Le Terrorisme pastoral

Le Terrorisme pastoral

Témoignage actuel qui confirme celui de Lucrecia Rego de Planas: DICTATURE PONTIFICALE

Merci à Yves Daoudal qui reprend Benoit et moi !

 

cronicasdepapafrancisco.com

16 février 2018

Ma

traduction

 

* * *

 

(...)

Au début je ne supportais pas ce blog, trop irrévérencieux me disais-je, que des articles négatifs, ce n'est pas de l'information, mais de la vraie méchanceté qui vise à décrire seulement les aspects négatifs de ce pontificat, alors que - pensais-je - il y a aussi beaucoup de nouvelles positives. J'ai recommencé à le lire quand le titre a été changé [ndt: au début <bergoglionate>, puis <Cronicas de papa Francisco], pensant que l'approche aussi avait changé, et en effet, tout en restant le même en ce qui concerne les chroniques, j'ai tout de suite remarqué

un changement de ton que j'ai commencé à apprécier.

 

Le meilleur, c'est qu'à la longue, ce que je lisais là et qui me dérangeait, je commençai désormais à le constater dans mon activité au sein de la paroisse et en tant que

collaboratrice du Vicariat [de Rome].

 

Ce pontificat divise l'intérieur de l'Eglise, sa révolution endommage la structure doctrinale à l'intérieur de l'Eglise, sa pastorale est utilisée - à tort ou à raison - pour se venger de ceux qui opéraient sous les pontificats précédents, spécialement avec Benoît XVI, et qui le soutenaient dans son Magistère; ces personnes, si elles ne s'adaptent pas, sont systématiquement chassées ou déplacées, en leur retirant des postes importants, ou en tout cas des missions importantes pour le maintien de la pastorale doctrinale de l'Église. Toute personne qui manifeste un léger désaccord avec ce Pontife est éloignée en silence, déplacée sans

préavis.

 

Il y a des personnes qui sont chargées d'enquêter sur les prêtres: ces personnes vont, entrent dans les circuits paroissiaux et recueillent des informations comportementales sur le curé. Et pas pour savoir si

c'est un bon prêtre, moralement parlant, mais s'il critique le pape.

 

Je me rends compte que la seule odeur du complotisme me ferait immédiatement perdre ma crédibilité, mais je ne raconte pas ces faits par ouïe-dire. On commence à s'épancher avec des prêtres, dans une sorte de régime de catacombes, en secret, craignant qu'il y ait des espions dans le coin. Il ne faut pas se laisser saisir par ces peurs parce que c'est précisément ce qu'ils veulent, porter à l'exaspération, tout confiner dans la légende du complot, nous faire passer pour des obsédés, et nous pousser ainsi à démissionner, à partir de

nous-mêmes.

 

Les paroisses se sont jetées avec frénésie dans le progressisme le plus débridé. Tout ce que Benoît XVI avait réussi à freiner, s'est évanoui en quatre ans. J'ai vu des paroisses transpirer pour mettre en pratique Sacramentum Caritatis, tout comme je les ai vues céder ces dernières années à toutes les formes de permissivité, à commencer par les

milieux liturgiques du vicariat.

 

Il y a une sorte de frénésie collective, une ivresse qui me fait peur: j'ai même découvert que, pour augmenter l'affluence au Vatican lors des audiences du mercredi, on a recours à une sorte de bouche-à-oreille pour recruter de tout, je ne vais pas vous dire quoi ou qui, mais tout est organisé. Le bouche-à-oreille - ou l'ordre du Soviet si vous voulez mieux comprendre - est de la "propagande", et l'annihilation de ceux

qui oseraient déplacer ne serait-ce qu'une seule virgule.

 

Je ne fais pas partie des épurés, mais par souci de cohérence et après avoir essayé de résister le plus longtemps possible, après avoir vu des équipes entières chassées et remplacées par des pro-avortements, des pédérastes, et même des gens soupçonnés de pédophilie, je suis repartie avec les larmes aux yeux et au

cœur.

 

J'aime tous les papes, et je ne connaissais pas du tout Bergoglio. J'appréciais son impact, bien que je l'ai découvert timide seulement en apparence; et je l'ai même rencontré à trois reprises à Sainte Marthe où, soit dit en passant, il est faux de dire qu'on peut accéder librement. L'entrée à ses messes du matin, ou seulement pour le rencontrer, ou pour une audience, requiert des contrôles très stricts, beaucoup plus sévères et beaucoup plus difficiles et moins compréhensibles que ceux pour rencontrer Benoît XVI - auquel j'ai

également rendu visite quatre fois dans le cadre de mes activités.

 

Le contrôle est basé non sur le fait que vous pouvez être un terroriste, mais sur le fait que vous ne partagez pas ses idées. Parce que c'est de ça qu'il s'agit. Bergoglio ne poursuit pas de théologie patristique, il n'a aucune pastorale ecclésiale associée à la vraie tradition, il révolutionne simplement l'Eglise avec ses idées, pour lesquelles il a appelé les Jésuites [ndt, vivants: Spadaro, Sosa, Martin - mais aussi morts: Arupe, Rahner, cf. cronicasdepapafrancisco.com...] à la rescousse, et dont il a convaincu la curie et les différents services pour mettre en place le nouveau

cours au Vatican,.

 

Les laïcs qui ne connaissent rien à la théologie et rien non plus à la doctrine, mais qui, ayant un emploi au Vatican, s'intéressent davantage à leur poste, ont subi une sorte de contrôle du fait qu'il y a eu beaucoup de licenciements depuis l'arrivée du nouveau pape, et donc chacun d'entre eux a pensé normal de céder à tout cela si on leur demandait de le faire, afin de conserver leur place. Bien sûr, ce n'est pas Bergoglio en personne qui fait tout cela, mais c'est le climat et, ceux qui le font, ce sont

les gens en qui il a confiance, appelés par lui à exercer ce pouvoir.

 

Je considérais sa réforme comme une véritable inspiration céleste, mais je me suis vite rendu compte que nous étions confrontés à un véritable despote qui de "doux" ne conserve que les attitudes extérieures à réserver aux caméras ou aux gens qu'il croit dignes de confiance, pour se faire dire comment vont les choses

dans le monde.

 

Alors qu'il dénonce le bavardage dans les paroisses, Bergoglio est le roi du bavardage, il s'informe sur les individus, il veut connaître les faits et les détails, il veut connaître les tendances ecclésiales des gens et ceux qui ne figurent pas dans ses registres sont

épurés.

 

La même méthode est également utilisée au Vicariat, qui commence à subir des contrôles de l'autorité fédérale y compris par des moyens informatiques. Comme je figure dans les listes avec nom et prénom, c'est une des raisons pour lesquelles je ne vous écris jamais publiquement. Et je ne veux pas vous effrayer, mais il est certain que votre nom a été signalé parmi les "ennemis du pape", la liste est là, elle existe vraiment, mais elle n'est pas transmise au pape, sauf si c'est important, toutefois, elle sert pour voir

comment on peut vous faire taire, ou comment ils peuvent réagir.

 

Je travaille au sein de l'Église depuis trente ans, fournissant des services dans de nombreux secteurs. Il y a beaucoup de luttes, il y en a toujours eu, mais je n'avais jamais vu une chose pareille. Jamais vu de patrouilles aussi acharnées, destinées à faire taire le magistère des papes prédédents et faire de la propagande sans retenue pour le magistère actuel, le tournant comme une toupie, lui attribuant même des choses qu'il ne dit pas, mais pour lesquelles ils ont la certitude que le pape ne démentira jamais, car il est en

quelque sorte consentant.

 

J'ai écrit deux lettres à ce pape, et une à

Benoît XVI, je n'ai reçu de réponse d'aucun.

 

J'ai rencontré Mgr ***: j'ai pu lui expliquer ce qui se passait (l'année dernière), mais à ses réponses et à son embarras, j'ai seulement compris qu'il ne pouvait pas parler - quand il m'a vu pleurer, peut-être dans un élan de compassion, il m'a embrassée et m'a dit: «Persévérer, il faut persévérer, ceci aussi passera et ce sera le Seigneur qui

jugera tout, priez beaucoup...».

 

Cependant, il m'a aidée à rencontrer Benoît près de la grotte de Lourdes dans les jardins du Vatican, une brève rencontre, je n'ai pas pu lui parler comme j'aurais voulu, mais j'ai eu l'impression qu'il souffrait beaucoup, mais qu'il aurait pu continuer à régner, car il est toujours très lucide et attentif à tout. En pleurant, j'ai pu seulement lui demander: «Sainteté, pourquoi tout cela, pourquoi? Que se passe-t-il et à quoi devons-nous nous attendre?». Et lui, s'arrêtant et me

caressant l'épaule:

«Tout est entre les mains de Jésus et de Marie, ayez confiance et prions beaucoup. Des sacrifices pour cette humanité à la dérive, pour l'Église, pour le Pape, mais tout est entre les mains du Christ, ayez

confiance...».

 

J'ai vu que l'année dernière vous avez cité dans un post ******** [??]: une excellents personne, un saint prêtre, mais ne lui posez jamais de questions sur le pape, il est pointé du doigt, suivi et espionné et on n'attend que l'occasion pour le chasser, il est haï par les bergogliens et personne ne comprend pourquoi le pape a voulu le garder à son poste, ils le détestent, et à l'exception de quelques amis de confiance, il est complètement

isolé.

 

Je ne sais pas si vous connaissez le Cardinal Müller, une personne de grande efficacité mais surtout un saint prêtre, un homme qui prie beaucoup. Lui aussi est dans le collimateur, ses jours sont comptés, les rumeurs qui le veulent bientôt chassé de la CdF sont absolument fondées (ndr: le Cardinal Muller a été chassé de la CdF le 1er Juillet 2017). Le Pape veut transformer la Congrégation "de la Doctrine de la Foi" en "pastorale de la foi", comme cela a été dit depuis un certain temps dans les hautes sphères, avec à sa tête un jésuite fidèle au Pape (ndr: comme par hasard, le Jésuite Luis Francisco

Ladaria Ferrer a pris la tête de la CDF).

 

Je ne sais pas s'il faut rendre public un tel témoignage, il pourrait alimenter la discorde parce que personne ne croirait en ce qui y est écrit, et la chasse à l'auteur commencerait, même s'il est publié anonymement. Tandis que la majorité des gens se diviseraient en différents partis pour et contre son contenu, il y aurait ces "agents fédéraux" qui commenceraient leur enquête pour découvrir le "traître". Du reste, je peux le comprendre, car si je n'avais pas été un témoin direct de ce que je vous ai dit, je n'y aurais pas cru moi-même, en le lisant

d'autres.

 

Ce qui me blesse le plus, c'est la division qui est intervenue

dans ma vie, entre des gens avec qui je travaille depuis des années.

On n'avait jamais vu auparavant un climat aussi sombre et menaçant. Des amis de 15, 20... 30 ans, qui se retrouvent ennemis en quelques mois et pas pour Dieu sait quoi, mais seulement parce qu'ils avaient exposé des critiques et des doutes sur certaines positions du pape, alors que sous Benoît XVI ou même Jean-Paul II on pouvait dire de tout, pourtant la doctrine nous unissait tous, parce qu'avec elle on avait le dernier mot; mais maintenant, la mode veut que la doctrine ne commande plus, et la victoire est à ceux qui, indépendamment de toute raison

saine et légitime, défendent le plus l'icône du pape, de ce pape.

 

Je ne peux interpréter l'étreinte de Mgr *** ou les paroles de Benoît XVI qu'à la lumière de révélations privées comme celles de la Bienheureuse Emmerich sur l'Église et la grave apostasie, ou de La Salette, ou de Fatima dans son troisième secret incomplet; il n'y a pas d'autre explication que cette résistance et cette persévérence dans la croyance que le Cœur Immaculé de Marie triomphera le plus tôt possible. Du reste, je ne peux pas douter que celui qui tient les rênes de l'église, je veux dire le vrai, est le Christ en

personne.

 

Je pense que seuls ceux qui auront persévéré et souffert en ce temps (voir les Franciscains de l'Immaculée) recevront la juste récompense, d'ailleurs en Occident les persécutions contre les chrétiens sont seulment "blanches" [ndt: i.e. sans effusion de sang] et il y en a des milliers, un massacre silencieux, passé sous silence, parce que les persécuteurs, les bourreaux ne sont pas ceux de l'extérieur, ce n'est pas l'Isis [Daesch], mais ce sont des évêques, des cardinaux, du personnel ecclésiastique, clérical et séculier, qui détiennent un pouvoir vertigineux, depuis les télécommunications, jusqu à des diocèses entiers, offices ecclésiastiques et paroisses. Je le répète, en trente ans, je n'ai jamais vu une telle catastrophe dans l'Église.

 



24/02/2018
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