Le Terrorisme pastoral

Le Terrorisme pastoral

Derrière les modes de langage : changer l'Eglise

REUNION MONDIALE des PRESIDENTS des CONFERENCES EPISCOPALES

 

Elle est prévue du 21 au 24 février 2019. Au milieu du tohu-bohu des scandales homosexuels à répétition, cette réunion n'a pas attiré l'attention, sinon dans une perspective de règlement du désastre morale qui secoue l'Eglise.

 

Cependant on ne peut rien comprendre à tout ce que nous voyons et entendons si on persiste à considérer le pape François comme un pape classique ; c'est-à-dire un pape qui a pour règles la Tradition et les enseignements de l'Eglise, le Credo, la foi et la morale ainsi que le droit canonique.

 

Depuis longtemps nous avons expliqué que la théologie du pape est « la théologie du peuple », variante de la théologie de la libération qui n'est pas seulement une libération économique politique et sociale mais une libération de l'Eglise. Le peuple est un véritable lieu théologique où se sont élaborées au cours de l'histoire des vérités oubliées : le dialogue, le consensus, la fraternité universelle, la conscience humaine universelle, etc.

 

Le pape ne s'exprime pas dans le cadre de vérités millénaires comme ses prédécesseurs : enseignement des vérités nécessaires au salut et des moyens, les sacrements, pour y parvenir.

 

Le pape ouvre des voies, enclenche des processus, construit des ponts.

 

Il est tout entier tourné vers le futur. Sa ligne d'horizon c'est l'humanité à venir : nouvelles règles pour la réception de la sainte communion pour les divorcés-remariés et pour les non catholiques ; primauté à l'écologie, la justice sociale, l’accueil des migrants au mépris des pouvoirs temporels des états. Cela a été dit aussi bien par le cardinal Kasper que par Leonardo Boff.

 

Il est un visionnaire. Or qu'y a-t-il d'essentiel pour un visionnaire ? LA COMMUNICATION.

 

C'est pour cela qu'il a créé un dicastère de la communication, qu'il fait faire un film à son image qui sert à l'endoctrinement des diocèses. Son gouvernement dictatorial relève certes de son caractère et de sa passion du pouvoir mais plus encore de la conscience de sa mission : changer l'Eglise.

 

C’est ce que nous voyons se dérouler sous nos yeux. Il y a des codes, des expressions pour ne pas nommer les événements. Il y a un discours essentiellement destiné au paraître : un discours a-métaphysique. Sans relation avec l’être.

 

Au cœur de la catastrophe qui s'abat sur l'Eglise et qui implique des principes moraux essentiels on s'en tient à des formules d'assistances aux victimes certes très louables mais qui ne sont pas à la hauteur du successeur de Pierre. Le rôle dévolu au pape est bien au-delà de cette générosité spectaculaire qui était déjà connue des Argentins !

 

Le pape est mis en accusation ; Pas seulement pour des affaires immédiates mais aussi pour de plus anciennes ; il a commis les même omissions que celles qu'il reproche aux cardinaux

Ses silences et ses paroles relèvent du même talent « communicatoire ».

 

Tout d'abord pas un mot ; puis débrouillez-vous. Ensuite, il range les accusateurs parmi les fils du Grand-Accusateur c'est-à-dire, Satan. Enfin, et c'est une caractéristique des idéologues, il trouve dans le « cléricalisme » la source abstraite et profonde de ce mal... qu'il n’a pas nommé et qui est l'homosexualité. Cette fausse affirmation jamais vérifiée a été reprise par le cardinal Cupic de Chicago sans autre explication. Un théologien allemand y a vu un mot employé à dessein pour stigmatisé le clergé d'hier et faire retomber sur les prêtres âgés, l'opprobre.

Hier, 12 septembre, Life Site News, a publié sur ce sujet un article du professeur, psychiatre, Rick Fitzgibbons, membre de l'Académie Jean Paul II pour la vie et la famille,

Un paragraphe entier est consacré au « cléricalisme ». On lit : « Le cléricalisme ne résulte pas d'un besoin psychologique chez un prêtre pour une rencontre sexuelle avec un autre mâle spécialement un adolescent »

Et encore : « Selon mon opinion professionnelle dans un effort pour dénier le rôle de l'homosexualité dans la crise des abus sexuels, le cléricalisme et sa validité ont été incorrectement identifiés comme causes majeurs. Il n'y a pas de relation psychologique entre le cléricalisme, sa justification et l'abus sexuel d'un jeune ».

 

Les dénégations pontificales, les silences ou la « réduction au cléricalisme » comme la réduction « ad Hitlerum », sont.des artifices dilatoires qui cachent la réalité qui est à un autre niveau. Il en est de même de la réunion d'aujourd'hui à Rome avec les cardinaux américains.

Le synode des jeunes sera à n’en pas douter une formidable propagande en sa faveur : le peuple des jeunes conditionnés sauvera le pape.

 

En réunissant les Présidents des Conférences épiscopales du monde entier en février prochain, le pape aura d'ici là tout le temps de raconter toute sorte de fausses réponses. Il portera des sanctions souhaitées pas l'opinion publique qui lui donneront une aura de pacificateur.

 

Sauf que cette réunion, une première dans l'histoire de l'Eglise, instaurera le parlement souhaité par le Grand Réformateur et que les Présidents de Conférences qui ne sont rien ou des bavards pastoraux - la conférence des évêques français vient de le prouver en se transformant en chambre d'enregistrement de l'analyse pontificale - vont devenir un parlement de muets du sérail.

 

 

 

 

 



13/09/2018
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