Le Terrorisme pastoral

Le Terrorisme pastoral

Le CCFD a-t-il toujours la confiance de l'épiscopat?

ICI et LA-BAS

 

Au dernier pointage 59 évêques de France soutiennent le combat contre les lois abominables que nous concoctent les socialistes. Comme l’a déclaré M. Vals « c’est une promesse de campagne on ne revient pas sur le principe ». Comme Hérode il ne veut pas se dédire d’une promesse insensée. La tête de Saint Jean-Baptiste roule dans le plat d’Hérodiade. Hollande perdra la sienne électoralement parlant mais il aura été jusqu’au bout de son infamie.

Pour nos évêques il faut se réjouir. Après leur capitulation lors des lois sur l’avortement et la contraception on peut leur attribuer la mention BIEN. Ils sont 120 avec les évêques orientaux. Donc la moitié d’entre eux a fait preuve d’un courage nouveau !

Ce réveil devrait les rendre sensibles à une effarante contradiction et leur faire prendre conscience d’une duplicité bien réelle même si elle est par eux ignorée.

COMMENT DEFENDRE EN FRANCE LA LOI NATURELLE et FINANCER CEUX QUI LA COMBATTENT EN ARGENTINE avec l’argent des catholiques via le CCFD.

Voici les faits. Ils sont irréfutables.

Le Forum Catholique et quelques autres blogs ont rapporté ce qui s’est passé à Posadas en Argentine lors de la XXVII Rencontre Nationale de Femmes du 6 au 8 octobre dernier. Le dimanche 7 en début de soirée quelque 200 « pussy riot » locales ont voulu pénétrer de force dans la cathédrale. Une trentaine, au plus, de jeunes gens et jeunes filles, ont défendu l’entrée. Se tenant par les coudes ils n’ont cessé de réciter des Ave Maria sous les crachats, les insultes, les jets de peintures, les vociférations. Sur certains, les furies ont collé des affichettes les accusant de pédophilie. D’autres les seins nus sont venues se frotter de manières obscènes et cela pendant plus de deux heures. De rage, elles ont barbouillé les murs de la cathédrale avec les slogans que le lecteur imagine ! http://tn.com.ar/tnylagente/violencia-en-en-encuentro-nacional-de-mujeres-en-posadas_276171

Comme pour les jeunes de CIVITAS cette action a été dénoncée par le curé de la cathédrale, Alberto Barros qui, obligé d’interrompre sa messe, a argué que l’action de ces jeunes catholique était inutile puisqu’ il avait fermé les portes…

La police n’est jamais intervenue et l’organisation a fini par regretter ces actions qu’elle a cependant engendrées !

Le 9 l’évêque de Posadas Mgr Juan Rubén Martinez a donné une conférence de presse dans la quelle il a demandé que les auteurs de ces violences soient poursuivis et il a ajouté (je cite d’abord en espagnol) : « Si  lo hubiera hecho a una sinagoga, se hubieron dicho que fue una agresion antisemita. Como fue contro los catholicos no pasa nada ». Si on avait fait ça contre une synagogue, on aurait dit que c’était une agression antisémite. Comme c’était contre les catholiques, il ne s’est rien passé.

Voilà un langage connu de la christianophobie !

Pour bien comprendre ce qu’est cette violence, voici quelques titres des 55 forums organisés lors de ces rencontres : Femmes et féminisme, Femmes et sexualité, Femmes et lesbianisme,  Femmes droits sexuels et génériques, Femmes contraception, avortement ; stratégie pour l’accès à l’avortement légal, sûr et gratuit, femmes et études du « genre », femme et religion (contre l’ingérence de l’Eglise), Femmes et bisexualité.

Il a été beaucoup question aussi du « matrimonio egualitario », euphémisme local pour mariage homosexuel. Le problème de l’adoption est aussi posé !

Parmi les promoteurs et les organisateurs deux associations financées par le CCFD « qui a plus que jamais le confiance de l’épiscopat ».

INCUPO (Institut de culture populaire),  d’inspiration chrétienne, nourri de la pensée révolutionnaire de Paulo Freire et qui par le passé a mobilisé ses membres pour ce genre de manifestations.

INDESO-MUJER bien connu des lecteurs de Terrorisme Pastoral (voir la video).

Cette association a une participation active dans ces rencontres depuis la première en 1986. Elle s’est particulièrement distinguée lorsqu’elle a eu lieu à Rosario, fief de INDESO MUJER en 1989. C’est dans les locaux de INDESO MUJER que les Safinas ont trouvé un lieu de réunion et les moyens de développer la communauté lesbienne de Rosario et au-delà en 2003

INDESO Mujer affiche toujours sont financement par le CCFD.

Nous demandons aux évêques de faire preuve du même courage ICI et LA-BAS et de cesser de financer les acteurs principaux du  « matrimonio egualitario » là-bas.

 

 



25/10/2012
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