Le Terrorisme pastoral

Le Terrorisme pastoral

Mgr Stenger dans le texte

Mgr Stenger dans le texte

Nous n’avions pas du tout l’intention de mentionner Mgr Stenger dans notre analyse du synode diocésain. Non par quelque mépris ou pour méconnaître qu’il est le chef (la tête) du diocèse. Mais parce que les lecteurs de ce blog ont pu lire et vérifier ce que nous avons déjà écrit sur l’évêque de Troyes.

L’analyse faite par une personne étrangère au diocèse, d’un passage d’une déclaration de Mgr Stenger en août dernier, nous interpelle.

Elle confirme ce que nous savons et ce qui est implicite dans tout ce que nous avons écrit, à savoir que nous ne comprenons pas comment Mgr Stenger a pu accéder à l’épiscopat. L’herméneutique de la rupture est si flagrante chez lui qu’il en est venu à supprimer la messe du dimanche pour la fête du diocèse. Nous sommes persuadés qu’il ne doit pas y avoir beaucoup de cas semblables dans l’Eglise !

Nous avons écrit ici quelles étaient ses affinités intellectuelles. A travers Pax Christi il s’occupe de tout : de l’Irak, de la Méditerranée, de San Egidio, etc. Avec le CEFAL de l’Amérique latine sans compter les sociétés de pensées comme le Cercle Lamennais. Il est aussi à la pointe de l’écologie pour le compte de l’épiscopat. Et il manifeste ses amitiés avec les juifs et les musulmans.

Seulement il lui manque l’apparat critique, la science réelle pour connaître le fond des idées et des textes. Il n’a pas de colonne vertébrale métaphysique pour juger des choses. Et il donne plutôt l’impression d’être un lecteur assidu de La Croix, du Pèlerin de La Vie et leurs idéologues.

La démonstration qu’en fait Jacques Camredon est sans appel ; c’est pourquoi nous la publions.

 

L’unité épiscopale autour de la prière du 15 août

Monseigneur Marc Stenger,évêque de Troyes, revient, dans le journal L’Est-Eclair, sur la prière du 15 août qui a fait polémique dans les médias. Lesquels ont constaté, tout comme nous (mais nous, pour nous en réjouir), l’unanimité des évêques de France autour de cette prière. Ce qui est une première depuis de nombreuses années. Les médias trouvaient toujours un ou plusieurs évêques pour se désolidariser d’initiatives relevant de sujets sensibles. Il n’y a qu’à penser au problème de l’avortement qui ne suscite pas une seule initiative commune. Cette fois, l’unité a été de mise et il faut remonter à 1984 et à la défense de l’école libre (et encore, certains évêques avaient trainé des pieds…) pour retrouver une telle unanimité. On comprend dès lors ce que craignent nos médias : une unité des catholiques face à un projet du gouvernement pourrait susciter une mobilisation capable de le faire reculer. 100 jours après les élections, voilà qui est menaçant pour la gauche. Certains ont donc tenté de ressortir Mgr Gaillot, que plus personne n’écoute, ou de trouver quelques curés récalcitrants. Certes, il y en a. Mais l’impact n’est pas le même qu’un évêque en fonction.

Mgr Stenger déclare ainsi :

« Ne pas reconnaître le mariage homosexuel ne veut pas dire ne pas les respecter. Simplement, l’Église n’est pas d’accord avec cette conception du couple. Nous ne portons pas de jugement sur les personnes qui font un autre choix, mais il ne faut pas mélanger le niveau social et le niveau spirituel. Nous prenons acte de certaines situations sociales, mais la base de la foi de l’Église, c’est la révélation. Dieu créa l’humain et le fit homme et femme. Il est dit que l’homme quittera son père et sa mère et, avec sa femme, ils ne feront plus qu’un. C’est la base de ce que nous croyons. »

« Toutes les religions du Livre sont du même avis »

« Notre conviction, au sein de l’Église catholique, c’est que pour le bonheur des enfants, il faut un père et une mère. Chaque fois que l’Église défend le couple homme et femme, elle se réfère à ses repères spirituels. Notre prière est un acte de foi. Pourquoi ne pas l’exprimer, simplement, sans pour autant créer une polémique ? D’autant plus que cette position n’a rien de nouveau… »

 

 

 

      Une mauvaise coutume, trompeuse et erronée, s'est installée depuis quelques années, qui consiste à désigner les religions juives, chrétiennes et musulmanes comme des «religions du Livre» (avec Majuscule obligatoire pour souligner le caractère sacré du LIVRE fondateur). Cette manière de s'exprimer n'est évidemment pas innocente de sous entendus complices et de désir exagéré de conciliation jusqu'à l'abdication de ses propres trésors de doctrine. Nous y reviendrons.

Notons déjà, en passant -mais ce n'est pas anodin- que seuls des chrétiens (notamment des évêques vrais ou faux naïfs) s'expriment de la sorte ; personne chez les Juifs ou les Musulmans ne fait l'amalgame des trois religions en les prétendant toutes trois « du Livre ».

Pourquoi ?

Parce que Juifs & Musulmans, eux, ne tombent jamais dans la confusion intellectuelle ni dans l'esprit de capitulation et de connivence au mépris de leurs livres fondateurs. Pour eux, l'Ancien Testament SEUL, et le Coran incréé sont les seuls livres inspirés détenant l'universalité et la plénitude de la Parole Divine. Pour un Juif, le Nouveau Testament et le Coran sont des livres apocryphes, blasphémateurs et usurpateurs de la Révélation. Pour les Musulmans, l'Ancien et le Nouveau Testament ne sont que des préalables, des  préparations imparfaites, voire sacrilèges, à la seule Révélation parfaite, celle du Coran (qui est le sein même de Dieu).

C'est donc par un abus de langage, une méconnaissance de la nature des autres livres prétendus Révélés que certains rapprochent des religions qui sont, de fait, sans commune réelle tradition.

On objectera sans doute : mais les Juifs qui ont aussi l'Ancien Testament, le partagent tout de même avec nous, catholiques.

STOP ! Un livre commun ne fait pas une lecture commune et une compréhension partagée. Car les Juifs lisent l'Ancien Testament d'une lecture charnelle, raciale, élitiste et exclusive (au sens de l'exclusion du salut des non juifs). Ils lisent l'Ancien Testament  au travers du Talmud, comme nous le lisons au travers du Nouveau Testament qui en révèle toute la dynamique prophétique et toute la finalité christique. Avec des lunettes de lecture distinctes les textes ne sont plus communs. Le salut des Juifs vient de leur lignée, de leur sang, le notre vient de la grâce accueillie, universellement dispensée sans acception de nations et de la Filiation trinitaire, par l'Église ouverte à tous.

Quant au Coran, ce livre est suffisamment absurde, contradictoire, incohérent et scandaleux au regards de l'histoire, de la raison, de la morale naturelle et de la carence totale de témoignages crédibles pour être révoqué en doute de Révélation. Quelle valeur peut avoir une pseudo révélation (divine) attestée par un prophète violent, jouisseur, obscène, égocentrique, indigne et ignare quand il  cite la Bible. Quand ni l'auteur, ni la doctrine ne sont saints, la source ne peut être Dieu.

C'est donc par un excès de syncrétisme engendré par la lâcheté, la faiblesse, l'ignorance ou/et la fausse charité dépourvue de vérité que l'on associe les religions « du Livre ».

Ce n'est pas en taisant les différences, les approximations et les invraisemblances que l'on avance vers la compréhension ; fondée sur la confusion, l'erreur ou la dissimulation des obstacles voire leur négation, une telle approche est forcément une méprise : ceux qui ne cèdent RIEN et ne cèlent rien en matière de vérité, l'emportent toujours sur les tièdes et les timorés fussent-ils bien intentionnés.

 

Il y a un seul LIVRE délivré par Dieu à l'homme qui conduit au salut :

la BIBLE,

complète, sans mutilation, sans altération ni soustraction, écrite par des hommes inspirés de Dieu, prêchée par le ministère éclairé de l'Église catholique qui a reçu à cet effet, pouvoir, devoir et savoir.  

 

 



10/11/2012
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