Le Terrorisme pastoral

Le Terrorisme pastoral

La CEF (Conférence des évêques de France) - 2

La CEF  (Conférence des évêques de France) – 2

 

Nous nous intéressons à la CEF en tant que société de pouvoir orientée exclusivement en faveur de projets qui subvertissent la société française. Ces projets s’identifient à ceux des partis politiques au pouvoir, à ceux des européistes et des mondialistes. Cela depuis plusieurs décennies. Pour ces projets, la CEF dispose d’hommes et de femmes sélectionnés pour leur appartenance idéologique et  leur modernisme, (adaptation permanente de la religion catholique au monde). La CEF se caractérise par ses choix idéologiques, ses appareils, sa prétention au gouvernement totalitaire qui exclut tous ceux qui n’appartiennent pas au sérail. Par leur dureté, les temps que nous vivons, font émerger une réalité que, seul, Jean Madiran a explorée en son temps. Nous n’avons ni sa science, ni sa culture, ni son talent. Nous voudrions seulement que les catholiques  soient informés pour combattre efficacement la Révolution et son mode opératoire spécifique dans l’Eglise catholique en France.

En tant que laïcs nous sommes attentifs à tout ce qui intéresse les questions politiques qui relèvent de notre compétence et de notre jugement pour le bien commun français. Or depuis sa création en 1964, au moment du Concile Vatican II, la CEF n’a cessé d’orienter de façon partiale le catholicisme français dans les ornières, mieux les fondrières, de l’idéologie socialo-mondialiste. Hier c’était le mondialisme des sociaux- démocrates, style Delors, aujourd’hui c’est le mondialisme à la sauce européenne.

 

Statut canonique de la CEF

 

 

Le statut des conférences des Evêques est régi par le droit canon. (Code, livre II article 447 et suivants). Aussi lorsqu'un prêtre du diocèse de Toulon rappelle que la CEF n'est pas l'Eglise de France, cela paraît une incongruité à beaucoup étant donné le « suivisme  aveugle » de la majorité des évêques.

 

Can. 447 - La conférence des Évêques, institution à caractère permanent, est la réunion des Évêques d'une nation ou d'un territoire donné, exerçant ensemble certaines charges pastorales pour les fidèles de son territoire, afin de mieux promouvoir le bien que l'Église offre aux hommes, surtout par les formes et moyens d'apostolat adaptés de façon appropriée aux circonstances de temps et de lieux, selon le droit.

 

Can. 455 - § 1. La conférence des Évêques ne peut porter de décrets généraux que pour les affaires dans lesquelles le droit universel l'a prescrit, ou lorsqu'une décision particulière du Siège Apostolique l'a déterminé de sa propre initiative ou à la demande de la conférence elle-même.

 

Can.455 - § 4. Dans les cas où ni le droit universel ni une décision particulière du Siège Apostolique ne concède à la conférence des Évêques le pouvoir dont il s'agit au § 1, la compétence de chaque Évêque diocésain demeure entière, et ni la conférence ni son président ne peuvent agir au nom de tous les Évêques, à moins que tous et chacun des Évêques n'aient donné leur consentement.

 

La CEF par elle-même

 

 « Le rôle de la Conférence des évêques de France.

 

Le contexte historique, institutionnel, culturel, social et politique est en partie commun à l’ensemble des diocèses français. C’est pourquoi les évêques ont besoin de cet organisme qui, au niveau national, leur permet d’échanger entre eux sur les questions touchant la proposition de la foi dans les diocèses français. Cet organisme leur permet également de réfléchir ensemble sur des sujets sociétaux, sociaux, éthiques, etc.

 La Conférence épiscopale répond donc d’abord à un objectif de collégialité au service de l’Église catholique en France et de la société française. Elle a également un rôle de représentation auprès des pouvoirs publics et des médias.

Cependant, son autorité est une « autorité de service », autrement dit la Conférence épiscopale n’est pas un échelon intermédiaire entre le pape et les évêques : l’entière compétence de chaque évêque dans son diocèse demeure sauve. »

 

Retenons : « échanger sur les questions touchant la proposition de la foi », « réfléchir ensemble », « objectif de collégialité », « représentation auprès des pouvoirs publics et des médias », « autorité de service ».

 

Nous avouons ne pas savoir ce qu’est « un objectif de collégialité ».

 S’agit-il d’un mode opératoire pour  amener tous les évêques à dire la même chose ?

 Qu’est-ce que la représentation auprès des médias ? Le porte-parole de la Conférence reçoit-il une fois pour toutes un quitus de tous les évêques pour tout ce qu’il dit ? En fait les évêques, clercs et laïcs à la tête des commissions et autres instruments de pouvoir déclarent ce qu’ils veulent quand ils veulent. On n’a jamais vu ni entendu un quelconque évêque reprendre son voisin ! Tout le monde cohabite dans le n’importe quoi. On relira avec le plus grand soin le livret de Jean Madiran, « La trahison des commissaires », pour avoir une idée sur ce que veut dire ‘une autorité de service’.

 

La représentation auprès des pouvoirs publics est une chasse bien gardée. A côté des multiples services et commissions dont nous parlerons, il existe, en effet, une instance, officielle de dialogue entre l’Etat et l’Eglise catholique. Elle est connue sous le nom de « Instance Matignon ».

 

RAPPEL : La personne en charge des affaires politiques au Conseil Famille et Société, est l’illustre Monique Baujard. C’est dire le niveau du catholicisme  de ce Conseil ! En définitive, il faut s’assurer que la Conférence épiscopale, ainsi que ses organismes, fonctionne chaque fois plus comme un organe propulseur de la sollicitude pastorale des évêques dont la principale préoccupation doit être le salut des âmes qui est aussi la mission fondamentale de l’Église » (Benoit XVI)

 

« En 2002, sous le gouvernement de Lionel Jospin, la décision de réunions régulières entre le Premier Ministre, les ministres concernés et les représentants qualifiés de l’Église catholique a été prise afin « d’aborder, analyser et si possible résoudre les problèmes qui peuvent apparaître dans les relations entre l’Église et les pouvoirs publics », comme le rappelait alors le Cardinal Ricard lors de l’Assemblée Plénière de novembre 2002. En cette instance sont également abordées les questions d’actualité.
Le Premier Ministre, les ministres concernés, le
Nonce apostolique, le Président, les vice-présidents et le Secrétaire général de la CEF en sont membres. Le secrétaire de l’Instance est désigné par la Nonciature. »

 

Actuellement sont donc membres de cette instance : Mgrs, Pontier, Delannoy, Carré et Ribadeau-Dumas.

 

La neuvième réunion de «  l’instance Matignon » a eu lieu le 20 janvier 2013. Voici le compte rendu officiel.

« Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a présidé jeudi 21 février 2013 la neuvième séance de l’instance de dialogue entre le Gouvernement et l’Eglise catholique en France.

La réunion a associé le ministre de l’intérieur, chargé des cultes, et les ministres des affaires étrangères, de l’éducation nationale, de la justice, des affaires sociales et de la santé, de la culture et de la communication, de l’enseignement supérieur et de la recherche, des droits des femmes, de la famille.

Mgr Luigi Ventura, Nonce apostolique, conduisait la délégation de l’Eglise catholique en France, composée du cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, président de la Conférence des évêques de France, Mgr Hippolyte Simon, archevêque de Clermont, vice-président, Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Lille, vice-président, Mgr Bertrand de la Soujeole, secrétaire de l’instance de dialogue et Mgr Antoine Hérouard, secrétaire général de la Conférence des évêques de France….

Les débats ont ainsi porté sur la présence cultuelle dans les lieux de rétention, dans les établissements pénitentiaires et dans les hôpitaux. Ont également évoquées les questions liées à l’accès au séjour des religieux étrangers, à l’utilisation culturelle des édifices cultuels et à la reconnaissance des diplômes universitaires. Le Gouvernement a rappelé l’importance qu’il attache à la liberté de conviction et à la liberté de religion dans le monde. Enfin, un échange est intervenu sur les questions de société. »

 

Au sortir de cette réunion le premier ministre J.M. Ayrault avait parlé de laïcité apaisée. Evidemment c’était une tarte à la crème.

 La référence « laïcité » de la république est essentiellement mouvante. C’est, dit le Conseil d’Etat, un « mouvement perpétuel » et  dans son dernier rapport sur la laïcité du 5 février 2004, on peut lire : « Des incompatibilités existaient aussi, et persistent pour partie à exister, entre la vision du monde héritée du christianisme et celle qui s’est forgée au siècle des Lumières, puis consolidée à l’occasion des luttes révolutionnaires et sous l’influence du rationalisme et du positivisme tout au long du XIXème siècle. Face à cette situation, il est de la responsabilité de l’Etat de fixer, si cela est nécessaire, pour éviter qu’il soit porté atteinte aux valeurs fondamentales dont il se réclame, des bornes aux exigences des religions et autres croyances. »

Aussi bien Mgr Vingt Trois que Mgr Brunin et d’autres, comme par exemple les dames de l’épiscopat …font aussi référence aux « Lumières ». Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, comme disait Voltaire ! Et Mgr Hérouard est membre à cette date du club mondialiste le plus sélect de France  « Le  Siècle » !!! Il est aujourd’hui le supérieur du séminaire français à Rome !!!!!!!

 

La réunion de 2014 était prévue pour le 27 mai dernier à 11h 30 ; elle a été reportée sans que nous sachions si une date nouvelle a été arrêtée.

L’INSTANCE MATIGNON de la CEF apparaît comme une chambre d’enregistrement pour une laïcité apaisée ; c’est tout un programme ! (Voir nos articles notamment ceux concernant Mgr Vingt-Trois).

 

Remarques

Une première remarque s’impose. Les grandes manifestations pour la défense de l’ordre naturel et chrétien ont reçu de la part des pouvoirs publics et de la CEF une fin de non-recevoir. (Ce qui ne veut pas dire que tous les évêques de France ont eu la même attitude). Cela veut dire que l’archevêque de Paris a décrété que ce n’était pas une affaire politique.

Ce constat sans équivoque montre qu’aucune instance de laïcs catholiques en charge du temporel, n’a été en mesure de demander des comptes à la CEF. Ce constat est valable pour les activités de Mgr Pontier, de Mgr Brunin et de Monique Baujard.

Deuxième remarque : les meilleurs sites d’information catholique se contentent  toujours de la même attitude : « Comment cela est-il possible ? ». La reculade de Mgr Pontier sur l’affaire  Fabienne Brugère est purement tactique. Cette victoire n’ayant été suivie d’aucune détermination d’un pouvoir constitué de laïcs catholiques face au soviet de la CEF, rien n’a changé.

A suivre …

 

 

 

 



19/08/2014
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