Le Terrorisme pastoral

Le Terrorisme pastoral

Dissimulation des sources de la théologie du pape François - 10

Dissimulation des sources de la théologie du pape François – 10

 

 

 

Le général des Jésuites discernait les changements de notre époque pour donner un sens nouveau à la parole du Christ « Que l'homme ne sépare pas ce que Dieu a uni ». Fondement de l'indissolubilité du mariage et du sixième commandement.

 

D'où notre recherche sur les signes des temps, expression répétées à satiété depuis Jean XXIII.  Nous avons cherché comment cette formulation inédite avait pu venir à l’esprit de ce pape. Nous croyons l’avoir découvert dans son homélie pour la messe inaugurale  du Congrès de l’UNESCO à Paris le 18 juin 1951.

 

«  Il est évident qu’aux fondations de ce travail, (celui de l’UNESCO), il y a des principes qui  reflètent des expressions différentes selon l’évolution historique de chaque peuple et de chaque race, mais qui peuvent se ramener à  un commun dénominateur commun que chacun de nous porte dans son cœur.

[…]

Il y a alors certains principes élémentaires de caractère moraux ou religieux qui constituent le patrimoine de tous les peuples, et par-dessus lesquels une compréhension doit être établie comme l’irremplaçable fondation d’un effort commun pour réussir la construction d’ une vraie société et d’un ordre mondial  de justice et de paix » ;

 

Etait-ce un vieux souvenir de son admiration pour Marc Sangnier, dont il fera l’éloge à sa mort le 6 juin 1950 ?

 

 

Le cardinal Schönborn à la manœuvre !

 

Le cardinal archevêque de Vienne vient d’arriver à la rescousse du jésuite ! Il est dans cet ordre un spécialiste revêtu du label pontifical pour l’interprétation des textes !

 

Le signe des temps invoqué cette fois, est  celui des temps deutéronomiques !

 

Merci encore à LIFE SITENEWS, pour les informations données en temps et en heure ; les informateurs religieux en France sont toujours à la traîne et/ou édulcorent  une réalité dont ils ne veulent pas voir la gravité.

 

Le cardinal Schönborn déclare qu'à première vue le sixième commandement est sans équivoque. Mais, ajoute-t-il, c'est perdre de vue  le fait que les dix commandements correspondent  à des défis sociaux et qu'ils sont les produits de leur temps (…are products of their time).

Et donc le cardinal se lance dans une exégèse du Deutéronome 22, 22 pour justifier l'injustifiable.

Aussi lorsque nous nous intéressons aux « signes des temps » il faut bien comprendre qu'il ne s'agit pas d'une mode liée à la modernité. La définition conciliaire  de François Houtart que nous avons donnée vaut pour toute « historicisation » qui permet de ruiner la doctrine et la foi catholique, historicisation avant ou après Jésus-Christ.

 

Nous demandons à nos lecteurs intéressés de relire le chapitre, «La désagrégation pluraliste » du livre du cardinal SIRI, Gethsemani :  « La longue historicisation des critères fondamentaux..., la critique historique et toutes ses ramifications … ont conduit à l'éclosion d'une multitude de propositions, de postulats, d'analyses à prétentions théologique et même avec prétention de renouvellement fondamental des bases doctrinales du christianisme ». (pages 352 et sq.).

 

 

 M. D. Chenu, le spécialiste « des signes des temps ».

 

Comme nombre d’experts au Concile, le père Chenu o.p., fait partie du quarteron de théologiens mis à l’index dans les décades précédentes.

Curieux dominicain qui au début de sa carrière rejette les Vingt- quatre thèses thomistes comme un abus de pouvoir magistériel de l’Eglise !

 

 Il a écrit en 1965, une courte synthèse sur l’analyse sociologique et théologique « des signes des temps ».

Aujourd’hui, l’expression est moins employées qu’il y a cinquante ans mais elle n’en reste pas moins la source oubliée d’une erreur majeure qui s’étale partout et qui justifie le grand chambardement doctrinal et disciplinaire qui s’avance dans l’Eglise comme un raz-de –marée balayant sur son passage deux mille ans de christianisme.

 

Cette étude est considérée comme un sommet sur la question. Elle a été traduite et publiée en espagnol  en 2005 pour les quarante ans du Concile. Dix pages, d’une rare densité dont nous donnons ici des extraits.

 

« C’est ainsi que, dans les travaux intérieurs du Concile du Vatican, où le mot a pénétré activement, une sous-commission spéciale a été constituée, selon le dispositif de la Commission chargée d’élaborer le schéma sur «  L’Eglise dans le monde d’aujourd’hui », et a travaillé, en septembre-octobre 1964, pour mener une  exacte analyse, descriptive et théologique, des « signes des temps » en économie chrétienne.

[…]

« … le schéma De Ecclesia in mundo hujus temporis prendra comme terrain de réflexion et de construction, en chacun de ses chapitres – dignité de la personne humaine, valeur de la vie conjugale, promotion de la culture, justice économique et sociale, solidarité internationale des peuples -, les signes des temps. D’où le beau et nécessaire travail entrepris par la sous-commission, auquel nous avons fait allusion. C’est à ce travail que nous voudrions apporter la contribution de quelques réflexions, en analyse sociologique d’abord, puis en analyse théologique. »

 

 

 

 

Première remarque

 

On comprend immédiatement l’importance qui est accordée à cette expression dans la compréhension et l’interprétation du Concile. Y a –t-il un autre mot, une autre expression qui ait été pareillement « travaillée » ?

Nous en avons, dans l’article précédent, cité les auteurs dont le chanoine marxiste François Houtart formateur des cadres du parti communiste à Cuba et à Hanoï. Ce n’est pas rien au regard d’un Concile qui se dit… œcuménique et pastoral ! Avec ce « phénomène » qui sème la révolution sur le continent latino-américain et au-delà, un autre belge, Philippe Delhaye se distingue. Il écrira après le concile sur le méta-concile et fera partie des trente premiers théologiens nommés par Paul VI à la commission théologique internationale avec Congar, Rahner, Lonergan et l’argentin Lucio Gera professeur du père Bergoglio. Ce Gera est nommé à ce poste quelques mois après son adhésion au mouvement du clergé révolutionnaire initié par Helder Camara,  Mouvement des prêtres pour le Tiers-Monde, MSTM dont a proclamation indique comme modèle de révolution celle de 1789 !

 

Deuxième remarque

 

Après avoir écrit, « La référence la plus solennelle est donc dans l’encyclique Pacem in terris, « signes des temps » est employé non comme une expression occasionnelle, mais comme une catégorie de base dans la construction de la pensée », le père Chenu ajoute une note qui précise que cette expression ne figure pas dans le texte latin de l’encyclique.

 

Bizarre !

 

Vérification faite, c’est un ajout dans certaines traductions, qui marque une sorte de sous chapitre … qui n’existe pas dans l’original !!

En français, quatre fois §, 39, 75, 126, 142.

En allemand, trois fois  § 45, 67, 75.

En espagnol ce mot n’existe pas.

En italien quatre fois les § ne correspondent pas à ceux des autres textes

En Anglais trois fois.

Dans le texte latin les paragraphes ne sont pas numérotés

 

Pacem in Terris date du 11 avril 1963, Gaudium et Spes du 7décembre 1965.

 

Cela signifie qu’on a volontairement anticipé, DEUX ANS AVANT, dans les traductions de Pacem in Terris, un modus intelligendi qui sera imposé  dans le texte conciliaire !

 

Nous avons ici une preuve que le concile a été préparé, orienté, manipulé bien avant son ouverture.

 

Le Concile n’est pas la source des erreurs actuelles, il en est le catalyseur !

 

 

A suivre…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



22/03/2017
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