Le Terrorisme pastoral

Le Terrorisme pastoral

Evêque c’est par toi que je meurs - 7 - Zbigniew NOSOWSKI embarqué malgré lui

Relire la partie 1, la partie 2, la partie 3, la partie 4, la partie 5, la partie 6

 

On n’a pas fait de sondage auprès des participants du synode pour savoir qui connaissait Zbigniew NOSOWSKI, autre exemple cité par la commission théologique.  Ces participants ignoraient sans doute le contenu des travaux de la commission théologique.

Signalons que nous-mêmes n’avions jamais lu ce nom polonais-là.

 Avec une aide polonaise nous avons essayé de cerner  le personnage qui n’est pas prêtre mais un laïc marié. Rien, absolument rien dans les références consacrées à cette partie du texte des Fondements et perspectives ne permet de situer cet exemple ni d’identifier Zbigniew NOSOWSKI.


Que vient faire ce journaliste, dont on ne sait rien, pour illustrer la réflexion du synode ? Cette absence de toutes références sérieuses nous confirme dans l’idée que la commission a reçu en amont des documents « obligés » et que le synode a été impulsé par une autorité et une administration supérieures.  Quel est le signataire (ou l’archevêque ?) qui s’est chargé de transmettre à la commission tous ces noms, toutes ces synthèses d’exemples, qui visiblement sont totalement étrangers aux rédacteurs. Mystères de l’orientation initiale de la commission.

Aucun des exemples  cités ne fait l’objet d’un renvoi qui permette de le situer. Nous avons là des exemples  pré-digérés. Quel est parmi les  signataires de la commission celui qui lit le polonais ? A quel interprète s’est-on adressé  pour  rédiger les douze lignes d’un exemple  qui, bien sûr, n’est pas l’exemple de la Pologne ?

 

Monsieur NOSOWSKI dont nous analyserons le parcours un peu plus loin a été deux fois auditeur au cours des synodes, en 2001 (Synode, « L’évêque serviteur de l’évangile de Jésus-Christ pour l’espérance du monde. ») et en 2005 (Synode sur « L’Eucharistie ».)

Au cours de ce second synode il a déclaré comme membre du Conseil National des Laïcs en Pologne (Il a été aussi consulteur du Conseil Pontifical pour les laïcs de 2002 à 2008) :

 

« 1. Il y a dix ans, avec des amis de ma génération, j’ai préparé un livre et un feuilleton télévisé qui avaient pour titre : “Les enfants de Vatican II s’interrogent”. L’expression choisie, “enfants du  Concile” est devenue assez populaire en Pologne pour désigner ces catholiques qui étaient nés avec le Concile Vatican II et NE se rappelaient PAS d’autres liturgies si ce n’est celle célébrée dans leur  langue maternelle, et pour lesquels les redécouvertes du dernier Concile, telles que la vocation universelle à la sainteté, l’ouverture oecuménique, le dialogue avec les autres religions et avec les non-croyants, représentaient sans doute des nouveautés mais également une partie évidente de l’enseignement officiel de l’Église, une partie et une parcelle de la tradition. Sur la base de cette expérience, je voudrais saisir l’occasion que j’ai de parler au Synode des Évêques, qui se déroule en l’année du 40° anniversaire de la clôture du Concile Vatican II, afin de remercier la Divine Providence pour ce grand don du Concile et des réformes post-conciliaires, y compris la réforme liturgique. Il y a eu, naturellement, de nombreux abus dans la célébration de l’Eucharistie et il faut les surmonter. Mais laissez-moi vous exprimer ma conviction : s’il n’y avait pas eu de réforme liturgique, de nombreux catholiques de ma génération n’auraient pas trouvé leur place dans l’Église (ou du moins cela aurait été beaucoup plus difficile).

2. L’Eucharistie est, sans aucun doute, le moment le plus important dans la vie de l’Église. Je vais utiliser le langage des affaires : il s’agit du navire-amiral ou de la vitrine de l’Église. Très souvent, c’est la seule réalité au travers de laquelle un certain nombre de personnes se proclamant catholiques ou de non-catholiques ont un contact direct avec l’Église. C’est pourquoi, notamment pour des raisons pragmatiques, nous devons faire de notre mieux dans toutes les paroisses afin que la Messe du dimanche soit une Messe véritablement belle, inspiratrice et qu’elle conduise les fidèles à y participer d’une manière approfondie. C’est un bien que les paroisses soient ravivées par des petites fêtes en plein air ou par des activités sportives, mais l’élément le plus important de la vie de la paroisse devrait être la sollicitude envers l’Eucharistie dominicale. La responsabilité du prêtre en ce domaine est cruciale. Si la Messe est dite seulement par un prêtre, ses fidèles se limitent à écouter. Quand elle est célébrée par un prêtre en tant que grand mystère, si le célébrant en est conscient, s’il le sent et l’exprime dans l’esprit de la liturgie, s’il prie de manière visible quand il célèbre l’Eucharistie, les fidèles saisiront l’invitation à une communion plus profonde avec Dieu.

3. Beaucoup dépend donc du prêtre mais, en même temps, laissez-moi dire que, dans les discussions de ce Synode, j’ai trouvé qu’il manquait une réflexion sur la spiritualité des laïcs, je veux dire : la spiritualité eucharistique laïque. L’Instrumentum Laboris la mentionne brièvement, dans ses numéros 75 et 76, mais en la réduisant à des dévotions. Pour moi, la spiritualité eucharistique ne signifie pas seulement assister à la Messe et adorer le Saint Sacrement. Elle englobe l’ensemble des aspects de la vie. Spécialement les laïcs d’aujourd’hui ont besoin de comprendre de nouveau le rapport entre l’Eucharistie et leur vie de chaque jour. L’Eucharistie - en tant que sacrifice, présence, nourriture, mémorial - nous dit quelque chose de très important et de concret pour l’ensemble de nos décisions quotidiennes, pour notre comportement au sein du mariage, de notre famille, dans notre bureau, dans notre cuisine, notre chambre-à-coucher, dans notre vie sociale. Elle nous dit : plus tu te donnes aux autres, plus tu te trouveras toi-même ; plus tu aimes, plus tu devras sacrifier ; plus tu donnes, plus tu recevras. Telle est l’attitude eucharistique. C’est là la manière de devenir vraiment une personne eucharistique, même en ne participant pas à la Messe quotidiennement. De cette manière Marie a été une femme de l’Eucharistie avant même qu’elle ne soit instituée.

4. L’expérience qui est la mienne après plus de vingt années passées au sein du mouvement “Foi et Lumière” fondé par Jean Vanier et Marie-Hélène Mathieu me portent à la proposition finale. Dans ces communautés, rassemblées autour de personnes handicapées mentales, j’ai appris que l’Église a reçu deux trésors : l’Eucharistie et les pauvres. Mais ces deux trésors vont rarement de pair. Nous avons besoin de signes visibles de leur unité. Surtout ceux qui participent au partage du pain eucharistique, devraient toujours manifester, d’une manière visible, leur solidarité envers les pauvres qui n’ont pas toujours leur pain quotidien."

[Texte original : anglais].

Il s’agit d’une traduction non officielle servant de document de travail à l’intérieur du Synode. (ndrl).


Depuis que nous avons découvert que François Houtart, père de la théologie de la libération, était sous-secrétaire de la sous-commission pour la préparation de Gaudium et Spes (Le Terrorisme Pastoral page 71-72), l’appartenance à une instance consultative romaine n’est pas pour nous un critère de bonne doctrine.

Le couplet que nous sert ce journaliste sur la liturgie on l’a lu partout. La Pologne n’a pas connu les batailles liturgiques de l’après Concile. Dans le diocèse de Cracovie par exemple, le futur pape Jean-Paul II a donné un an aux prêtres pour apprendre à célébrer la nouvelle messe. Après ce délai ceux qui voulaient continuer à célébrer selon l’ancienne forme pouvait le faire mais en privé. L’habituelle obéissance des polonais à leurs évêques a fait le reste.

 Quand au coup de pied de l’âne  de S. Nosowski, contre les fidèles qui vont à la messe et se soucient médiocrement des pauvres, il sent l’idéologie. Ce qui ne retire rien aux mérites de M. Zbigniew Nosowiski qui travaille activement dans sa paroisse de Saint-Otwoch, au mouvement « Foi et Lumière ».

Il est aussi très impliqué dans les relations Chrétiens-Juifs. Depuis avril 2009 il est vice-président du conseil polonais chrétiens-juifs. Il est également membre de la Fondation Auschwitz-Birkenau. C’est une figure des médias polonais.

Il produit aussi des émissions de télévision.

Depuis 2009 il est rédacteur en chef de la revue varsovienne, WIEZ, « LIEN » au passé prestigieux, fondée sous la surveillance du parti communiste polonais lors de la « libéralisation » de Gomulka  après les émeutes d’octobre 1956. Le premier numéro porte la date de février 1958.

WIEZ a vu le jour avec  Tygodnik Powszcechny  (Hebdomadaire Universel) et le groupe ZNACK (Signe) de Cracovie. A cette époque le groupe et la maison d’édition ZNACK  occupent un espace de liberté surveillée avec l’assentiment du Cardinal Wychinski. ( Les bureaux de ZNACK sont à quelques centaines de mètres de l’archevêché), Par la suite la franche collaboration de Znack avec le PC entraînera la rupture avec le Cardinal… et l’arrivée du CCFD. ZNACK sera le premier partenaire du CCFD en Europe de l’Est. La ligne idéologique de ZNACK est celle de la revue française ESPRIT. Le voyage d’Emmanuel Mounier en Pologne en  1946 avait laissé une forte empreinte dans les milieux intellectuels progressistes…ZNACK aura même un temps des représentants au Parlement. Le groupe totalement contrôlé par le PC polonais approuvera 170 textes et en refusera 4 !

 

Mais en 2010-2011 nous n’en sommes plus là ! WIEZ est une revue catholique conciliaire. «  Elle tient à participer à la formation du catholicisme contemporain, critique et orthodoxe en même temps. C’est un mensuel catholique favorable à l’œcuménisme et ouvert au dialogue avec ceux qui cherchent ; Beaucoup de non-croyants le trouvent important ».

La revue « collabo » des années 65 a fait place à une revue politiquement et religieusement correcte. Et Monsieur Zbigniew NOSOWSKI, qui fut un grand ami de Jean-Paul II, sera certainement surpris d’apprendre qu’il a fourni un exemple  à la soi-disant commission théologique de Rouen ! Lorsqu’il le saura, cela lui rappellera les manipulations de la propagande soviétique. Car à ce point-là, on est en droit de se demander comment on en est arrivé à ce qui s‘apparente à de la malhonnêteté intellectuelle de gros calibre !

Et je reste persuadé que les signataires ne savaient pas ce qu’ils signaient.

 

 

Un dernier mot sur les fameux exemples à propos de  la paroisse Saint Sébastien de Belo Horizonte au Brésil. Cela est vérifiable par tout lecteur. Il y a un site … en portugais.

http://www.saosebastiaobetania.com.br/modules/news1/index.php?storytopic=41&storynum=10&nav=0

Toute l’activité est centrée sous la direction du clergé qui gère 44 secteurs. Le projet pastoral reprend celui qui a été initié par l’archevêque. Ce dernier a même créé un groupe « Foi et Politique » qui se réunit une fois par mois.

Rien dans cette activité, ni celle des communautés missionnaires, qui tende à dynamiter le diocèse. Il ne s’agit pas de « communautés de base » politisées par la théologie de la libération. Celles-ci nous les connaissons bien. Et nous avons décrit dans « Le Terrorisme Pastoral » (pages 91 à 105) comment leurs agents, leurs réseaux de presse et les évêques ouvertement complices ont tenté de falsifier le document final de la dernière rencontre du CELAM, Conférence des Evêques d’Amérique Latine, présidée par Benoit XVI à Aparecida au Brésil en 2007… précisément sur une partie du texte qui concernait les « communautés de base » révolutionnaires.

Avant d’analyser plus avant les comportements humains et selon  l’analyse que nous avons faite nous pouvons dire que le Synode de Rouen est une machination préparée et orchestrée par un noyau dirigeant avec la participation de l’archevêque dans le rôle de responsable numéro UN. Les suites connues au niveau du clergé et des fidèles ne sont que les conséquences logiques de l’abandon de toutes références catholiques sérieuses



29/11/2011
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