Le Terrorisme pastoral

Le Terrorisme pastoral

Si j'étais journaliste !

 

 

Le pape a-t-il sous-estimé la puissance de la presse ?

 

On peut le penser car la presse étant mondialement à sa dévotion, il a imaginé que cela donnait du temps au temps et qu'il allait pouvoir  inventer une sortie de crise.

 

Si j'étais journaliste, je serais parti immédiatement en Argentine !

N'est-il pas curieux que le passé argentin du pape soit omis en ces circonstances ?

 

N'y a-t-il pas un Argentin courageux, ne craignant pas pour sa vie...

 

Les lecteurs de ce blog savent que nos recherches ont été plus loin et plus profondément que beaucoup d'autres, au coeur de la réalité argentine. La situation actuelle imposait, là encore, d'aller aux sources argentines du "bergoglisme". Les biographes patentés sont bien silencieux, comme à leur habitude.

 

En 1990, un prêtre, Julio Cesar GRASSI  lance une Fondation "LES ENFANTS HEUREUX". Il appartient au diocèse de Moron  du Grand Buenos Aires. Il devient le personnage le plus médiatique de la télévision argentine. Il reçoit des millions de dollars. Le président Menem intervient personnellement dans ce financement. Le père Grassi reçoit durant toutes ces années plus de 6300 enfants.

 

Les grandes fortunes argentines investissent dans ce qui est la plus importantes fondation ayant jamais existé en Argentine. La presse écrira qu'il est "le prêtre préféré des riches".

 

La télévision qui l'a si bien servi lui est finalement fatale.

 

En 2002, il est accusé de pédophilie par au moins deux anciens membres de la Fondation "Gabriel" et "Luis". Le premier l'accuse de viol à l'âge de 15 ans et le second de sévices divers. Partout il clame son innocence.

VINGT, 20 avocats se pressent pour le défendre. Il dira que pendant tout ce temps d'épreuve le cardinal Bergoglio ne lui a jamais laché la main ; ce qui sera démenti par l'entourage du cardinal . L'enquête traîne en longueur et il reste libre jusqu'à sa comparution le 30 octobre 2002. Il est condamné le 21 novembre à 15 ans de prison.

 

Les appuis énormes dont il bénéficie lui permettent de ne pas être emprisonné. Il fait appel en 2010, 2011 et 2013 ; il est alors définitivement condamné à 15 ans de prison.

 

Les évêques argentins sont divisés à son sujet. Ceux qui le connaissent sont favorables à sa condamnation. Une autre partie et le cardinal Bergoglio, alors Président de la Conférences des évêques argentins,  contre toutes les preuves accumulées, continuent de proclamer son innocence.

Sous l'impulsion du cardinal et avec les fonds de la Conférence, on sollicite un juriste , Marcelo Sancinetti, qui fait un rapport de 2600 pages en quatre volumes pour disculper Julio Grassi.

Ce rapport sera sans effet.

 

Durant son incarcération le Père Grassi continue ses trafics. Il bénéficie d'un régime de faveur : télévision , salle de bain privée : trois téléphones mobiles, ce qui est interdit.

 

Mieux encore ! Il garde encore des amis à la Fondation qui lui permettent de détourner une partie de l'alimentation destinée aux  enfants de la rue, (pensionnaires). Cette nourriture, il la revend aux détenus et au personnel de la prison.

 Il est pris et convaincu de détournement de fonds et condamné à deux ans de prison supplémentaires ; le directeur de la prison est renvoyé.

 

Cette affaire est connue de tous et il est clair que contre toute vérité le cardinal Bergoglio s'est lourdement trompé. Exactement comme lors de son voyage au Chili, il a refusé de croire et il a même accusé de calomnie les personnes qui disaient la vérité ! On connaït la suite !

 

PS - Le nom de Grassi ne figure pas dans la nomenclature considérable du biographe de référence, Austen Ivereigh.

 

 

 

 



03/09/2018
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