Le Terrorisme pastoral

Le Terrorisme pastoral

On croit rêver, les laïcs renoncent au pouvoir temporel !

ON CROIT RÊVER, les laïcs renoncent au pouvoir temporel !

 

 

Les deux réactions publiées par le Salon Beige aux propos de Mgr DI FALCO, celle de  François Billot de Lochner et celle d’Albéric Dumont  dans le Dauphiné Libéré, sont absolument atterrantes. Elles démontrent que les meilleurs des catholiques engagés n'ont pas pris la mesure du combat politique, du combat pour la civilisation qui se joue aujourd'hui.

 

C'est cela qui nous inquiète car il y a le précédent de 1984 qui s'est achevé par la catastrophe qui touche aujourd'hui les établissement d'enseignement catholique sous contrat.

 

Le Figaro Magazine avait bien vu le problème. Avec la réforme Savary, écrivait Isabelle Garnier , «  Il ne s'agit  pas tant d'enseignement  que de politique : nous assistons à une manœuvre sournoise de prise de pouvoir éducatif enveloppée d'oripeaux démagogiques ». Dans le même numéro du 8 octobre 1983 sept femmes apportaient leur témoignage. Aucune ne comprenait ce qui se passait réellement  ou faisait semblant : Hélène Missoffe, Nicole Fontaine déjà liée aux instances européennes ou encore Christine Ranunkel  de l'A.P.E.L. qui faisait confiance à son président, Pierre Daniel qui sera décoré de l'Ordre de Saint Grégoire !

 

Seule contre tous l'Action Familiale et Scolaire voyait clair !

 

C'était un combat politique … dans lequel n'est apparu aucun discours politique, aucune réaction au niveau de la situation. Les parents défendaient confusément une vérité politique mais ils s'en remettaient à une démocratie chrétienne toujours lâche sur ce sujet et à un clergé qui ne voulait surtout pas défendre le droit et la liberté de l'Eglise à enseigner. Des milliers d'écharpes tricolores, Pierre Bellemare annonçant à la foule Mgr Lustiger, le père Guiberteau engoncé dans son manteau, et toute la clique des politiques  RPR et UDF qui se moquait de la liberté de l'enseignement comme de leur première culotte, de Charles Pasqua à Michel Debré et Hélène Missoffe.

 

Très curieusement, c'est Joseph Macé-Scarron qui annonçait. «  La plus grande manifestation que la France ait connue depuis mai 68 : c'est un terrible avertissement pour l'Etat socialiste … Mais c'est aussi un coup de semonce pour tous les responsables de l'école libre que tenteraient les sirènes de la conciliation. Dans ce cas, le gouvernement, pourrait bien reprendre d'une main, en effet, ce qu'il semble donner aujourd'hui de l'autre. Plus que jamais, c'est la vigilance qui est à l'ordre du jour ».

 

On connaît le résultat trente ans après. Les parents ont été floués. Quant à l'enseignement catholique il a fallu l'héroïque intervention de Mgr. Cattenoz

 

Le vide politique de l'heure est aussi insondable qu'il y a trente ans ! Mais les leçons d'hier ne servent à rien : les catholiques n'ont pas de mémoire et la totalité ou presque pense encore que la manifestation de 1984 a été une victoire ! Parce qu'il y a eu 2 millions de manifestants !

 

 

Pourquoi ces réactions sont-elles inadéquates ?

 

1 –«  A cet égard, la déclaration récente de Monseigneur di Falco, étonnante par l’acceptation, pour ne pas dire la promotion sous-jacente, de l’homosexualité, est probablement à prendre comme une simple et malheureuse déclaration de circonstance… à laquelle nous sommes libres de préférer l’enseignement constant de l’Eglise universelle." »

 

Désolé !

Non, nous ne sommes pas libres de choisir entre  l’enseignement de l’Eglise et «  une simple et malheureuse déclaration de circonstance » de l’évêque de Gap qui n’en est pas à son premier « dérapage », pour rester dans l’ordre de la litote.

 

Il s’agit des propos d’un évêque qui trahit sa fonction (il n’est pas le seul à parler ainsi), et porte une atteinte grave au pouvoir temporel des laïcs qui défendent la cité !

Il ne faut donc pas ramener la trahison de l’évêque de Gap à un choix personnel entre l’erreur et la vérité. C’est absolument indigne d’un combattant. Le laïc investit d’un pouvoir temporel, en l’occurrence le devoir d’informer, n’a pas le droit de botter en touche ! Au contraire, au nom même de son pouvoir propre, il doit exiger que le pouvoir spirituel  ne trahisse pas. Il doit le faire publiquement et fort. Il se constitue ainsi, surtout s’il n’est pas seul, en véritable pouvoir politique légitime face à un  pouvoir spirituel dégénéré. Et ainsi il acquière publiquement une légitimité non seulement vis-à-vis de ce pouvoir spirituel mais aussi au milieu des citoyens catholiques ou non.

 

2 -  Le cas d’Albéric Dumont est différent. Mais lui aussi passe à côté du problème réel.

Que l’évêque de Gap s’agite parce qu’il y avait des enfants à la MANIF, c’est parfaitement honteux ! Qui est-il pour juger du droit des parents à la formation civique de leurs enfants ? Qui est-il pour fixer une limite d’âge à la défense de la civilisation chrétienne ?

Là encore, l’évêque abuse de son pouvoir et c’est cela qu’il faut lui répéter jusqu’à ce qu’il se taise. Il ne faut pas ergoter avec ce genre de prélat mondain qui a fait ses classes épiscopales dans le giron de la KOM et de la KULTUR !

 

 

 

 

 

 

 

 

 



01/09/2014
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