Le Terrorisme pastoral

Le Terrorisme pastoral

Depart de L.A. Knight : le Net en parle - Zenit.org - 2

Après la déclaration de remise en ordre du Cardinal Sarah,le Secrétaire du Conseil Pontifical COR UNUM, Monseigneur Dal TOSO indique ici clairement que cette intervention n'est pas qu'un effet d'annonce. Il nous faut donc, à notre niveau, aider au nettoyage des écuries d'Augias.
 
 
==================================================
ZENIT, le monde vu de Rome
Agence d'information
==================================================
 
La vraie charité n’est pas seulement une aide matérielle, par Mgr Dal Toso
 
Secrétaire du Conseil pontifical « Cor Unum »
 
ROME, Jeudi 10 mars 2011 (ZENIT.org) - Si la société veut pouvoir résister au vent, à la pluie et aux tempêtes de la vie, elle doit bâtir ses structures « sur les fondements solides d'un amour authentique, celui de Dieu ».
 
C'est ce qu'explique Mgr Giampietro Dal Toso, nommé secrétaire du Conseil pontifical Cor Unum (le dicastère de la « charité ») en juin dernier. Il ajoute que « la vraie charité consiste à porter l'amour de Dieu au coeur de l'homme » et n'est pas seulement une aide matérielle.
 
 
Dans cet entretien, il explique également pourquoi Jean-Paul II pourrait être considéré comme le « pape de la charité ».
 
Q - Monseigneur, que pensez-vous des conflits qui se déroulent actuellement en Afrique du Nord ?
 
Mgr Giampietro Dal Toso - L'Eglise s'est déjà mobilisée, au-delà de toute considération politique, pour venir en aide aux victimes de ce qui est devenu une réelle urgence humanitaire. Je suis sûr que ces peuples trouveront une issue à leurs conflits, grâce également à l'appui des communautés internationales. Mais, c'est par la formation intégrale de l'homme que l'on peut éradiquer les structures qui continuent à engendrer l'injustice. Dans ce domaine, l'Eglise a la tâche fondamentale de former les consciences par l'évangile.
 
Le cardinal Sarah vient d'être nommé président du Conseil pontifical Cor Unum - après une expérience de plusieurs années à la Congrégation pour l'évangélisation des peuples. De même un sous-secrétaire a été récemment nommé. Pourriez-vous nous dire quelles sont les priorités de cette nouvelle « équipe » ?
 
Poursuivre avant tout dans la voie que le Saint-Père nous a tracée. La mission de l'Eglise doit continuer au-delà des personnes. Ainsi, le Conseil pontifical n'interrompra pas, mais continuera à favoriser, d'une façon toujours plus ample, la diffusion par capillarité de la première encyclique du pape Benoît XVI, Deus caritas est, où se dessine de façon claire, profonde et précise, la tâche de Cor Unum et des organismes caritatifs. En deuxième lieu, nous faisons en sorte que Cor Unum puisse être un soutien pour toutes les organisations catholiques de charité ; qu'il soit l'organe de référence au sein du Saint-Siège pour tous ceux qui, au nom de l'Eglise, se trouvent en première ligne pour venir en aide à leur prochain dans la détresse. Concrètement cela signifie être également présents, au nom du Saint-Père, au milieu des multiples situations d'urgence, partout dans le monde, ainsi que là où il est nécessaire de porter un message d'espérance et une aide concrète.
 
Vous revenez d'un voyage au Burundi, où vous avez accompagné le cardinal Sarah. Vous y avez inauguré une école primaire dédiée au Saint-Père et qui a été construite grâce à la charité du Souverain Pontife. Pouvez-vous nous partager quelques impressions de votre voyage ?
 
Je suis revenu ce matin, tôt, du Burundi (le 7 mars, ndlr). C'est un pays avec un passé douloureux et résolu à tourner la page. Nous avons voulu montrer par cette belle offrande du Saint-Père à quel point l'éducation de la personne humaine est importante et combien l'Eglise veut contribuer à cette tâche pour construire une société nouvelle. C'est pourquoi l'école Benoît XVI a été très appréciée. Lors de l'inauguration, la Conférence épiscopale burundaise était présente presque au complet, ainsi qu'une représentation gouvernementale qualifiée.
 
L'univers des organismes caritatifs catholiques est très varié. Que pensez-vous de cette présence et de ce témoignage de l'Eglise ?
 
Effectivement, cet univers de fidèles qui s'engagent, au nom de l'Eglise, à venir en aide à leur prochain, est extrêmement varié et je dirais très important. Cette variété ne peut être considérée comme un facteur négatif, au contraire. C'est plutôt une richesse. Lors du voyage que notre président a récemment effectué en Haïti, en janvier dernier, à l'occasion du premier anniversaire du tremblement de terre, il a pu constater personnellement à quel point le grand, l'immense travail effectué sur le terrain par les différents organismes catholiques ainsi que par la Caritas Haïti, a été pour ce peuple martyrisé, un phare, un point de référence, presque l'unique source d'espérance concrète pour se sortir d'une situation apparemment sans issue. Il est très important que notre aide matérielle soit accompagnée de la manifestation de l'Amour de Dieu pour chacune de ces personnes. Ceci a été souligné dans les lineamenta, en vue du Synode pour la Nouvelle Evangélisation, publiés ces jou
 rs-ci : La vraie charité consiste à porter l'amour de Dieu au coeur de l'homme. Notre présence ne peut s'arrêter à une aide matérielle; elle doit avoir ce « plus » dont parle le Saint-Père dans son encyclique. Car l'homme possède également une âme qui recherche Dieu !
 
Comment le Conseil pontifical se situe-t-il par rapport à la liste des candidats proposés pour le poste de Secrétaire Général de « Caritas Internationalis » et qui a été présentée récemment à la Secrétairerie d'Etat ?
 
En soi, il n'y a pas grand chose à ajouter. Le cardinal Sarah, lors de la conférence de presse qui s'est déroulée le 22 février dernier à l'occasion de la présentation du Message de Carême du Saint-Père, a rappelé que la réélection de l'actuelle secrétaire générale de Caritas Internationalis - elle est en fin de mandat - a été proposée. Les statuts qui sont en vigueur actuellement, statuts qui ont été voulus par la Confédération elle-même, prévoient que la Secrétairerie d'Etat confirme ou infirme la candidature proposée par une procédure de nulla osta. Après avoir mené une réflexion de concert avec la Secrétairerie d'Etat, il est apparu opportun de chercher un autre profil pour les quatre prochaines années. Ceci ne veut, en aucun cas, nier le mérite du travail effectué par Mme Knight. A maintes reprises, son travail a été apprécié et reconnu publiquement. Le nulla osta est une procédure nécessaire qui permet à ceux qui sont en dernier lieu responsables d'un organisme de donne
 r l'orientation la plus adéquate possible, en vue du bien même de cet organisme. Au cours de ces quatre prochaines années, la Caritas Internationalis abordera des thématiques essentielles pour sa mission comme la réforme des statuts et de son règlement intérieur.
 
Dans un entretien récent, Mme Knight a critiqué le fonctionnement du Saint-Siège. Elle a reconnu également qu'il existait des différences entre son agenda personnel, son emploi du temps et la vision du Vatican. Qu'en pensez-vous ?
 
On peut comprendre qu'après quatre ans de service et de travail professionnel sérieux, Mme Knight ait pris à coeur l'institution et la considère comme la sienne. Mais avoir le regard tourné vers l'avenir implique de ne pas avoir peur d'un renouvellement des fonctions ni de l'approbation des nouveaux statuts, grâce à un consensus élargi, et qui demande un dialogue authentique avec les instances prévues. D'autre part, ses déclarations sur l'absence de convergence de vues avec le Saint-Siège pourraient créer un dommage sérieux à la réputation de Caritas Internationalis, et les fidèles pourraient en être particulièrement touchés.
 
Je voudrais ajouter, en ce qui concerne la manière d'agir, qu'utiliser les moyens de communication pour traiter les problèmes de gouvernement de la Caritas Internationalis n'est pas la meilleure solution pour affronter la pluralité des points de vue. Nous avons ici, non pas un dialogue, mais de la communication à sens unique. Il serait plus simple, pour écouter et proposer ses propres opinions, d'utiliser les moyens prévus à cet effet : Caritas Internationalis a son siège à Rome. Il est à 10 minutes, en voiture, du Vatican. Un représentant de Cor Unum siège dans son Conseil, comme il est souligné dans cet entretien même, et le président de Cor Unum est en lien étroit avec le cardinal secrétaire d'Etat. A ce point il me semble qu'il y a suffisamment d'interlocuteurs et que nous ne refusons pas le dialogue. Cela Caritas Internationalis le sait bien.
 
La béatification du pape Jean Paul II se déroulera au mois de mai. Pourriez-vous nous dire quelques mots à ce sujet ?
 
Jean Paul II peut être considéré, à juste titre, comme le pape de la charité. Son pontificat a été caractérisé par un double aspect : le témoignage concret de la charité et l'annonce explicite du message évangélique. On atteint le coeur de l'homme uniquement par le Christ ! Il voyait clairement cette nécessité ; il y avait une urgence à ramener à Dieu l'homme moderne sécularisé, qui s'était séparé du Seigneur afin qu'il puisse retrouver la vie en plénitude, être pleinement heureux, pleinement réalisé.

Par sa volonté, ce Conseil pontifical s'est vu confié la responsabilité de deux fondations. Celles-ci soutiennent, depuis 20 ans, le développement intégral de populations vivant dans des milieux défavorisés, qui sont exploitées et marginalisées, en Amérique Latine (Fondation Populorum Progressio) ou dans les pays du Sahel, en Afrique (Fondation Jean Paul II pour le Sahel). Le souvenir est encore vif, au dicastère, de la rencontre effectuée en 1999, entre le Saint-Père et ceux qui sont engagés dans les oeuvres caritatives à travers le monde entier. Pour cette circonstance Cor Unum avait réuni à Rome les représentants des différentes réalités ecclésiales. Ceux-ci donnèrent un témoignage, sur la place Saint Pierre, de la force de l'amour de Dieu dans leurs vies ; comment il leur avait été possible de pardonner, d'aimer, de reconstruire, et d'agir en vue du bien de l'autre.

On en revient toujours au concept évangélique de la nécessité de bâtir notre maison, qui représente une société en miniature, sur les fondements solides d'un amour authentique, celui de Dieu. Sinon les structures - selon les paroles mêmes du Christ dans l'évangile de dimanche dernier - ne résisteront ni au vent, ni à la pluie, ni aux tempêtes de notre vie.
 
 
 
===========================================
ZF11031006
10-03-2011
===================================================
Cette nouvelle est de l'Agence ZENIT.



11/03/2011
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 129 autres membres