Le Terrorisme pastoral

Le Terrorisme pastoral

Les jésuites et l'homosexualité aux Etatas-Unis

Que s'est-il passé aux Etats-Unis, personne ne nous dit rien !

 

La dérive à laquelle nous assistons, les révélations qui s'enchaînent, la mise en cause du pape François nous obligent à trouver la ou les raisons qui ont conduit à cet épisode dramatique et inédit de l'histoire de l'Eglise.

 

L'effet est nécessairement proportionné à la cause. Si le cardinal Napier d'Afrique du Sud peut dire, avec d'autres, qu'il y a un réseau homosexuel dans l'Eglise, on doit pouvoir en trouver les origines, au moins fragmentaires et suffisantes pour établir une origine certaine. S'il y a des fumées de Satan c'est qu'un feu a été allumé quelque part.

Les Etats-Unis constituent à n’en pas douter un champ d’investigation intéressant.

 

La société américaine à travers des influences multiples a certainement été, et est encore porteuse de courants qui ont sans aucun doute engendré des dérives d'une rare immoralité.

 

Mais il s'agit de l'Eglise catholique et nous cherchons par choix de ce côté.

 

Mais avant d’aller plus avant il est indispensable de réfléchir à la crise globale qui atteint l’Eglise catholique dans son ensemble. Cette effroyable catastrophe a selon notre analyse trois causes.

Une cause philosophique et par conséquent théologique dont l’origine est européenne. On peut l’appeler le modernisme européen dont les représentants principaux sont dominicains et jésuites. Ce sont les maîtres du Concile et de ses conséquences. Ils sonnent la ruine des études théologiques et des épiscopats qui sont totalement incapables de se défendre et sont le plus souvent complices.

 

Une cause latino-américaine avec les théologies de la libération. Ce sont les jésuites et quelques autres qui en sont les artisans. L’épisode « marxisation » terminé, la dernière chrétienté explose littéralement sous la déferlante « église des pauvres ».

 

Une cause nord-américaine qui atteint son paroxysme aujourd’hui. Pourquoi ?

 

L’Europe conciliaire va largement déborder les frontières et se répandre en Amérique- latine. Tous les acteurs des théologies de la libération sont passés par les universités pontificales d’Europe. Ce que l’on nous vend comme un original d’Amérique- latine est une copie locale des prêtres ouvriers et des mouvements d’action catholique dégénérés.

 

Les Etats-Unis dans ce tableau ne sont pas sensibles à la dérive intellectuelle même si tous les jésuites modernistes ont une aura non négligeable et que leurs universités accueillent tous les révolutionnaires ennemis de Rome. Que s’est-il passé à la réunion de l’université jésuite de Santa Clara en 1967 ?

 

Le terreau américain n’est ni principalement intellectuel ni en proie à la révolution des classes sociales.

En revanche l’immoralité s’y développe à l’occasion des grandes remises en question de la société de consommation. C’est là que va naître la révolution sexuelle et ses dérivés. La chrétienté américaine qui avait vaincu « l’américanisme » renaît sous les coups de prêtres modernistes. Leur nouveau credo est la celui de la libération sexuelle.

Qui se souvient aujourd’hui du père Louis B. Twomey et de son influence qui commence en 1949 ! De la diffusion des thèses de l’Eglise hollandaise en 1972 par le jésuite J. Dennis Willigan ! Qui nous a raconté les turpitudes intellectuelles et théologiques du jésuite John W. O’Malley publiée en 1971 dans la revue Jesuit Theological Studies ?

 

Où étaient nos lanceurs d’alerte ? Nos évêques pour nous protéger de ces fléaux ?

 

Le Concile a vu le père John Courtney Murray plaider une liberté de conscience sans limites. Le père Joseph Drinan, jésuite, en 1970, doyen de la Faculté de droit de la Compagnie de Jésus à Boston devient représentant au Congrès de l'aile libérale-radicale. Dans sa circonscription il vote contre les catholiques. Il s'oppose à l'anti-communisme nord-américain et il vote pour l'avortement car il ne veut pas imposer son choix religieux dans l'enceinte du Congrès.

 

En 1969, le père John MacNeil, jésuite, commence à publier en Californie ses premiers travaux justifiant l’homosexualité. Lorsque son livre, «The church and the Homosexual »  sera enfin censuré par Rome en 1976 il faudra abolir la permission d’imprimer qui lui avait été donnée par ses supérieurs !

 

Il est en relation avec un père de l’ordre de Saint Augustin Patrick Nidorf. C’est là en Californie, que va naître « Dignity » association qui accueille les « déviants ». Dignity sera (est), une association se prétendant catholique homosexuelle ! Quand le 9 mars 1987, le cardinal archevêque de New York, John O’Connor supprimera la scandaleuse messe pour les homos célébrée à Saint François-Xavier il sera vilipendé aux cris de rassemblement universel : « We are the Church » Nous sommes l’Eglise » ! Dignity aura des messes à Londres à église de l’Immaculée Conception ; à Toronto à Notre Dame de Lourdes et à la cathédrale de Seattle !

 

La liste est longue…Si aujourd’hui les jésuites sont au premier plan de la crise de l’Eglise il y a une raison objective. Il faudrait s’en souvenir et ne pas seulement commenter la triste litanie des événements nord-américains.

 

 



10/09/2018
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