Le Terrorisme pastoral

Le Terrorisme pastoral

Actualités : Jamais les socialistes ne seraient au pouvoir sans la participation active et constante de l’appareil épiscopalo-médiatique

Avant d’entrer plus avant dans les similitudes entre la réconciliation à la cubaine et la réconciliation de l’appareil épiscopalo-médiatique avec le socialisme de la deuxième Internationale ou social-démocratie, rappelons ce que disait Che Guevarra : « La révolution ne peut se faire en Amérique Latine sans les chrétiens ».

Cette vérité s’est complètement vérifiée aujourd’hui au Venezuela, au Pérou, en Bolivie, en Equateur au Brésil et au Paraguay. C’est un fait historique.

Il est profondément regrettable, dommageable et étrange que les analystes politiques de la droite catholique française ne soient pas intéressés à ce phénomène. Peut-être ont-ils cru que la présence de quelques évêques particulièrement catholiques et courageux avait changé le paysage sociologique du catholicisme français. Et que l’on n’aille pas nous opposer la déclaration des évêques d’octobre 2011. Elle était si insignifiante par rapport à la réalité politique du catholicisme qu’elle ne pouvait changer une situation établie depuis plus de cinquante ans.

 

Nous pouvons dire avec assurance : « Jamais les socialistes ne seraient au pouvoir sans la participation active et constante de l’appareil épiscopalo-médiatique."

François d’Orcival écrit dans Valeurs Actuelles que la droite, « avait largement le potentiel pour gagner la présidentielle. Il s’en est fallu de Cinq à six cent mille voix, moins de deux points, qui aurait pu se déplacer autrement pour que le score final en fût bouleversé ». (V.A. 17 mai 2012.).

Ce score nous a paru mériter vérification et ce chiffre est parfaitement exact nous sommes arrivés à 570.000 voix.

Un peu avant Famille Chrétienne publiait un sondage IFOP, « Comment votent les catholiques », (28 avril 4 mai 2012).

Il est très difficile d’apprécier les résultats globaux car on ne nous donne pas le pourcentage de catholiques votant au plan national. Nous sommes allés le chercher ailleurs.

 

Cependant, Famille Chrétienne, constate que le Grand Ouest (Bretagne Normandie), vote à 27 % pour Bayrou et 26% pour Hollande. Le commentaire est d’une pudeur qui mérite d’être soulignée. « Le Grand Ouest semble très marqué par des thématiques qui sont celles d’il y a vingt ans. C’est là que François Hollande et François Bayrou font leur meilleur score chez les catholiques pratiquants …La Bretagne a longtemps été une terre d’élection de la démocratie chrétienne » (François de Lacoste Lareymondie.)

Cela veut dire que la Bretagne et la Normandie n’ont pas entendu parler des quatre points non-négociables ? Sauf chez Mgr Sentène où son courage et sa détermination n’ont pas été assez forts pour changer cinquante ans et plus de révolution socialiste installée par les mouvements d’action catholique et la CFDT installés dans le dispositif épiscopalo-médiatique comme nous l’avons montré dans notre précédente analyse.

 

Pour savoir ce que représente le vote catholique nous suivons Henri Tincq, spécialiste de questions religieuses à La Croix, pour ne pas être taxé de partialité. Il affirme que 50 à 60% des électeurs se définissent comme catholiques. Sur ces 50% (nous retenons ce chiffre le plus bas), 14 % se déclarent pratiquants.

Ces pourcentages rapportés aux résultats du premier tour donnent 2.641.600 pratiquants.

Il reste 14. 800 000 qui ont dispersé leurs voix sur le reste de l’éventail politique.

Les intentions de vote des non pratiquants toujours selon Henri Tincq, s’élevaient à 24% en faveur de François Hollande soit environ 4.300.000 voix.

Soit pour la France entière environ 9% pour le premier tour ce qui est un pourcentage compatible avec le sondage de Famille Chrétienne.

Cette catégorie des non-pratiquants est selon nous cette masse de chrétiens rattachés vaguement à l’Eglise catholique mais plus encore aux appareils que nous avons mentionnés et qui n’ont pas d’obligations cultuelles bien définies et encore moins d’obligations éthiques. Ce sont les chrétiens sociaux-démocrates appelés, il n’y a pas si longtemps, « chrétiens progressistes ». Ce sont eux qui ont porté les socialistes au pouvoir.

(Dans le prochain article nous verrons quelle est leur pratique révolutionnaire).



05/06/2012
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