Le Terrorisme pastoral

Le Terrorisme pastoral

L'immigration comme pratique mystique -2

L'immigration comme pratique mystique – l'Exode. 2

 

 

Lorsque Laurent Dandrieu écrit son excellent «  Eglise et Immigration – Le grand Malaise », il raisonne en catholique et en Français. Il dénonce une connivence inexplicable entre les propos du pape et l'immigration-invasion. La réalité qui échappe au Pontife, il l'a ressent comme citoyen car la France catholique qu'il aime est en passe d'être culturellement et religieusement submergée par l’islam. Au nom du passé, du présent et du futur de la France il se lève face au danger. Il emploie des arguments de bon sens et met en lumière les vérités essentielles qui régissent la politique des Etats. La distinction « temporel- spirituel », n'a jamais été aussi nécessaire. La politique d'invasion prônée par le pape (pouvoir spirituel) met en danger l'existence du temporel, la réalité politique, France.

 

Et Laurent Dandrieu argumente de façon rigoureuse... sauf que la théologie du pape n'est pas celle de ses prédécesseurs, et que François a une conception du rapport « temporel-spirituel » qui n'a plus rien à voir ce qui a toujours été enseigné depuis le « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu », y compris par le Concile Vatican II.

 

Il ne faut jamais oublier que la théologie du peuple est une autre forme de la théologie de la libération. Les fondamentaux restent les mêmes.

 

La libération des juifs franchisant la Mer Rouge est LE modèle, et l’anticipation de toutes les libérations à venir.

 

La migration des travailleurs ou de tout autre migrant doit être considérée comme un exode pascal.

 

Emilce Cuda dans son étude «  l’Exode du travailleur comme pratique mystique », écrit :

 

« Que se passerait-il si nous commencions à voir dans le migrant, un « être-en exode » - à la recherche de meilleures conditions de travail pour réaliser son espérance de liberté pour lui et sa descendance – au lieu de le voir comme une menace ?

Nous pourrions reconnaître dans le travailleur migrant le lignage d’un peuple nouveau comme celui que Melchisedec reconnut en Abraham, Homère dans les Achéens, Evandre en Enée ? Nous pourrions considérer que les migrants d’aujourd’hui peuvent être le ferment d’une culture meilleure, comme furent les Achéens qui, en sept siècles de recherche esthétique, vont donner la civilisation grecque ? »

 

A partir de ces considérations, avec l’aide de Plotin, « L’union avec l’UN, l’être absolu, est une union de subsistance qui sauvegarde la liberté », celle de Arendt et de Tilly et de l’inséparable Ernesto Laclau et d’autres, Emilce Cuda se demande s’il faut voir dans la migration une pâque.

«  Aujourd’hui en Amérique latine l’exode correspond à une migration de personnes à la recherche de travail qui les libère des conditions d’oppression qui ne leur permettent pas de laisser leur marque dans la société où il habitent. Aussi l’exode d’aujourd’hui a pris la forme d’une migration des travailleurs et une recherche de nouvelles conditions qui rend possible un exil d’ « être pauvre » vers la dignité humaine ce qui n’est pas très loin d’un exode métaphysique ».

 

Selon la Conférence des Evêques d’Amérique latine il existe un flux de trente millions de travailleurs pour tout le continent.

 

L’exilé est un « être-en exode » et « il pose une question qui appelle -une réflexion politique aussi bien que théologique- parce que la question de l’être et de son unité s’apparente à celle de la relation trinitaire ».

Notre théologienne arrête là cette explication. Nous ne saurons rien de la mystique qui lie l’ « être en exode » et la relation trinitaire !

 

Elle poursuit : «  Théologie et politique, à partir de la mystique peuvent faire apparaître le migrant comme générant des espaces pour que de nouvelles façons de parler fassent irruption dans le discours public qui déplacent les mots vers de nouveaux identifiants communs… La mystique est précisément ce qui allie la théologie à la politique. »

 

En conclusion : «  La catégorie théologique ‘exode’ ne doit pas être seulement considérée comme un équivalent de la catégorie « migration » ce qui serait déjà un grand bénéfice de changer la symbolique…Elle est une des frontières les plus importantes à franchir, celle de la parole publique, reconnaissance sociale d’une autre voie d’accès à la justice. »

 

A travers cet invraisemblable pathos de fausse philosophie et de pseudo théologie, on comprend le discours du pape dont elle est une des interprètes autorisées.

 

Pour le pape François les grandes migrations de l’histoire y compris celles d’aujourd’hui sont des transhumances qui finissent par aider à la compréhension des hommes et de l’humanité entière. Le primo accueillant étant Melchisédec !

 

Pour ahurissante que soit cette conception de la migration-immigration, c’est celle mise en pratique par le discours du pape François. En dehors de cette idéologie universaliste, il ne connaît que les grandes migrations du continent américain et latino-américain qui n’ont rien à voir avec celle que nous subissons.

 

Celles-ci s’apparentent à celles que l’Europe a connues dans l’entre- deux guerres. Les immigrés, peu ou prou, avaient une connaissance et même une pratique des dix commandements et de la loi naturelle, même les révolutionnaires espagnols de 1939 !

Les parents du pape qui débarquent à Buenos Aires ne sont pas étrangers à la civilisation chrétienne qui les accueille.

 

Rien à voir avec les musulmans conquérants et les animistes africains !

 

Le pape applique à cette situation un de ses principes, qui contrairement à ce qu’il affirme n’appartiennent pas au Corpus de la Doctrine Sociale de l’Eglise. (Il faut lire absolument notre publication précédente : le texte du Courrier de Rome).

 

« …il faut postuler un principe indispensable pour construire l’amitié sociale: l’unité est supérieure au conflit. La solidarité, entendue en son sens le plus profond et comme défi, devient ainsi une manière de faire l’histoire, un domaine vital où les conflits, les tensions et les oppositions peuvent atteindre une unité multiforme, unité qui engendre une nouvelle vie. Il ne s’agit pas de viser au syncrétisme ni à l’absorption de l’un dans l’autre, mais de la résolution à un plan supérieur qui conserve, en soi, les précieuses potentialités des polarités supérieures » (Evang. Gaudi. N°228).

 

Tel est le programme du pape. Son discours sur l’immigration est une application particulière d’un principe !

Cette idéologie est portée par un symbole que tous les thuriféraires pontificaux répètent à l’envi : l’Humanité est polyédrique, tous sont égaux et tous différents.

                              

Lorsque nous découvrirons aux lecteurs l’origine véritable de cette vision du monde, aucun doute ne sera permis.

 

En aucun cas nous ne devons obéissance à ces billevesées utopistes et molièresques :

 

« Maître de musique - : Tous les désordres, Toutes les guerres qu’on voit dans le monde, n’arrivent que pour n’apprendre pas la musique.

Maître à danser -  : Tous les malheurs des hommes, tous les revers funestes dont les histoires sont remplies, les bévues des politiques et les manquements des grands capitaines, tout cela n’est venu que faute de savoir danser.

Monsieur Jourdain -  : Comment cela ?

Maître de musique -  : La guerre ne vient-elle pas d’un manque d’union entre les hommes ?

Monsieur Jourdain  - : Cela est vrai

Maître de musique -  : Et si tous les hommes apprenaient la musique, ne sait-ce pas le moyen de s’accorder ensemble, et de voir dans le monde une paix universelle ? » ( Le Bourgeois Gentilhomme, acte I scène 2 )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



28/06/2017
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