Le Terrorisme pastoral

Le Terrorisme pastoral

Réforme bergoglienne - Jusqu'où ira-t-elle ?

 

REFORME BERGOGLIENNE – JUSQU’OU IRA-T-ELLE ?

 

 

 

 Réforme bergoglienne - Jusqu'où ira-t-elle ?

 

 

Avant d'aborder notre troisième chapitre sur « la dissimulation », nous ne pouvons passer sous silence la catastrophe qui vient de s'abattre sur l'Eglise catholique.

Le pape François a accepté la démission du Grand Maître de l'Ordre de Malte!

 

L'Ordre est le plus prestigieux et le plus ancien Ordre caritatif de l'Eglise catholique.

 

Voulant abattre la résistance du Cardinal Burke, le pape fait ainsi d'une pierre deux coups.

Non seulement il élimine le Patron de l'Ordre, mais il s'empare de l'Ordre lui-même en prenant le pouvoir par commissaire interposé.

L'exercice de la charité par l'Ordre de Malte est insupportable au pape. Derrière les compliments il y a une volonté de détruire ce bastion de la Tradition sa pratique, sa noblesse, sa puissance, son indépendance. L'oeuvre de charité la plus prestigieuse ne peut échapper  à la grande réforme, ni à la création de la nouvelle l'Eglise !

 

 

 

Article très complet et très circonstancié de Riposte Catholique

 

 

 

 

Malte et le Saint-Siège : premiers commentaires…

26 janvier 2017 / 7 commentaires

                       

Voici, d’abord, la traduction de la version anglaise du communiqué officiel de l’Ordre de Malte diffusé autour de midi hier 25 janvier :

« Le Grand Magistère de l’Ordre souverain de Malte annonce que le Grand Maître Fra’ Matthew Festing a convoqué une session extraordinaire du Souverain Conseil le 28 janvier 2017 pour l’acceptation de [ou à fin d’accepter] sa renonciation à la charge de Grand Maître. Ceci conformément à l’article 16 de la Constitution [ou Carta Costituzionale] de l’Ordre souverain de Malte ».

Que dit l’article 16 de cette charte constitutionnelle :

« La renonciation à la charge de Grand Maître doit être acceptée par le Souverain Conseil et communiquée au Saint-Père sous peine d’être sans effet » (en italien, langue officielle de l’Ordre : « La rinuncia all’officio di Gran Maestro deve essere accettata dal Sovrano Consiglio e comunicata, a pena di inefficacia, al Santo Padre »).

Le communiqué d’hier de la Salle de presse du Saint-Siège (voir ici) stipulait que le « 24 janvier 2017, lors d’une audience avec le Saint-Père, Son Altesse Fra’ Matthew Festing a démissionné de ses fonctions de Grand Maître de l’Ordre souverain militaire de Malte ». Cette rédaction est ambiguë. Le Grand Maître n’a pu qu’accepter de présenter sa renonciation au Souverain Conseil de l’Ordre, accédant ainsi à la demande du Souverain Pontife. Constitutionnellement parlant, le Grand Maître ne peut pas remettre sa renonciation directement au Pape : c’est le Souverain Conseil qui, après l’avoir acceptée, communique cette renonciation au Saint-Père. Que se passerait-il si, par improbable, le Souverain Conseil refusait la démission du Grand Maître ? Rappelons toutefois que le Souverain Conseil avait soutenu la décision du Grand Maître de limoger le baron Albrecht von Boeselager, Grand Chancelier de l’Ordre, pour des affaires troublantes de distributions de préservatifs au Myanmar et en Afrique.

Le communiqué de la Salle de presse présente encore une autre impropriété puisqu’il précise que le « 25 janvier, le Saint-Père a accepté sa démission ». Le Pape n’a pu qu’accepter que le Grand Maître présente sa renonciation au Souverain Conseil. La rédaction du communiqué pourrait laisser entendre que le Grand Maître aurait démissionné entre les mains du Souverain Pontife, et qu’il ne serait plus en fonction, ce qui est faux : il l’est toujours au moins jusqu’à ce samedi 28 janvier.

Le communiqué dit encore que le « gouvernement de l’ordre sera assuré ad interim par le Grand Commandeur ». C’est, en effet, ce dont dispose l’article 17 § 1 de la charte constitutionnelle de l’Ordre : « En cas d’empêchement permanent, renonciation ou mort du Grand Maître, l’Ordre est régi par un Lieutenant Intérimaire en la personne du Grand Commandeur qui peut accomplir les actes d’administration ordinaire jusqu’à la cessation de la vacance de la charge », c’est-à-dire jusqu’à l’élection d’un nouveau Grand-Maître.

Demeure le grand “mystère” de l’annonce par la Salle de presse de la nomination « d’un délégué pontifical » … Quels seront son rôle et son autorité dès lors que le Pape dispose déjà, auprès de l’Ordre, d’un cardinal patronus chargé « de promouvoir les intérêts spirituels de l’Ordre et de ses membres et d’entretenir des relations avec le Saint-Siège » ?

Peut-on voir dans cette nomination, comme l’écrivait hier Ed Condon dans le Catholic Herald, la « destruction » par le Saint-Siège de « la souveraineté de l’Ordre de Malte », de « l’annexion d’un pays par un autre » [sic] ? On ne saurait l’affirmer, d’autant plus que l’Ordre de Malte n’est pas un “État” au sens strict du mot mais une entité souveraine : il est subordonné au Saint-Siège comme ordre religieux mais dispose d’une souveraineté propre dans la communauté internationale et est sujet du droit international un peu au même titre qu’une ONG : on devrait alors préciser que l’ordre dispose d’une personnalité en droit international particulier mais non en droit international général.

Il faut évoquer ici la crise de 1951 lorsque Pie XII mit pratiquement l’Ordre sous tutelle du Saint-Siège en chargeant une commission de cardinaux de le diriger. Devant la protestation du Grand Maître de l’époque, le Souverain Pontife institua le 10 décembre 1951 un tribunal spécial composé de six cardinaux afin de dire le droit. Il fallut attendre le 24 janvier 1953 pour obtenir son jugement. Le tribunal reconnaissait la qualité souveraine de l’Ordre qui donc jouissait de certaines prérogatives en tant que sujet du droit international, mais il rappelait que l’Ordre de Malte n’était pas un État en tant qu’ordre religieux approuvé par le Saint-Siège, encore que cette qualité d’ordre religieux ne s’applique qu’aux seuls chevaliers ayant fait leurs vœux, c’est-à-dire à une minorité des membres de l’Ordre…

 

 

Pour ceux de nos lecteurs qui lisent l’anglais  article Life SITE NEWS

 

The ideological purge at the Vatican

Phil Lawler

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cardinal raymond burke , fra’ matthew festing , knights of malta , pope francis

January 25, 2017 (CatholicCulture.org) – For most of us, who are not Knights of Malta, the resignation of the group’s grand master will have little immediate impact. But the unprecedented papal intervention into the affairs of that venerable body fits into a pattern that should, at this point, worry all faithful Catholics. Under Pope Francis, the Vatican is systematically silencing, eliminating, and replacing critics of the Pope’s views.

During the reigns of Popes John Paul II and Benedict XVI, “progressive” Catholics frequently complained about a crackdown on theological dissent. On the rare occasions when the Congregation for the Doctrine of the Faith issued a warning about a wayward theologian’s published works, there were anguished warnings about a reign of terror at the Vatican. Now a crackdown really is occurring—instigated by the Pontiff who famously asked, “Who am I to judge?” And the objects of the current crackdown are not theologians who question established doctrines, but Catholics who uphold the traditional teachings of the Church.

The first and most prominent victim of the purge was Cardinal Raymond Burke, who was exiled from the Roman Curia soon after Pope Francis took office, and given a mostly ceremonial post as patron of the Knights of Malta. It is ironic—and perhaps not coincidental—that the latest
incident involves his new charge.

The Pope himself asked for the resignation of Fra’ Matthew Festing, after a disagreement that apparently began with the discovery that the Knights of Malta had been involved in a condom-distribution program. The Vatican jumped into the fray—on the side of the man who was responsible for that involvement. In asserting control over the situation, Pope Francis was not deterred by the argument that the Order of Malta is a sovereign body under international law. Indeed the Vatican announced that the Pontiff plans to appoint a papal delegate to lead the group. “Under international law, what we are seeing is effectively the annexation of one country by another,” remarks canon lawyer Ed Condon.

(Condon goes on to observe that if the Pope goes ahead with his plan, and the Knights of Malta accept his delegate, the precedent thus created will “lurk under the Secretariat of State’s dealings with other governments like an unexploded bomb.” The next time Italian banking authorities demand records of financial transactions at the Vatican bank, or an American attorney for sex-abuse victims seeks to subpoena the dossiers of laicized priests, the Vatican will be in the awkward position arguing that, as a sovereign body, it is not subject to external intervention: the argument that was brushed aside in the rush to bring change at the Knights of Malta.)

But again, the furor over the Knights of Malta is not an isolated incident. Recent weeks have also seen:

  • The wholesale replacement of the prelates on      the Congregation for Divine Worship: another unprecedented move, producing      an entirely new panel that will be more friendly to the preferences of      Pope Francis, and less supportive of the tradition-minded prefect,      Cardinal Robert Sarah.
  • The abrupt dismissal of three clerics on the      staff of the Congregation for the Doctrine of the Faith. No explanation      for the firings was given, and according to published reports, the Pope      made a point of saying that he was not obliged to give an explanation. But      reliable Vatican sources explain that the clerics had been accused of      making unflattering comments about Pope Francis—not in public, but in      private conversations with colleagues.
  • The contemptuous      treatment of the four cardinals who submitted dubia about Amoris      Laetitae, by people who are perceived as surrogates for the Pope. And      for that matter, the Pontiff’s own studied refusal to answer questions      from prelates who should be his trusted advisers.

All these incidents have occurred in a Vatican where the climate has already been formed by the Pope’s tongue-lashings of the Roman Curia, by the blatant manipulation of the Synod of Bishops, by the Pontiff’s daily denunciations of “doctors of the law” and “rigid” clerics. A clear picture emerges: of a Roman Pontiff determined to impose his own will on the universal Church.

In a syndicated column that appeared last week, George Weigel effectively punctured the myth, popular in liberal circles, that Popes John Paul II and Benedict XVI imposed ideological control over the Vatican. Those Pontiffs, Weigel points out, regularly promoted men with dramatically different theological outlooks to the College of Cardinals, bestowing red hats on Cardinals Kasper, Marx, Tagle, Mahony, Daneels, Hummes, McCarrick, yes and Bergoglio. The same cannot be said of Pope Francis, who has elevated his potential allies (in the US, Tobin and Cupich) while passing over more senior prelates (Chaput, Gomez, Vigneron, Lori) whose approach did not match his own.

Writing in the National Catholic Reporter last December about the Pope’s bid to pack the College of Cardinals, Father Thomas Reese remarked approvingly that this was “the most revolutionary thing Francis has done in terms of church governance. He is doing everything possible to make sure that his legacy is continued by insuring his successor is someone who reflects his views.” Reese was honest enough to say that if Pope John Paul or Benedict had made the same sort of appointments: “Frankly, I would have been outraged.”

 Outrage would have been reasonable response then, if those earlier Popes had restricted promotions to men who shared their personal opinions. It is a reasonable response now.

 

 

 

Que Dieu ait pitié de nous  et abrège le temps de l'épreuve ! Selon nous, les prochains sur la liste sont les Chevaliers de Colon aux Etats Unis 

 



27/01/2017
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