Le Terrorisme pastoral

Le Terrorisme pastoral

CORSE 6-2

5. La notion de l’infaillibilité de l’Église que l’on ne peut corrompre

La transmission de la Révélation par l’Église rencontre diverses sortes de difficultés. Celles-ci proviennent du fait que les mystères profonds de Dieu « dépassent de par leur nature l’intelligence humaine au point que, même communiqués par la Révélation et reçus par les croyants, ils demeurent couverts du voile de la foi et comme enveloppés de ténèbres [36] » ; elles dérivent aussi de la condition historique de l’expression qu’il faut donner à la Révélation.

Pour ce qui concerne cette condition historique, il y a lieu d’observer tout d’abord que le sens contenu dans les énoncés de la foi dépend pour une part de la portée sémantique de la langue employée à une certaine époque et dans certaines circonstances. Il arrive, en outre, qu’une vérité dogmatique soit d’abord exprimée d’une manière incomplète – pas fausse cependant – et que plus tard, considérée dans un contexte de foi ou de connaissances humaines plus étendu, elle soit signifiée plus intégralement et plus parfaitement. Ensuite, l’Église, par ses nouveaux énoncés, veut confirmer et éclaircir les vérités déjà contenues d’une manière ou d’une autre dans la Sainte Ecriture ou dans les expressions antérieures de la Tradition mais en même temps elle a d’habitude en vue certaines questions à résoudre ou certaines erreurs à rejeter ; or, il est nécessaire de tenir compte de tout cela pour bien comprendre les énoncés susdits. Enfin, les vérités que l’Église entend réellement enseigner par ses formules dogmatiques sont sans doute distinctes des conceptions changeantes propres à une époque déterminée ; mais il n’est pas exclu qu’elles soient éventuellement formulées, même par le Magistère, en des termes qui portent des traces de telles conceptions.

Tout considéré, on doit dire que les formules dogmatiques du Magistère ont été aptes dès le début à communiquer la vérité révélée et que, demeurant inchangées, elles la communiqueront toujours à ceux qui les interpréteront bien [37]. Mais il ne s’ensuit point que chacune d’entre elles eut et gardera toujours cette aptitude au même degré. Pour cette raison, les théologiens s’appliquent à circonscrire exactement l’intention d’enseigner que les diverses formules dogmatiques contiennent réellement, et ils rendent par là un grand service au Magistère de l’Église auquel ils sont soumis. Pour la même raison, les anciennes formules dogmatiques et d’autres qui s’en rapprochent demeurent généralement vivantes et continuent de porter des fruits dans l’usage habituel de l’Église, de telle sorte toutefois qu’on leur ajoute opportunément de nouveaux exposés et énoncés qui gardent et éclairent leur sens originel. Par ailleurs, il est arrivé parfois que, dans le même usage habituel de l’Église, certaines de ces formules aient cédé la place à de nouvelles manières de s’exprimer qui, proposées ou approuvées par le Magistère, présentaient plus clairement ou plus complètement la même signification.

Quant au sens des formules dogmatiques, il demeure toujours vrai et identique à lui-même dans l’Église, même lorsqu’il est éclairci davantage et plus entièrement compris. Les fidèles doivent donc bien se garder d’accueillir l’opinion que l’on peut résumer ainsi : tout d’abord les formules dogmatiques ou certaines catégories d’entre elles seraient incapables de signifier d’une manière déterminée la vérité mais n’en signifieraient que des approximations changeantes, lui apportant une déformation, une altération, ensuite ces mêmes formules ne signifieraient la vérité que d’une manière indéterminée, comme un terme à chercher toujours au moyen des approximations susdites. Ceux qui adopteraient cette opinion n’échapperaient pas au relativisme dogmatique et ils corrompraient le concept de l’infaillibilité de l’Église, lequel se réfère à la vérité enseignée et tenue d’une manière déterminée.

Pareille opinion s’écarte certainement des déclarations du Ier Concile du Vatican qui, tout en étant conscient du progrès de l’Église dans la connaissance de la vérité révélée [38], a néanmoins enseigné : « Le sens des dogmes que notre Mère la Sainte Église a proposés une fois pour toutes doit toujours être maintenu et on ne peut jamais s’en écarter avec la vaine prétention d’en obtenir une intelligence plus profonde [39]. » Il a condamné aussi l’opinion selon laquelle il pourrait se faire qu’ « aux dogmes enseignés par l’Église on doive, eu égard au progrès de la science, donner un jour un sens différent de celui que l’Église a compris et comprend [40] ». Il n’est pas douteux que, d’après ces textes du Concile, le sens des dogmes proposé par l’Église ne soit déterminé et irréformable.

L’opinion en question s’écarte également de la déclaration faite par le Souverain Pontife Jean XXIII au sujet de la « doctrine chrétienne », lors de l’inauguration du IIe Concile du Vatican : « Il importe que cette doctrine certaine et immuable, à laquelle on doit se soumettre fidèlement, soit étudiée et exposée d’une manière conforme aux exigences de notre temps. Autre chose est en effet le dépôt de la foi, c’est-à-dire les vérités contenues dans la doctrine sacrée, autre chose la manière d’exprimer ces vérités en gardant toutefois leur sens et leur acception [41]. » Etant donné que le successeur de Pierre parle ici de la doctrine chrétienne certaine et immuable, du dépôt de la foi identique aux vérités contenues dans cette doctrine et de ces vérités dont on ne peut changer la signification, il est clair qu’il reconnaît un sens des dogmes, discernable par nous, vrai et immuable. La nouveauté que par ailleurs il recommande, compte tenu des exigences de notre temps, concerne la manière d’étudier, d’exposer et d’énoncer cette doctrine avec son sens permanent. Pareillement, le Souverain Pontife Paul VI déclara, en exhortant les pasteurs de l’Église : « Nous devons nous appliquer avec ardeur aujourd’hui à garder à la doctrine de la foi la plénitude de sa signification et toute sa portée, tout en l’exprimant d’une manière qui parle à l’esprit et au cœur des hommes auxquels elle est communiquée [42]. »

6. L’Église associée au sacerdoce du Christ

Le Christ Notre-Seigneur, Pontife de l’alliance nouvelle et éternelle, a voulu associer et configurer à son sacerdoce parfait (cf. He 7, 20–22 et 26–28 ; 10, 14 et 21) le Peuple qu’il a acquis par son sang. Il a donc doté l’Église d’une participation à son sacerdoce qui consiste dans le sacerdoce commun des fidèles et dans le sacerdoce ministériel ou hiérarchique, lesquels, tout en ayant une différence, non pas seulement de degré, mais d’essence, n’en sont pas moins ordonnés l’un à l’autre dans la communion de l’Église [43].

Le sacerdoce commun des fidèles, qui reçoit justement la qualification de royal (cf. 1 P 2, 9 ; Ap 1, 6 ; 5, 9 5.), puisque par lui les fidèles, membres du peuple messianique, sont unis à leur Roi céleste, est conféré par le baptême. Par l’effet de ce sacrement, les fidèles « incorporés à l’Église sont délégués pour le culte de la religion chrétienne » en vertu d’un signe inamissible appelé caractère, et « régénérés comme enfants de Dieu, ils sont tenus de professer, devant les hommes, leur foi reçue de Dieu par l’entremise de l’Église [44] ». Ayant donc reçu la grâce de la renaissance baptismale, ils « concourent, en raison de leur sacerdoce royal, à l’offrande de l’Eucharistie et ils exercent ce même sacerdoce dans la réception des sacrements, par la prière et l’action de grâce, par le témoignage d’une vie sainte, par le renoncement et une charité effective [45] ».

Mais, par surcroît, le Christ, chef de l’Église, qui est son Corps mystique, a établi comme ministres de son sacerdoce et destinés à tenir sa place dans l’Église [46] ses apôtres, et, à travers leurs personnes, les évêques, leurs successeurs ; ceux-ci, à leur tour, ont transmis légitimement aux prêtres, à un degré subordonné, le ministère sacré dont ils avaient été investis [47]. Ainsi naquit dans l’Église la succession apostolique du ministère sacerdotal pour la gloire de Dieu et pour le service de son Peuple ainsi que de toute la famille humaine qui doit être convertie à Dieu.

Par le sacerdoce, les évêques et les prêtres « sont d’une certaine manière mis à part dans le sein du Peuple de Dieu, non pour en être séparés ni pour être séparés de n’importe quel homme, mais pour être consacrés entièrement à l’œuvre en vue de laquelle le Seigneur les appelle [48] » : à savoir l’œuvre de sanctification, d’enseignement et de gouvernement dont l’exercice est déterminé ultérieurement par la communion hiérarchique [49]. Dans cette œuvre aux formes multiples, la prédication constante de l’Évangile fait figure de principe et fondement [50], le sacrifice eucharistique représente le sommet et la source de toute la vie chrétienne [51]. Ce sacrifice est offert par les ministres du sacerdoce à Dieu le Père dans l’Esprit, au nom du Christ, dont ils tiennent la place, et au nom de tout son Corps mystique [52] ; il est complété par la Sainte Cène, dans laquelle les fidèles, participant à l’unique corps du Christ, deviennent tous un seul corps (cf. 1 Co 10, 16).

L’Église n’a jamais cessé de scruter davantage la nature du sacerdoce ministériel, dont on constate que dès l’âge apostolique il fut communiqué d’une manière stable par un rite sacré (c. 1 Tm 4, 14 ; 2 Tm 1, 6). Avec l’assistance du Saint-Esprit, elle reconnut ainsi d’une manière de plus en plus claire ce que Dieu avait voulu lui signifier, à savoir que ce rite donne aux ministres du sacerdoce non seulement une augmentation de grâce propre à leur faire remplir saintement leurs charges ecclésiales, mais aussi une marque inamissible du Christ, un caractère qui les délègue à ces charges en les munissant d’un pouvoir approprié, dérivé du pouvoir suprême du Christ

L’existence permanente de ce caractère, dont les théologiens expliquent de diverses manières la nature, a été enseignée par le Concile de Florence [53] et confirmée dans deux décrets du Concile de Trente [54]. Récemment le IIe Concile du Vatican l’a rappelée plus d’une fois [55], et la deuxième Assemblée générale du Synode des évêques put à bon droit relever que l’existence du caractère sacerdotal demeurant toute la vie fait partie de la doctrine de la foi [56]. Cette existence stable du caractère sacerdotal doit être reconnue par les croyants, et il faut en tenir attentivement compte pour porter un jugement correct sur la nature du ministère sacerdotal et sur les modalités appropriées de son exercice.

En conformité avec la Tradition de l’Église et avec plusieurs documents du Magistère, le IIe Concile du Vatican a énoncé, au sujet du pouvoir propre au sacerdoce ministériel, l’enseignement que voici : « Si n’importe qui peut baptiser les croyants, il appartient cependant au ministre du sacerdoce de consommer l’édification du Corps [ecclésial] par le sacrifice eucharistique [57] » ; et encore : « Le même Seigneur, afin que tous les fidèles composent un seul corps, « où tous les membres n’ont pas la même fonction » (cf. Rm 12, 4), a établi parmi eux, dans la communauté des fidèles, des ministres investis par le Christ du pouvoir sacré d’offrir le sacrifice et de remettre les péchés [58]. » Pareillement la deuxième Assemblée générale du Synode des évêques a justement affirmé que seul le ministre du sacerdoce a le pouvoir de tenir la place du Christ pour présider et accomplir le repas sacrificiel où le Peuple de Dieu est associé à l’offrande du Christ [59]. Les questions relatives aux ministres de chaque sacrement peuvent être omises dans la présente déclaration ; mais il est certain, en raison du témoignage de la Tradition et du Magistère, que les fidèles osant assumer, sans avoir reçu l’ordination sacerdotale, la charge d’accomplir le sacrement de l’eucharistie, font une tentative non seulement illicite, mais invalide. Il est clair que de tels abus, là où ils s’introduiraient, doivent être réprimés par les Pasteurs de l’Église.

La présente déclaration n’a pas essayé, et elle ne devait pas le faire, de confirmer par une recherche sur les fondements de notre foi que la Révélation divine a été confiée à l’Église pour qu’elle la conserve ensuite sans corruption dans le monde. Mais elle a rappelé ce dogme, situé au point de départ de la foi catholique, et avec lui d’autres vérités se rapportant au mystère de l’Église. Elle l’a fait afin que, dans le trouble actuel des esprits, la foi et la doctrine que les fidèles doivent admettre apparaissent clairement.

La S. Congrégation pour la Doctrine de la foi se réjouit de ce que les théologiens mettent une grande diligence à explorer de plus en plus le mystère de l’Église. Elle reconnaît également que, dans leurs travaux, ils rencontrent plusieurs fois des questions qui ne peuvent être éclaircies, sinon par des recherches complémentaires, des essais et des conjectures diverses. Mais la juste liberté des théologiens doit demeurer limitée par la Parole de Dieu telle qu’elle a été conservée et expliquée fidèlement dans l’Église, et telle qu’elle est enseignée et expliquée par le Magistère vivant des pasteurs et celui, en premier lieu, du Pasteur universel du Peuple de Dieu [60]).

Cette même S. Congrégation confie la présente Déclaration à la sollicitude des évêques et de tous ceux qui participent d’une manière ou d’une autre à la charge de veiller sur le patrimoine de vérité que le Christ et les apôtres ont donné en dépôt à l’Église. Enfin elle adresse avec confiance sa Déclaration aux fidèles et spécialement, en raison de leur importante mission dans l’Église, aux prêtres et aux théologiens, afin que tous soient unanimes dans la foi et pensent loyalement en accord avec l’Église.

Cette Déclaration sur la doctrine catholique concernant l’Église en vue de la protéger contre quelques erreurs d’aujourd’hui, le Souverain Pontife par la divine Providence Pape Paul VI, dans l’audience accordée au soussigné préfet de la S. Congrégation pour la Doctrine de la foi, le 11 mai de l’an 1973, l’a approuvée, confirmée et a donné l’ordre de la publier.

Donné à Rome, au siège de la S. Congrégation pour la Doctrine de la foi, le 24 juin, en la fête de saint Jean-Baptiste, l’année du Seigneur 1973.

Franjo ŠEPERpréfet.

Jérôme HAMER, O.P., Arch. tit. de Lorium, Secrétaire.

(*)S. Congregatio pro Doctrina fidei, Declaratio Mysterium Ecclesiae circa catholicam doctrinam de Ecclesia contra nonnullos errores hodiernos tuendam, 24 iunii 1973 : AAS 65 (1973) 396–408 ; texte français publié par la Polyglotte vaticane reproduit, avec les références dans la Documentation

Catholique , in DC 1973, n° 1636, pp. 664–670.

1° INNOCENT III, Lettre Eius exemplo (avec la profession de foi imposée aux Vaudois), PL 215, 1510 (Denz.-Schön.

794) ;

2° Conc. Latran IV : Const. 1 : La foi catholique ; Conc. Œc. Decr. 3, p. 230 (Denz.-Schön. 802), le passage cité qui concerne le sacrement de l’eucharistie doit être lu avec le contexte relatif au sacrement

du baptême ;

3° Conc. de Florence : Bulle d’union des Arméniens Exsultate Deo ; Conc. Œc. Decr. 3, p. 546. (Denz.-Schön. 1321), le passage concernant le ministre de l’eucharistie doit être comparé avec les passages voisins se rapportant aux ministres des autres

sacrements ;

4° Conc. de Trente : Décret sur le Sacrement de l’ordre, chap. 4 ; Conc. Œc. Decr. 3,

p. 742 s. (Denz.-Schön. 1767, 1769) ;

5° PIE XII, Encycl. Mediator DeiAAS 39(1947), p. 552–556 (Denz.-Schön. 3849–3852).

 

Notes de bas de page

  1. PAUL VI, Exhort. apost. Quinque iam anniAAS 63 (1971), p. 99. (DC 1971, n° 1578, p. 52.) []

  2. PAUL VI, Const. apost. Regiminis Ecclesiae universaeAAS 59 (1967), p. 897. (DC 1967, n° 1500, col. 1450) []

  3. Cf. Conc. Vat. II : Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, n. 8 ; Constitutiones Decreta Declarationes, édition du Secrétariat général, Imprimerie Polyglotte vaticane, 1966, p. 104 s . []

  4. Conc. Vat. II : Décret sur l’Œcuménisme Unitatis redintegratio, n. 3 ; Const. Decr. Decl., p. 250. []

  5. Const. Decr. Decl., p. 252. []

  6. Conc. Vat. II : Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, n. 8 ; Const. Decr. Decl., p. 106. []

  7. Const. Decr. Decl., p. 105. []

  8. Conc. Vat. II : Décret sur l’Œcuménisme Unitatis redintegratio, n. 4 ; Const. Decr. Decl., p. 253. []

  9. Cf. ibid., n. 6–8 ; Const. Decr. Decl., p. 255–258. []

  10. Cf. ibid., n. 1 ; Const. Decr. Decl., p. 243. []

  11. Cf. PAUL VI, Encycl. Ecclesiam suamAAS 56(1964), p. 629. (DC 1964, n° 1431, col. 1057 et s.) []

  12. Conc. Vat. II : Const. dogm. sur la Révélation divine Dei verbum, n. 7 ; Const. Decr. Decl., p. 428. []

  13. Cf. ibid., n. 10 ; Const. Decr. Decl., p. 431. []

  14. Cf. ibid., n. 8 ; Const. Decr. Decl., p. 430. []

  15. Conc. Vat. II : Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, n. 12 ; Const. Decr. Decl., p. 113 s.[]

  16. Ibid. ; Const. Decr. Decl., p. 114. []

  17. Cf. ibid., n. 35 ; Const. Decr. Decl., p. 157. []

  18. Conc. Vat. II : Const. dogm. sur la Révélation divine Dei verbum, n. 8 ; Const. Decr. Decl., p. 430. []

  19. PAUL VI, Exhort. apost. Quinque iam anniAAS 63 (1971), p. 99. (DC 1971, n° 1578, p. 52.) []

  20. Cf. Conc. Vat. II : Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, n. 25 ; Const. Decr. Decl., p. 138 s. []

  21. Cf. Conc. Vat. II : ibid., n. 18 ; Const. Decr. Decl., p. 124 s. Cf. Conc. Vat. I : Const. dogm. Pastor aeternus, Prologue, Conciliorum Œcumenicorum Decreta 3, éd. Istituto per le Scienze Religiose di Bologna, Herder, 1973, p. 812 (Denz-Schön. 3051). []

  22. PAUL VI, Exhort. apost. Quinque iam anniAAS 63 (1971), p. 100. []

  23. Cf. Conc. Vat. I : Const. dogm. Pastor aeternus, chap. 4 ; Conc. Œc. Decr. 3, p. 815 s. (Denz.-Schön. 3069, 3074). Cf. aussi Décret S. Congr. S. Off. Lamentabili, n. 6, ASS 40(1907), p. 471 (Denz.-Schön. 3406). []

  24. Conc. Vat. I : Const. dogm. Pastor aeternus, chap. 4, Conc. Œc. Decr. 3, p. 816. (Denz.-Schön. 3070). Cf. Conc. Vat. II : Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, n. 25 et Const. dogm. sur la Révélation divine Dei verbum, n. 4 ; Const. Decr. Decl., p. 141 et 426. []

  25. Cf. Const. dogm. sur la Révélation divine Dei verbum, n. 11 ; Const. Decr. Decl., p. 434. []

  26. Cf. ibid., n. 9 s. ; Const. Decr. Decl., p. 430–432. []

  27. Cf. Conc. Vat. II : Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, n. 25 ; Const. Decr. Decl., p. 139. []

  28. Cf. ibid., n. 25 et 22 ; Const. Decr. Decl., p. 139 et 133. []

  29. Conc. Vat. I : Const. dogm. Pastor aeternus, chap. 4, Conc. Œc. Decr. 3, p. 816. (Denz.-Schön. 3074). Cf. Conc. Vat. II : ibid., n. 25 ; Const. Decr. Decl., p. 139–141. []

  30. Cf. Conc. Vat. II : Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, n. 25 ; Const. Decr. Decl., p. 139. []

  31. Conc. Vat. I : Const. dogm. Dei Filius, chap. 3, ConcŒc. Decr. 3, p. 807. (Denz.-Schön. 3011) ; cf. aussi C.I.C. can. 1323, § 1 et 1325, § 2. []

  32. Conc. de Trente, Session 6 : Décret de Justificatione, chap. 6 ; Conc. Œc. Decr. 3, p. 672. (Denz.-Schön. 1526) ; cf. aussi Conc. Vat. II : Const. dogm. sur la Révélation divine Dei verbum, n. 5 ; Const. Decr. Decl., p. 426. []

  33. Cf. Conc. Vat. I : Const. dogm. Dei Filius, chap. 3, Conc. Œc. Decr. 3, p. 807. (Denz.-Schön. 3008) ; cf. aussi Conc. Vat. II : Const. dogm. sur la Révélation divine Dei verbum, n. 5 ; Const. Decr. Decl., p. 426. []

  34. Conc. Vat. II : Décret sur l’Œcuménisme Unitatis redintegratio, n. 11 ; Const. Decr. Decl., p. 260. []

  35. Réflexions et suggestions concernant le dialogue œcuménique, IV, 4 b, dans secrétariat pour l’Unité des chrétiens : Service d’information, n. 12 (déc. 1970, IV), p.7 s. (DC 1970, n° 1571, p. 876 et s.) []

  36. Conc. Vat. I : Const. dogm. Dei Filius, chap. 3, Conc. Œc. Decr. 3, p. 807. (Denz.-Schön. 3008). []

  37. Cf. PIE IX, Bref Eximiam tuamASS 8(1874–75), p. 447 (Denz.-Schön. 2831) ; cf. aussi PAUL VI, Encycl. Mysterium fidei, AAS 57(1965), p. 757 s. et L’Oriente cristiano nella luce di immortali Concili, dans Insegnamenti di Paolo VI, vol. 5, Imprimerie Polyglotte vaticane, p. 412 s.[]

  38. Cf. Conc. Vat. I : Const. dogm. Dei Filius, chap. 4, Conc. Œc. Decr. 3, p. 809. (Denz.-Schön. 3020). []

  39. Ibid. []

  40. Ibid., can. 3, Conc. Œc. Decr. 3, p. 811. (Denz.-Schön. 3043). []

  41. JEAN XXIII, Alloc. Pour l’ouverture du IIe Concile du Vatican, AAS 54(1962), p. 792. (DC 1962, n° 1387, col. 1383.) Cf. Conc. Vat. II : Const. past. sur l’Église dans le monde de ce temps Gaudium et spes, n. 62 ; Const. Decr. Decl., p. 780. []

  42. PAUL VI, Exhort. apost. Quinque iam anni, AAS 63 (1971), p. 100 s. []

  43. Cf. Conc. Vat. II : Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, n. 10 ; Const. Decr. Decl., p. 110. []

  44. Ibid., n. 11 ; Const. Decr. Decl., p. 111. []

  45. Ibid., n. 10 ; Const. Decr. Decl., p. 111. []

  46. Cf. PIE XI, Encycl. Ad catholici sacerdotii, AAS 28(1936), p. 10 (Denz.-Schön. 3755). Cf. Conc. Vat. II : Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, n. 10 et Décret sur le ministère et la vie des Prêtres Prebyterorum ordinis, n. 2 ; Const. Decr. Decl., p. 110 s., 622 s. []

  47. Cf. Cf. Conc. Vat. II : Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, n. 28 ; Const. Decr. Decl., p. 145. []

  48. Conc. Vat. II : Décret sur le ministère et la vie des Prêtres Prebyterorum ordinis, n. 3 ; Const. Decr. Decl., p. 625. []

  49. Cf. Conc. Vat. II : Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, n. 24, 27 s. ; Const. Decr. Decl., pp. 137, 143–149. []

  50. Conc. Vat. II : Décret sur le ministère et la vie des Prêtres Prebyterorum ordinis, n. 4 ; Const. Decr. Decl., p. 627. []

  51. Cf. Cf. Conc. Vat. II : Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, n. 11 ; Const. Decr. Decl., p. 111 s. Cf. aussi Conc. de Trente, Session 22 : Doctrine du Sacrifice de la Messe, chap. 1 et 2 ; Conc. Œc. Decr. 3, p. 732–734. (Denz.-Schön. 1739–1743). []

  52. Cf. PAUL VI, Profession de foi solennelle, n° 24, AAS 60(1968), p. 442. (DC 1968, n° 1521, col. 1249 et s.). []

  53. Conc. de Florence : Bulle d’union des Arméniens Exsultate Deo ; Conc. Œc. Decr. 3, p. 546. (Denz.-Schön. 1313). []

  54. Conc. de Trente : Décret sur les Sacrements, can. 9 et Décret sur le Sacrement de l’ordre, chap. 4, et can. 4 ; Conc. Œc. Decr. 3, p. 685, 742, 744 (Denz.-Schön. 1609, 1767, 1774). []

  55. Cf. Conc. Vat. II : Const. dogm. sur l’Église Lumen Gentium, n. 21 et Décret sur le ministère et la vie des Prêtres Prebyterorum ordinis, n. 2 ; Const. Decr. Decl., p. 130, 622 s. []

  56. Cf. Documenta Synodi Episcoporum : I. De sacerdotio ministeriali, pars prima, n. 5, AAS 63(1971), p. 907. (DC 1972, n° 1600, p. 5.) []

  57. Conc. Vat. II : Décret sur le ministère et la vie des Prêtres Prebyterorum ordinis, n. 17 ; Const. Decr. Decl., p. 123. []

  58. Conc. Vat. II : Décret sur le ministère et la vie des Prêtres Prebyterorum ordinis, n. 2 ; Const. Decr. Decl., p. 621. Cf. aussi : []

  59. Documenta Synodi Episcoporum : I. De sacerdotio ministeriali, pars prima, n. 4, AAS 63(1971), p. 906. (DC 1972, n° 1600, p. 5.) []

  60. Cf. Synode des Evêques (1967), Relatio Commiussionis Synodalis constitutae ad examen ulterius peragendum circa opiniones periculosas et atheismum, II, 4 : De theologorum opera et responsabilitate, Imprimerie Polyglotte vaticane, 1967, p. 11 (L’Osservatore Romano, 30–31 oct. 1967, p. 3. — DC 1967, n° 1505, col. 1986.[]

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce document clos cette première mise au point qui servira de réponse à la répétition insistante du pape François notamment en 2023.

Cependant, le pape Bergoglio, dès l’Exhortation Apostolique, Evangelii Gaudium (EG) du 24 novembre 2013, va annoncer le passage de l’Eglise Une, Sainte, Catholique et Apostolique à... l’Eglise du Peuple.

Le paragraphe 111 de EG mérite cependant une attention décisive !

« Tout le peuple de Dieu annonce l’Evangile ».

« L’évangélisation est la tâche de l’Eglise. Mais ce sujet de l’évangélisation est bien plus qu’une institution organique et hiérarchique, car avant tout c’est un peuple qui est en marche vers Dieu. Il s’agit certainement d’un mystère qui plonge ses racines dans la Trinité, mais qui a son caractère concret historique dans un peuple pèlerin et évangélisateur, qui transcende toujours toute expression institutionnelle même nécessaire » (souligné par nous).

Commentaires :

1 « Nous sommes dans « un mystère qui plonge ses racines dans la Trinité, mais qui a son caractère concret historique…qui transcende toujours toute expression institutionnelle même nécessaire ».

2 «  Il s'agit certainement d'un mystère…dans la Trinité » : Le pape dit : « il s’agit certainement d’un mystère. » C’est un peu court !

3 « Caractère concret historique » : Il s’agit du démarquage de la formule de Maritain « idéal historique concret » dans Humanisme Intégral (page 140). Maritain a créé cette formule pour que son système échappe à l’utopie socialisante. Il explique : « Ce que nous appelons un idéal historique concret est non pas un être de raison mais une essence idéale réalisable… une essence capable d’existence et appelant l’existence pour un climat historique donné, répondant par suite, à un maximum relatif de perfection sociale et politique…etc ». Donc ce n’est pas un mystère et la Trinité n’a rien à voir là-dedans !

Qui transcende toute expression instituttionnelle…rejet répété de l’institution, c’est-à-dire de l’Eglise. Appréciez l’adjectif même nécessaire !

La logomachie atteint des sommets et l’emphase creuse ruine le propos.

 

 

 

 

On est loin des déclarations de Jeanne d’Arc à son procès ou de la formule de Bossuet ! « L’Eglise c’est Jésus Christ répandu et communiqué ». 

Dieu est libre de ses dons et il peut donner la grâce hors de l’Eglise mais c’est pour que le sujet qui reçoit une grâce prévenante soit finalement accueilli dans l’Eglise pour y être baptisé. Disons que là encore, le pape a lu Humanisme Intégral car cette thèse (sans la conclusion) figure pages 71 et 72 de Humanisme Intégral.

Mais là où la surprise est à son comble c’est lorsque le pape cite un texte de Benoît XVI à l’appui de sa thèse du peuple mystère !

L’Exhortation, EG, est truffée de citations qui valorisent un texte intellectuellement très pauvre. Et ayant remarqué, une citation de Benoît XVI au paragraphe 14 de EG, fondée sur un détournement de sens (qui donne à penser que Benoît XVI s’oppose et dénonce le prosélytisme dans l’Eglise), nous avons vérifié cette « approbation ».

Elle est tirée d’une méditation de Benoît XVI lors de l’Assemblée du synode des évêques le lundi 8 octobre 2012.

Le pape Benoît XVI explique que l’Evangélisation a pour origine la prière des Apôtres attendant le Saint Esprit. A la Pentecôte Dieu crée l’Eglise : « … Ils ont prié, ils ont attendu, car ils savaient que seul Dieu lui-même peut créer son Eglise et que Dieu est le premier agent… La Pentecôte est la condition de la naissance de l’Eglise …c’est seulement grâce à l’initiative de Dieu que pouvait naître l’Eglise… ainsi aujourd’hui aussi c’est seulement Dieu qui peut commencer, nous ne pouvons que coopérer et le début doit venir de Dieu. »

 

 

à suivre.

Nous reprendrons la suite de la réunion de février 1974 qui selon nous marque la date de naissance de la nouvelle église bergoglienne.

 



16/01/2025
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