Le Terrorisme pastoral

Le Terrorisme pastoral

Basilique Saint-Denis et droit canonique

Basilique Saint Denis et droit canonique

 

L’excellent abbé Barthe a très bien expliqué que l’intrusion tonitruante de la manifestation téléguidée par les insoumis et des collectifs de sans- papiers, n’avait été l’occasion d’aucun sacrilège ni d’aucune profanation. (voir la video http://www.fdesouche.com/972661-saint-denis-93-des-clandestins-et-des-militants-dextreme-gauche-envahissent-la-basilique-la-messe-du-dimanche-soir-annulee

 

 

Seuls quelques fidèles n’ont pu avoir leur messe du dimanche.

 

On peut reprocher aux politiques qui se sont manifestés d’avoir employé ces mots auxquels ils ne donnaient aucun sens canonique. Ils ont employés des mots forts, hors du sens canonique, pour montrer leur répulsion devant un acte qui blessait profondément leur attachement à la France profonde, celui qui vient de nos rois. Même s’ils ne semblent pas vraiment attachés aux valeurs de cette France-là. C’est un reste d’enracinement qui n’est pas blâmable.

Alexis Lacour de l’Express interprète la situation pour bien montrer que nous sommes à l’heure de la laïcité : «  L’Eglise a rempli l’une de ses fonctions symboliques actuelles très forte qui est d’être un asile, oui absolument, qui est d’être l’arche offert aux pauvres et aux sans-abris. Si on n’aime pas ce catholicisme-là, on n’a qu’à en pratiquer un autre en secret, mais on n’embête pas tout le monde avec ces récriminations et ces vociférations ». « La fachosphère essaie d’instrumentaliser ce micro événement »

 

Ce micro- événement nous a poussés à des considérations d’ordre historique :

D'une révolution maçonnique à l’ autre 1789-1905 ;

De l'exil de 1791 à celui de 2018.

 

 

 

D’une révolution maçonnique à l’autre 1789-1905.

 

 

Selon certains chiffres, il y avait en France en 1789, 18 métropoles ecclésiastiques et 108 diocèses. (Les frontières de la France ne sont pas celles d'aujourd'hui). Selon d'autres sources, pour le même nombre de métropoles, il y avait 117 diocèses.

Le nombre d'évêques ayant abandonné leur diocèse en 1789 et 1790 est de 11. De 1791 à 1796 il est de 97 ; 97+11= 108.

Nous n'avons trouvé qu'un évêque qui ait payé le prix du sang : Mgr de Hercé, évêque de Dol aumônier de l'armée catholique de Quiberon, fusillé par les bleus en 1795.

 

Si quelque lecteur a des informations sur un évêque resté à la tête de son diocèse à cette époque je suis preneur.

 

L'évêque d'Anger, Mgr de Lorry, qui a refusé de prêté serment quitte son diocèse deux mois après l'installation de l'évêque constitutionnel en mai 1791. Il se réfugie à Paris où il meurt en 1803. Il se défendra devant le tribunal révolutionnaire de n'avoir jamais eu de relations avec son ancien diocèse depuis son départ.

 

Sauf information contraire, on peut donc dire sans risque d'erreur que la très grande majorité, pour ne pas dire la totalité, des évêques français s’est enfuie pour sauver sa vie. Ils ont abandonné leur troupeau pour l'Angleterre, l'Espagne ou l'Allemagne.

On connaît l'expression « curé réfractaire », celui qui refuse de signer successivement les trois serments ; on ne connaît pas l'expression « évêque réfractaire ».

 

Pour autant que les études le montrent, ces évêques étaient cultivés, connaissaient le latin, adressaient des mandements à leurs ouailles plusieurs fois par an dont l'orthodoxie était irréprochable.

Le gallicanisme et le jansénisme qui les infectaient parfois, a certainement été à l'origine de l'affaiblissement de leur volonté, mais ils restaient attachés au Pontife Romain et à l'Eglise catholique.

Ils n'étaient pas tous mondains comme une certaine littérature s'est plu à le raconter.

 

Quelles que soient leur motivations, ils ont déserté la vigne du Seigneur et le troupeau confié à leurs soins. Ils ont abandonné le royaume très chrétien et leur diocèse. Ils ont choisi l’EXIL.

 

Cette lâcheté insigne se renouvellera quand la République chassera les religieux à la fin du XIX ème siècle et trouvera son achèvement par la capitulation de 1905.

 

 

De l’exil de 1791 à celui de 2018

 

Aujourd'hui, les évêques, certes à quelques exceptions près, ont aussi choisi l' EXIL. Certes ce n’est pas le même mais il est pire.

 

Ils n'ont pas été menacés de mort, certains ont même reçu la légion d'honneur. Ceux qui ont suivi une formation ecclésiastique véritable l'ont abandonnée ou la tiennent pour dépassée et inopérante dans le monde moderne. Ils ont choisi la justice sociale d'abord et pas celle de Dieu. Comme leurs ancêtres jureurs ils se sont alignés sur le pouvoir politique qui leur permet de briller, d'être en phase avec les exigences de la lutte contre la pauvreté, pour les immigrés et l'écologie.

Mardi prochain dans le diocèse de Troyes juste avant la messe chrismale le thème de réflexion c'est l'immigration. Pas l'apostolat en vue de la conversion, mais leur insertion dans notre société pourrie qui tue les enfants à naître. Vous avez lu la déclaration allusive de Mgr Pontier sur le MRJC. C'est un modèle du genre qui nous aide à comprendre à quelle Cité les évêques appartiennent.

 

Personne ne leur a mis un couteau sous la gorge ! Plus que leurs ancêtres de 1789, ils sont mondains, ils appartiennent au monde condamné par le Christ. De ce monde qui ne veut pas de Dieu ni de son Christ.

Le vrai succès de la Révolution ce n'est pas cette centaine de fuyards de 1789, ce sont ces deux cents (avec les émérites), évêques qui n'ont plus aucune attache avec la Royauté de Notre Seigneur Jésus Christ.

 

Leur Eglise, c'est « la SOCIALE » comme on disait en 1930 ! Ils peuvent tout renier, ils ne risquent rien.

Ils sont définitivement coupés d'une France qu'ils regardent mourir et qu'ils voudraient voir disparaître pour laisser la place à la fraternité universelle.

Donc il n’y a pas eu de sacrilège ni de profanation selon le code de droit canonique puisque les personnes compétentes le disent.

 

En fait, il s’agissait d’un acte politique. Ne voir dans l’envahissement de la cathédrale qu’un déploiement de banderole par des excités en mal de publicité me semble un peu court !

 

Les évêques ont subi « volens, nolens », une lobotomie culturelle. Ils n’appartiennent plus à une cité charnelle, et oubliant toute espèce de catholicité, ils anticipent un monde magique, celui du vivre ensemble. Est-ce une excuse si le pape François n’est pas Pie VI ?

Ils ne peuvent pas mériter le titre de « defensor civitatis », ils se sont EXILES volontairement des deux cités spirituelle et temporelle, de la cité de Dieu et de la cité des hommes.

 

On a eu les « femens » à Notre-Dame, on a les sans-papiers, immigrés et autres insoumis à Saint-Denis. (sans oublier l’immonde offense à la Vierge Marie à La Madeleine) »…La christianophobie s’installe partout sans émouvoir l’Assemblée des évêques. En 1793, le même délire s’est achevé à Notre-Dame avec le culte de la déesse Raison… et il n’y avait pas l’Islam !

 

 

 

 

 

 



26/03/2018
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