un futur poseur de bombes », peut désormais l’accompagner

à la mosquée sans préjugés. « La meilleure religion, c’est la paix », conclut-il.

Texte de Anne Lamblin, et Joëlle Pressnitzer, photo de Elsa Seignol

1. www.coexister.fr"

http://www.emi-cfd.com/medialibre2010pl.pdf

 

Le premier à avoir pointé du doigt  ce piège pour catholiques  est Yves Daoudal qui a publié, le 29 août 2012, sur son blog la photo légendée suivante.

 

 

 

Samuel Grzybowski (à droite) est évidemment un ami de l’ineffable professeur de dhimmitude de la conférence épiscopale, Christophe Roucou (en rouge).

Sur le réseau des salésiens Don Bosco, on trouve également  un bel échantillon des niaiseries par lesquelles on attire le chaland. Pour les cathos en mal de repères on leur en propose trois : http://www.don-bosco.net/index.php/regard-sur-lemonde/421-faire-coexister-trois-religions

 

Le fond idéologique de l’opération Youcoun est confirmé, s’il en était besoin, par cet encouragement flatteur que l’on trouve sur Facebook Youcoun :

« Bravo à tous ces jeunes du réseau Youcoun qui s'engagent pour bâtir l'Eglise de demain ! Une Eglise ouverte au monde et qui pratique le dialogue en son sein, avec des croyants de toutes sensibilités. Que l'Esprit Saint vous accompagne et vous stimule dans cette action ! »

 

Cette approbation est très importante. Elle montre non seulement la filiation avec « Coexister », (dialogue avec les croyants de toutes sensibilités) mais elle révèle le lien idéologique de la démarche.

 

Qu’est-ce que le Groupe Paroles ?

 

Une rencontre des « pères de l’Eglise » pour le XXIème siècle prêts à participer à un nouveau Concile !

Ils sont les auteurs d’un manifeste pour changer l’Eglise.

 Nous rappelons leur noms : Maurice Abiven, Guy Aurenche (CCFD), Elisabeth Bourel, Jean Delumeau, Laurent Grzybowski (père de Samuel qui-a-lu-le-Concile-à-dix-sept- ans-et-l’a-oublié-à- vingt), Monique Hébrard, Emmanuel Lecaron, Roger Lelièvre, Joseph Maila, Claude Mangin, Gabriel Marc (ancien président du CCFD), Bernard Perret, René Rémond, jean-Pierre Rosa, Gérard Testard.

 

Sur le même site Facebook de Youcoun où on trouve le Groupe Paroles,  Marie de Lovinfosse déclare « Merci d’avoir suscité cette lumineuse initiative pour cultiver notre mémoire de manière créative ».

« Coexister –Youcoun » sont sur tous les réseaux épiscopaux : bulletins diocèsains, site en portugais,  jusque sur  CCBF (Conférence des catholiques baptisé(-e-)s francophones, issue du Comité de la Jupe) où on lit :

 

"Grzybowski Samuel  19 mai 2010 à 9 h 31 min

Mais Vatican II a t-il porté tous ses fruits ?

Les chrétiens, de toute génération, semblent ne pas avoir encore saisi la valeur de ce texte qui peut devenir à la fois la voile et la dérive de ce bateau de XXI° siècle.

Ne ratons pas le coche. Dans 2 ans nous allons fêter les 50 ans de Vatican II. Préparons-nous pour remettre ce texte à l’ordre du jour. Préparons nous pour que les jeunes puissent avoir un écho de ce saint concile. Préparons nous pour montrer au monde que l’église a encore un rôle un jouer dans la société !
Son programme ? L’amour ! Son Manifeste ? Le concile Vatican II.

Ne cherchons pas à convertir les autres. Cherchons à nous convertir nous même. Comme le Franc s’est converti en Euro, changeons de monnaie, passons à Vatican II, pleinement, résolument, sincèrement. !

Bien à vous."

 

On a compris à quelle monstrueuse propagande il faut s’attendre et à quel type d’explication  Youcoun va se livrer à propos du Concile. En attendant Youcoun est logé à l’Auberge de la jeunesse des Assomptionnistes,  10 rue François Ier dans le XVI è arrondissement. Nous sommes au cœur  de Bayard-Presse.  C’est d’ailleurs l’agence photo CIRIC, possédée à 100% par Bayard-Presse qui a tiré de portrait de Samuel !

L’association « Coexister » est sise 104 rue de Vaugirard dans la maison régionale des Pères maristes.

 

Témoignage officiel de l’Enseignement Catholique


La fusée à deux étages lancées par l’appareil épiscopalo-médiatique  fonctionne bien. Comme elle vise à toucher les jeunes, il était normal que ce soit l’enseignement catholique  qui mette un point d’orgue à toute cette vaste opération. C’est ce qui a été réalisé par Virginie Leray, journaliste attachée au Secrétariat Général de l’Enseignement Catholique.

Il faut savoir que le bulletin ECA (Enseignement Catholique Actualités) est particulièrement servile dans ses présentations du progressisme triomphant. Ceux qui en douteraient pourront se reporter à l’éloge dithyrambique de Guy Aurenche dans le n° 327 d’octobre-novembre 2008, juste avant qu’il ne prenne la présidence du CCFD.

Nous avons déjà vu les flatteries de La Croix à l’adresse du jeune et brillant Samuel. Mais à ECA  (n° 348 avril-mai 2012,page 46-47) sous la plume de Virginie Leray, il s’agit du lancement d’une star  pré-sanctifiée!

«  A l’âge où les crises adolescentes font claquer les portes et rejeter en bloc l’éducation et les traditions familiales, à commencer par la religion, Samuel Grzybowski s’enfermait dans sa chambre… pour dévorer les textes du  Concile Vatican II, « une magnifique invitation au dialogue ! »

On croyait ce genre d’hagiographie périmé. Détrompez-vous ! «  … il participe aussi à un voyage scolaire à Auschwitz, dont il revient  « bouleversé et convaincu que la Shoah est un problème universel ».

Après la manifestation pour Gaza, il reçoit une illumination définitive :

« Aucune religion ne peut plus s’affirmer comme détentrice de la Vérité universelle. Pour continuer à porter un message au plus grand nombre, pour montrer le chemin du spirituel, les religions doivent donc collaborer, agir ensemble ».

Il a seize ans et « fonde donc avec une dizaine de camarades juifs et musulmans, l’Association Coexister. Son objectif : promouvoir l’interreligieux auprès de la jeunesse ».

Virginie Leray ne bronche pas. Pas de questions qui fâchent, elle a devant elle  un envoyé…  de l’épiscopat. D’ailleurs son père « journaliste à La Vie, encourage son fils, depuis l’enfance à l’ouverture à l’autre et à la différence ».

L’encensement prend alors des dimensions inouïes. L’ami de Samuel, Benjamin Bitane, des scouts juifs qui lui a vingt-huit ans déclare  qu’il a : « une impressionnante maturité, mais sans austérité, car il garde une fraîcheur propre à son âge ainsi qu’une vision très positive qui lui fait, comme Martin Luther King, exiger l’impossible. »

Samuel est tout ça et même plus ! « Notre association n’est pas un lieu de rencontres d’échanges, elle théorise vraiment l’interreligieux en se fondant sur la dialectique entre l’identité et l’altérité ».

Le lecteur pourra se reporter à l’Annexe IV de notre livre, Terrorisme pastoral, et reconnaîtra que le président du CCFD est un des maîtres à penser de Samuel en matière « d’éthique de l’altérité » ! Le théoricien en chef continue sur sa lancée :

«  Paradoxalement , la conservation des spécificités des religions passe aujourd’hui par le pluralisme. Si les religions, restent dans une logique de concurrence, et qu’une foi cherche à dominer, il y aura nécessairement absorption, mélange, dissolution ». Et pour ceux qui n’aurait pas compris : C’est un peu comme la différence entre la salade de fruits et le milk-shake, vous saisissez ? » .

Les courants traditionalistes catholiques ne sont pas ouverts à ce genre de dialogue mais Samuel ne se décourage pas ! «  Comme en témoigne Inès AZAÏS, en charge de la pastorale des jeunes adultes du diocèse de Paris, qui a recruté le président de Coexister dans un projet visant à faire connaître les textes de Vatican II aux jeunes ; Inès ne résiste pas au charme de Samuel : « Vu le succès de Coexister, il pourrait avoir la grosse tête, mais avec son souci de l’autre, son habitude de se mettre en question et d’écouter les conseils avec humilité l’en préserve. »

Il a cependant quelques défauts il regarde trop son écran de portable et montre parfois une certaine impatience conclut Valérie Leray.

Un dernier regard sur cette saga épiscopalo-médiatique.  Inès AZAÏS  est entre autre la coordinatrice de  TALENTS et FOI, http://talentsetfoi.org/WordPress/ une association chargée de trouver des compétences aux services de organisations chrétiennes.

 

A suivre…





21/09/2012
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